Le Sherlock Holmes chinois est de retour pour un 3e épisode : « Detective Dee : la légende des rois célestes ». Suite du deuxième, c’est toujours le prequel du premier — avec une référence finale qui rattache les wagons. On y retrouve Mark Chao dans le rôle-titre de Di Renjie, tandis que Feng Shaofeng (le général-ami Yuchi Zhenjin) a encore amélioré son jeu des gros yeux (ce qui n’est jamais trop aisé quand est Chinois). Carina Lau continue comme impératrice perturbée et pénible, tandis qu’on découvre sous nos contrées une divinité telle qu’on n’en avait certainement pas vu depuis Zhang Ziyi : Sandra Ma Sichun, 30 ans (et dont les origines ethniques musulmanes n’empêchent pas de nous gratifier de quelques visions enchanteresses).

Il faut probablement avoir une idée du sens du devoir chinois, encore plus en pleine époque de mandarinat, pour être sensible à ces intrigues. Tsui Hark relève le tout à coup d’effets spéciaux kitsch jusqu’à l’overdose, même s’il veille à ne point nous rendre malade grâce à une nouvelle technologie qui dépasse les 24 images/secondes. C’est gentil. La critique adore — il y a parfois de ces mystères qui dépassent l’entendement. Comme : quels sont ces rois célestes, au juste ? Il a dû y avoir du rififi dans la traduction. Ça se laisse regarder, il y a de très bons moments, mais moins de kitsch n’aurait pas nui à l’ensemble…