Bis ! Jamais un sans deux. Changement d’accompagnatrice : souris mercredi, Hinata jeudi. Sauf que… arrivé à la bourre (saleté de ligne 4 !), ouvreuse stressée (elle a réussi à interdire une demi-rangée en plein centre du parterre qui est restée vide toute la soirée !), SMS obscur de la miss (pas très douées pour les indications fiables et efficaces, les filles, en général…), je me rends compte assez tard de son positionnement près d’une caméra, mais la place voisine est interdite (la sienne aussi, probablement) : voilà comment la guerre déchire. Je me retrouve donc au dernier rang, pas bien calme non plus, avec comme voisin un ami-mélomane qui respire bien plus fort que prévu. Décidément, c’est difficile de réunir toutes les conditions idéales d’écoute, à la Philharmonie… Un voisin âgé plus au centre de la rangée décide même de quitter sa place, au beau milieu de l’oeuvre, pour rejoindre les places des retardataires juste derrière, où l’on peut déployer ses jambes. Et cette fois un sonotone part en sifflement bien fort pendant plusieurs secondes, à tel point que les ouvreurs sont partis en chasse…

Pour la deuxième session de War Requiem de Britten par l’orchestre de Paris et son choeur, je trouve enfin la réponse au mystère du mini-orchestre côté cour : ils ne jouent uniquement lorsque les deux hommes solistes chantent (en anglais). On y trouve, conformément à la configuration voulue par le compositeur pacifique, un Anglais, le ténor Andrew Staples, et un Allemand, le baryton Christian Gerhaher. Excusez du peu. La divine voix d’Emma Bell assure le rôle de soprano au milieu du choeur et arrive à s’en distinguer clairement. On regrette seulement, comme toujours, que la salle de la philharmonie si précise dans le son ne vibre que très peu malgré l’énormité des moyens déployés.

Daniel Harding réussit encore à maintenir un silence d’une trentaine de secondes à la fin du chef d’oeuvre. Formidable.