Chaque artiste, à un moment, fait un album avec des singles « hors série » rassemblés. Pas forcément un best of, mais un peu de ça quand même. Dieu Matthias Goerne, maître du Schubert, a ainsi compilé un pot-pourri (comme disent les vieux) pour une soirée à la Philharmonie. Pour le seconder, et comme de plus en plus souvent, Leif Ove Andsnes au piano.

Der Wanderer D 489
Wehmut op.22, D 772
Der Jüngling und der Tod D 545
Fahrt zum Hades D 526
Schatzgräbers Begehr D 761
Grenzen der Menschheit D 716
Das Heimweh D 851
Drei Harfner-Lieder :
- Wer sich der Einsamkeit ergiebt (Harfenspieler I) D 478
- Wer nie sein Brot mit Tränen aß (Harfenspieler III) D 480
- An die Türen will ich schleichen (Harfenspieler II) D 479
Pilgerweise D 789
Des Fischers Liebesglück D 933
Die Winterabend D 938
Abendstern D 806
Die Sommernacht D 289
Die liebliche Stern D 861

Et en bis, An Den Mond D. 296. Autant dire qu’il avait été mis de côté mais qu’il était tout autant au programme.

Une bonne heure quarante de chant, sans interruption — si ce n’est pour boire. Évidemment, c’était magnifique (dans une philharmonie remplie aux deux tiers). Quel dieu, ce Matthias, quel dieu…