Le lendemain, donc, dimanche aprem (16h30, de quoi terminer vers 22h avec le retard légendaire du chef), il y avait toujours l’Orchestre et Choeur du Mariinsky, au très grand complet qui déborde de la scène de la Philharmonie, toujours Valery Gergiev à la direction sans estrade (mais avec partition, quand même), et c’était enfin le plat de résistance, Parsifal. Le Wagner de la fin, le plus mindfuck. Un peu zu viel pour mon binôme en pleine expérience d’élargissement culturel depuis le Ring par la même équipe, les deux saisons précédentes — on se serait plutôt attendu à un Tristan, d’ailleurs.

Une partie des chanteurs de la veille a été récupérée : Evgeny Nikitin en Klingsor, Alexeï Markov pour Amfortas, et la superbe Ekaterina Sergeeva, que je n’ai pas manqué d’immédiatement remarquer, en fille-fleur de Klingsor. Rayon filles-fleurs, j’ai aussi repéré Anna Denisova, qui faisait le zozio dans Siegfried ; les autres demoiselles fleuries (Oxana Shilova, Kira Loginova, Anastasia Kalagina, Angelina Akhmedova) étaient aussi miamesques et donc très convaincantes dans leurs rôles.

Revenons-en aux rôles titres : Mikhaïl Vekua pour Parsifal ; Yulia Matochkina en Kundry ; Yuri Vorobiev pour Gurnemanz ; et enfin, Gleb Peryazev en Titurel. Tout très bien. Du grand Parsifal dans l’ensemble. Il restait pas mal de place, ce n’était finalement pas la peine de se ruiner modérément pour un fond de parterre — David (http://fomalhaut.over-blog.org/) avait la place juste devant la mienne, mais il n’a pas encore publié son compte-rendu, pour une fois qu’on serait d’accord sur la qualité de la mise en scène.