Il faudrait bien plus qu’une tempête de neige pour rater un requiem de Campra. En plus de dix années de concert, il me semble bien que c’est bien la première fois que j’en entendais un vrai. Et pourtant, dans mon coffre requiem, révélation CD de mes douze ans dans ma province, c’était en bonne position. La sérendipité.

Pour débuter le concert, sur une période assez proche, il y avait du Rameau, In convertendo. Les Talens Lyriques s’échauffent. Christophe Rousset a sa veste asymétrique (un tailleur s’est bien fait plaisir, mais je ne suis pas bien sûr du résultat). Puis Marc-Antoine Charpentier, Symphonies pour un reposoir H.515. C’est bien beau, mais on trépigne. Après l’entracte, toujours bien replacé en centre-couloir de parterre impair de la Philharmonie, idéalement donc, c’est le Requiem d’André Campra, avec Caroline Arnaud (dessus I), Eléonore Pancrazi (dessus II), Philippe Gagné (haute-contre), Emiliano Gonzalez Toro (taille), Douglas Williams (basse taille) et le Choeur de chambre de Namur. On en ressort assez tout chose. En bis, rebelotte de l’Introït. On ne saurait s’en lasser.