Je ne sais pas d’où sort Patrick Cassir (Allociné non plus, apparemment pub et clips), ni vraiment son couple d’acteurs qui pour le coup ont l’air plus connu : Camille Chamoux (qui co-signe le scénario) et Jonathan Cohen. En route pour leurs « Premières vacances » tout juste après s’être rencontrés sur Tinder. En mode BD à l’écran, miroir des trentenaires/quadras attardés contemporains.

Elle est ENFP à fond, du genre tripotée d’amants, esprit qui fuse, amour du roots et des rencontres bizarres — bref, pourquoi je ne suis jamais parti en vacances avec mon ex (outre que les circonstances et la temporalité auraient de toute façon rendu la chose difficilement envisageable, mais clairement, c’était une incompatibilité entre nous qui me semblait dès le début difficilement surmontable). Lui est très, TRÈS J, et probablement introverti, et certainement pas F — mais son profil psychologique de commercial est un peu plus fouilli, il y a moins de maîtrise, probablement un agrégat de plusieurs personnes existantes. Toujours est-il que c’est une comédie romantique à contre-sens, dans la vague moderne (un peu dans la lignée de Sex friends, par exemple).

Forcément, la critique (assez psychorigide, sinon ce ne seraient pas des critiques payés pour critiquer) aime assez peu ; le public en revanche, plus psychologiquement divers, sait plus décompresser et capter le nième degré (et se sera déjà probablement reconnu dès la bande-annonce, assez explicite et dans le genre best of, avec l’une des meilleures répliques sur « tétanos beach »). C’est bien trouvé, certes parfois dans la facilité (et le cliché) assumés (on va avoir un problème diplomatique avec la Bulgarie…), et on passe un bien bon moment, ce qui est déjà pas si mal ! (Mais si vous êtes J, et surtout FJ, surtout n’y allez pas, vous allez souffrir pour rien…)