Après avoir donné du poignet à la dédicace tardive de la veille, et alors que l’Estonie avait un peu plus de 100 ans à présent, Arvo Pärt était de retour le dimanche après-midi. Seulement, après La Sindone et Swansong, il est monté sur scène en escaladant, cette fois. Ces deux pièces sont plus classiques, plus passe-partout, mais néanmoins fort jolies.

Le Luzerner sinfonieorchester, avec James Gaffigan à la direction, avait ensuite prévu une Symphonie n°8 "Inachevée" de Franz Schubert et un Mazeppa de Franz Liszt (thématique Franz ?) qui firent passer le temps, avant que Martha Argerich, très probablement responsable du fort remplissage de la salle, n’interprète le Concerto pour piano n° 1 de Liszt. Arrivée en mode expéditif, elle attaque fluide mais pressée. 77 ans, et toujours un sacré caractère… Le public en transe ne lui réserve pas moins une standing ovation qui nous gratifie en retour de deux rappels, Traumes-Wirren de Schümann et la première pièce de Scènes d’enfant (m’apprennent des critiques bien mieux renseignés).