Un british Lac, voilà l’idée souristique pour occuper son lundi soir à Covent Garden. Avec Natalia Osipova dans le rôle du cygne principal black or white, s’il vous plaît. Une toupie, cette fille. Elle tourne, elle tourne… Sauf les fouettés. Ce n’est pas les seules modifications repérées, la plupart étant signées de Liam Scarlett (sur une base déjà remixée par Frederick Ashton, parce qu’on n’a pas de Noureev dans le coin). Souvent, c’est uniquement les fans durs qui pourront repérer (je m’en tiendrai principalement au 2 grands cygnes après les 4 petits — le compte n’y est pas). Parfois c’est franchement surprenant, comme l’apparition furtive en fin du deuxième acte d’un mini-corps de cygnes noirs (pour mieux masquer une entourloupe en fond de scène avec Rothbart). Fin choisie : suicide faute de vouloir rester un cygne de jour (je vois pas le problème, mais bon…).

Le prince Mattew Ball a très bien fait le job. Le méchant sorcier de service, Gary Avis, avec son splendide manteau, était tout aussi parfait. Pour 17£, on est tout au paradis, au dessus de l'excellent orchestre (toujours Koen Kessels) et des bataillons en formation de cygnes, et c’est très bien (mis à part le voisin de gauche bruyant et la séparation forcée de bienaimée par l’achat de dernière minute). Et pendant ce temps, Osipova n’en fini pas de tourner et faire tourner les têtes…