Je suis arrivé fort à l’arrache pour ce concert du mercredi de l’orchestre de Paris, pour cause d’une forte intéressante réunion à Station F avec free food que j’ai due zapper. Sur le chemin, je me demandais même si je n’aurais pas dû sécher, pour une fois. Mais arrivé à la philharmonie et replacé d’office sur la place handicapé du parterre (très bien, j’aurais opté pour ça aussi, l’une des rares places à disposer d’espace pour les jambes, même si l’on souffre du bruit des retardataires et autre pompier peu discret), je découvre la merveille au programme : Atmosphères de György Ligeti. Et Christoph von Dohnányi décide de manière fort intelligente d’enchaîner le Prélude de Lohengrin de Wagner : c’est très malin, car le prélude est au bord de l’atonal, et ça marche merveilleusement bien. Il nous fait une interprétation étirée, et peut-être que c’est le grand âge du vénérable chef, mais on sentait bien cette retransmission du chant du cygne. Superbe première partie de première partie, à laquelle succède un fort joli concerto pour violoncelle Schumann, suivi d’un bis du violoncelliste Kian Soltani lui-même, Persian Fire dance. Génial.

Après l’entracte, une très belle symphonie n°7 de Beethov, dirigée sans partoche.