Après le vendredi Messiaen, le dimanche aprem ! Pour un hommage (rapide, quand même) à Messiaen. Mais une fois ré-installés de face, au 1er balcon (on avait assez largement le choix…), ça ne le fait pas. L’orgue souffre en effet d’un cornement… numérique : une note joue toute seule. On ne sait plus à quel saint se vouer, pour réparer le coiiiiiiiin gênant. Finalement, la méthode de Kévin débloque la situation : reboot de la bête. Encore un peu et on devait reformater. C’est l’occasion pour Vincent Warnier de nous expliquer que ces choses-là arrivent (mais Serendipity nous avait déjà briefé), sur cet étrange instrument qu’est l’orgue à tuyaux. Et de nous annoncer le Livre d’orgue. Que je ne connais trop point. Qui commence par « de l’aride » (concède le petit programme papier) : c’est le moins qu’on puisse dire. Même les chants d’oiseaux introduits dedans par la suite sont plus mélodieux. Dans l’ensemble, c’est très geek du contempo. Et comme le son est à fond (bah oui, c’est de l’orgue, quoi), la souris à côté souffre et maudit. Surtout que c’est assez long. Il y a eu un bis, La Nativité du Seigneur, 1/14 : IX. Dieu parmi nous, toujours Olivier Messiaen (merci le CM de la Philhar…). Beaucoup plus écoutable.

Et puis la deuxième partie n’a rien à voir, avec le « quatuor pour la fin des temps », qui s’il fait de temps en temps la part belle à du cuicui à piano (Eric Le Sage) ou clarinette (Paul Meyer), possède quelques uns de ces moments de grâce infinie dont seul Messiaen avait le secret, en exploitant des cordes mystérieuses (Daishin Kashimoto au violon, Henri Demarquette au violoncelle). En fait, il faudrait en faire du bestof Messiaen débarrassé de ses lubies exploratoires… Ça remplirait un peu plus les salles, serait joué plus fréquemment, et éviterait le vieux de devant qui demande régulièrement « c’est bientôt fini ? » — on n’a pas assez fini de leur augmenter la CSG, à ceux-là…

Et à la fin des temps, un ange passe.