L’orchestre de Paris par Thomas Hengelbrock, ça donne un programme chargé, qui commence par un apéritif, donc une ouverture : La Clémence de Titus K 621, Mozart. Avant d’enchaîner sur plus intéressant, le Concerto pour piano n° 23 ultra-connu avec son passage qu’on attend tous, superbement rendu par Nelson Goerner, l’équivalent de Yuja en terme de proximité physique avec les pédales. Mini-pianiste mais maxi-fortiche. Il nous fait même un bis superbe de dix bonnes minutes, le Prélude livre 1 n°4 de Debussy. Un vrai poète.

Après l’entracte, on enchaine sur la symphonie n° 4 de Mahler, celle où il faut changer de violon (c’est Roland Daugareil qui s’y colle), et où ça reprend le chant des petits anges bouchers-boulangers-charcutiers du cor merveilleux — c’est Camilla Tilling qui s’en charge, et j’ai trouvé que sa merveilleuse voix avait du mal à passer (elle était en cour et moi jardin, au parterre), mais apparemment la veille et au premier balcon, ça allait très bien.