Hasard total du calendrier — d’autant que le précédent a été visionné fort en retard, dans une des rares salles le diffusant encore —, les films de lesbiennes contrites s’enchaînent. Cette fois, c’est la choupie Chloë Grace Moretz qui roule des pelles et pelote des jolies demoiselles, mais se fait pincer, et ça tourne mal avec les religieux locaux — après les Juifs, les Chrétiens (épiscopaux) ; ça pourrait presque être le prequel dans une réalité alternative. The Miseducation of Cameron Post (traduit en « Come as you are ») est aussi adapté d’un roman (Emily Danforth). Desiree Akhavan est moins subtile sur le plan psychologique, même si le film traite des centres de rééducation américains, où l’on pratique de la psychanalyse à la petite semaine à coup de Jésus, pour remettre dans le droit chemin hétérosexuel les brebis égarés (notons la capacité extraordinaire du monde chrétien, héritée des Romains, pour assimiler leurs ennemis : la psychanalyse, c’est comme le rock).

Bienvenue chez les fou plein de bonnes intentions (les pires). Ce n’est pas non plus aussi schématique qu’on a pu reprocher au film. 1h30 qui se regardent très bien.