C’est la souris qui a repéré et insisté pour aller voir Chesil beach, et j’ai bien compris qu’elle avait dû lire le livre de Ian McEwan avant. Si l’écrivain signait aussi la fidèle adaptation cinématographique, à un changement de fin près, ni la réalisation de Dominic Cooke, ni les prestations de Saoirse Ronan et Billy Howle n’ont semble-t-il emporté l’’enthousiasme de la critique, et le film semble rapidement se diriger vers la sortie des salles — reproche étant fait au classicisme du réalisateur, plus qu’au talent indéniable des interprètes. Pourtant, avec une longue première partie sous forme d’une succession de flashbacks pendant que les deux héros endurent leur nuit de noce, suivie de deux épilogues très espacés dans le temps, ce mélo est une très bonne came pour coeurs d’artichaut. Autant dire qu’on approuve vigoureusement.