Il y a des films pour lesquels on est embêté : vendredi soir ou samedi ? Normalement, c’est vendredi soir, mais comme il fallait faire pas mal de taxi pour arriver à Royal City et que c’était plus intéressant d’y être le samedi plutôt que le vendredi, l’affaire a ainsi été décidée. Direction le CGV de Hanoï du mall royal géant, le même où j’avais vu Star Wars en 2015. Avec un alibi important : tester « L’amour cinéma » (). Qu’est-ce donc que cela ? Le cinéma dans un lit !

Un lit confortable, moult coussins de différentes tailles, de jolies ouvreuses qui apportent à boire (compris dans les ~15€ de ticket, mais le thé a des effets secondaire diurétiques gênants pour un film de plus de deux heures…), il y a même des prises, une couverture, tout ce qu’il faut — sauf des bouchons d’oreille, utiles pour supporter le niveau sonore hallucinant des pubs. On est même invités à attendre sa séance dans une salle d’attente dédiée fort confortable, où l’on sert aussi à boire. Ça marche comme ça, au Vietnam ! Le cinéma y est quelque chose de nouveau, on teste un peu tout. Des salles de luxe, des salles avec un son de dingue, etc. Et donc, ce que je n’ai vu nulle part ailleurs, des salles avec une douzaine de lits (en cuir), tickets en vente obligatoire par paire.

Hé bien pour « Mortal Engines », c’est parfait ! Parce que dans l’absolu, le scénario qui ne manquerait pas a priori d’originalité (une ville, London, qui roule vers on ne sait trop où et avale d’autres villes roulantes plus petites — adaptation d’un bouquin éponyme fort réputé), suit une trame assez classique. Une héroïne balafrée (fort mignonne, avec ou sans cache-nez — Hera Hilmar) veut se venger en abattant une sorte de commandant aux dents longues (Hugo Weaving — personne ne commence à se douter, à force ?). Elle va avoir l’aide non prévue d’un jeune homme (Robert Sheehan) et de hors-la-loi aux grands coeurs (à peu près aussi jeunes), tandis qu’un terminator-robocop-Grevious lui court après pour la zigouiller (mais avec une explication fort inattendue). Ça oscille entre plusieurs genre dystopiques post-apocalyptiques déjà vus, avec force effets spéciaux et peut-être un certain manque de souffle. Peter Jackson aux commandes lointaines mais Christian Rivers à la réalisation, le tout en Nouvelle Zélande évidemment.

Pas mal, mérite d’être vu surtout sur grand écran, si ça rentre dans un abonnement illimité quelconque, ou si vous avez l’occasion de le voir à deux… dans un lit !