« Ready player one » est l’adaptation par Steven Spielberg d’un bouquin à la première personne et à l’écriture un peu facile mais assez épais. Et ça se veut une synthèse de culture geek : on confirme. L’immersion dans la réalité virtuelle est un thème récurrent (qui puise dans de la philosophie bien ancienne…). Le grand public connaît Matrix ; mais concernant le jeu, il faudrait plutôt voir du côté d’eXistenZ (à la différence que les personnages savent bien quand ils sont dans le jeu) ou de Hunter X Hunter sur l’arc narratif Greed Island (la manière de choisir les items stockés est d’ailleurs très similaire dans le film). Mais les références sont extrêmement nombreuses et si une bonne partie est largement explicite, d’autres sont plus subtiles et échapperont à tous ceux nés avant la moitié des années 1980, grosso modo. C’est donc une sucrerie pour trentenaire ou un peu plus (d’où certaines critiques qui parlent d’un revival de l’esprit Goonies, une référence qui ne parle qu’à une certaine classe d’âge précise). Les plus gros hommages sont faits à Back to the future — produit en son temps par Spielberg —, et cela va bien plus loin que la DeLorean, la coiffure du Doc ou le prix Zemeckis. Ce sens de la nostalgie s’était déjà retrouvé dans Super 8, après tout. L’aspect dystopique en moins.

Dans le monde réel, deux acteurs principaux tiennent le film, Tye Sheridan (Wade aka Parzival) et Olivia Cooke (Samantha aka Art3mis). Mais on passe bien plus de temps dans de la pure 3D, et le générique fait la part belle à toutes les petites mains du Unity. C’est bien fichu et efficace, du grand spectacle, comme on dit.