On a attendu… Singapour, Kuala Lumpur, Hanoi : aucune salle avec fauteuils vibrants. Hong Kong, enfin ! Mais plus beaucoup de séances, horaires pas terrible. La première idée était d’aller le voir à The Grand, à l’ICC, où j’avais vu Star Wars l’an passé ; mais la séance était sans fauteuil vibrant (mauvais affichage sur le site web !). Direction l’autre côté sur Hong Kong (en bateau, c’est plus fun), au Palace IFC, séance de 17h20, un seul guichet, salles tout aussi réduites, luxe partout, sièges tout aussi confortables, une rangée sur deux vibrantes, à peu près personne dans la salle (et encore, c’était toujours un peu trop : le cinéma n’est pas encore bien rentré dans les moeurs en Asie, malgré toutes les annonces publicitaires, et rester silencieux est encore un problème). Nous voilà préparés à vibrer devant Eddie Redmayne (surtout la souris) : « Fantastic Beasts: The Crimes Of Grindelwald ».

Problème : c’est la suite directe du précédent, aussi de David Yates, dont on n’avait plus beaucoup de souvenirs. Une rediffusion rapide dans l’avion de retour de Hong Kong montre que l’affaire a été rondement menée : le méchant est le même, Grindelwald, et on sent fortement un pré-Voldemort (ça ne serait pas étonnant que ce cycle narratif s’achève sur son recrutement comme apprenti nazi). Les gentils aussi sont les mêmes, et l’histoire s’embrouille un peu avec qui chasse qui et pourquoi — jusqu’à la scène finale, dans un grand moment de « WHAT ?!? ». Il y a de l’embrouille amoureuse, aussi, et les introvertis INFJ (Katherine Waterston) et INFP (notre héros) n’arrivent toujours pas à copuler (mais on garde espoir pour l’épisode 10). Après New York, l’action se situe essentiellement à Paris — depuis HK, un comble. Dans le prochain épisode, on devrait voir Johnny Depp (Grindelwald) affronter Jude Law (Dumbledore).

Certes c’est moins bon que HP, les bestioles fantastiques sont de plus en plus un lointain alibi, mais ça se laisse très bien regarder, en espérant que la suite encore plus directe (c’est clairement en deux parties, cette fois !) n’arrive pas dans des délais qui nous fasse oublier cet épisode, encore. Sinon, sur fauteuil vibrant, ça le fait très bien : ça améliore de beaucoup l’expérience !