Ô Toulouse ! On se presse pour cet orchestre rendu grand par un chef, Tugan Sokhiev, qui en 10 ans (oui déjà !!) en a fait une enclave de musicalité russe extraordinaire. L’orchestre national du capitole jouait donc du Glazounov puis du Chostakovitch. Du premier, le Concerto pour violon et orchestre en la mineur op.82, avec Vadim Repin, mêle des sonorités complexes qui donnent parfois l’impression que ça joue faux, tellement il y a des doubles cordes et des accords étranges, avant de partir dans un grand lyrisme — l’impression n’est cependant pas vérifiée à la ré-écoute en captation, une histoire d’acoustique peut-être ? En bis, le Grand Adagio du 2ème tableau (extrait de Raymonda, les balletomanes n’avaient qu’à venir), du même Glazounov : autant dire que le rappel était prémédité…

Puis de Chosta, on a la symphonie n°12, celle avec l’art du thème entêtant jusqu’à la crise de frissons. Il se fait un peu effacer dans les esprit par un premier bis, le Elgar (Nimrod, extrait des Enigma Variations), mais après un Tchaikovski (Trepak extrait de Casse-Noisette), finalement, le Chosta revient en tête. C’est de la belle oeuvre, c’est généreux, c’est concerté jusqu’aux cadeaux finaux.