Le musée du design est un beau bâtiment du côté de Holland Park à Londres que l’on n’avait point spotté. Mais une expo sur Azzedine Alaïa, ça ne se manque pas. Quoique, à 16£ l’entrée, on peut quand même se poser la question d’une rediffusion. Supervisée par le maître couturier peu avant sa mort, et comportant bon nombre de pièces récentes, cela confirmait qu’il fallait y aller. À l’intérieur, c’est lean : des robes sur mannequins en plastique, une bonne soixantaine tout de même, assez espacées et regroupées en îlots thématiques, aucune explication (en fait, c’était dans le beau livret remis en caisse…), une seule salle de vidéos en continue (dont le dernier défilé, aux accents très années 1980 en terme de réalisation moche). L’essentiel est là : les robes. Uniquement longues. On a quelques indices épars, on (ré)apprend que c’était Alaïa lui-même qui coupait (et pas seulement dessinait), mais comment réalise-t-on ces longues robes en perles resserrées qui font des motifs ? Le mystère reste entier. Il y avait des photos à l’étage, aussi, mais c’était tout aussi mal indiqué. On reste un peu sur sa faim alors qu’on a été régalé. Étrange. Mais comme il y avait peu de monde et que l’on pouvait bien admirer sans être dérangé, ça en valait le détour.