Avec « Première année », on s’est demandé si Thomas Lilti ne faisait pas un prequel de son très bon Hippocrate. Première année de médecine — la fameuse, l’éprouvante, la terrible. On y retrouve en effet Vincent Lacoste, mais cette fois ci en duo avec le tout aussi bon William Lebghil. Ce n’est pourtant pas le cas, mais y retrouve des traces narratives. En revanche, avec 1h32, pour attirer le public — essentiellement jeune, on aurait dit la sortie des classes de Paris 7, au MK2 —, il a dû spoiler dans les grandes largeurs à coup de matraquage de bande-annonce. Et c’est ainsi que le cinéphile qui a vu plusieurs fois le très bon teaser, ne trouve plus grand chose à se mettre sous la dent : un peu éventé. Les grandes salles d’examen évoquent de la nostalgie chez les étudiant(e)s franciliens du public, on a de beaux moments Bourdieu, ça fonctionne très bien dans l’ensemble, mais il manque un petit quelque chose. C’est en tout cas entre le mélodrame (avec des dimensions de destinée/vocation et d’amitié) et la comédie, ce qui en soit est toujours une réussite appréciable. Et un fort bon moment à passer.