L’orchestre de Paris dirigé par Sir Roger Norrington, c’est à la bonne franquette. On commence par une Musique funèbre maçonnique de Mozart, une pièce assez courte qui s’avère géniale, avec notamment une partie hautbois/violons centrale magnifique. Si le vieux chef tournicotait sur sa chaise, ne voit-il pas qu’à la fin il se retourne totalement vers le public qui applaudit et nous dit quelque chose comme (en Français) : ce Mozart est fabuleux mais un peu court, j’ai bien envie de le réécouter. Et bis.

On continue avec le Concerto pour violoncelle d’Antonín Dvořák, par Jean-Guihen Queyras et son Goffredo Cappa de 1696.  Extraordinaire (mais le chef fait applaudir entre les mouvements, pourquoi donc ?). On commence sérieusement à se demander pourquoi il y a si peu de monde dans la salle. Le violoncelliste prend la parole lors des applaudissements, pour annoncer le rappel, dédié à son père, dans la salle qui fête son anniversaire — il demande pardon à l’orchestre, car la veille, c’était dédié à sa tante. Il nous gratifie donc tous d’une extraordinaire 4e suite pour violoncelle de Bach, la préférée de son paternel. Évidemment, ça applaudit encore. Et là, il reprend la parole, pour… faire la publicité du disquaire dans le hall qui vend son enregistrement ! On aura tout vu.

Comme on est à l’aise, après l’entracte, une Symphonie n° 1 d’Edward Elgar. Une soirée parfaite.