Un cinquième Jurassic Park ! Ou un deuxième Jurassic World. « Jurassic World: Fallen Kingdom ». Le 4 rebouclait le 1 (construction du parc, finalement), le 5 est donc une synthèse du 2 et 3 (promenons-nous sur une île à dino avec le méchant garde-chasse et faisons visiter le continent aux dinos). Avec de grosses références au premier épisode, chèvre à T-Rex comprise. Bref, de la bonne vieille technique scénaricienne Star Wars : faire du neuf avec du vieux, à l’envi. Et ça marche ! Juan Antonio Bayona suit les pointillés, derrière la caméra. Le problème est quelque peu la surenchère — dont le nombre de dents. On se demande ce que donnerait un 6ème épiosde, avec la fin de ce dernier opus, qui en outre donne de plus en plus ouvertement sur un discours philosophico-moral (y compris dans ses contradictions), du démiurgisme au féminisme (mais pas le véganisme). On se prend aussi quelques petites incohérences. Au passage : que sont devenues les autres îles ?…

La vie trouve toujours son chemin, nous dit Jeff Goldblum aka le sage Docteur Malcom lors de son audition (joli clin d’oeil), et avant de retrouver Bryce Dallas Howard (miam) et Chris Pratt, secondé pour l’occasion par la petite Isabella Sermon (il faut une mini-blonde débrouillarde, en plus ça rentre dans des boîtes pour se cacher), et face aux méchants capitalistes & mafieux (dont une partie sera engloutie). Mais le scénario, le trouvera-t-il ?