Mais de quoi diable causait déjà Rambo 4 ? J’ai pourtant dû le chroniquer… Pas moyen de me souvenir. Pas sûr que ce Rambo 5 (après le 4, donc), le der des der, survive aussi beaucoup à la mémoire. Première grosse prod d’Adrian Grunberg, qui avait été premier assistant sur le dernier Jack Reacher, la réalisation est somme toute assez classique, mais n’en demeure pas moins efficace dans l’action. L’action arrive tardivement, après une assez longue mise en place émotive, comme il se doit. En l’occurrence, c’est la jeune Yvette Monreal qui s’y colle — en fille adoptive. C’est pour elle que Sylvester Stallone va devoir sortir de sa retraite (où il fait des trous dans son ranch en continuant de ressasser le Vietnam).

Donc, après la séquence très émotive, ça tourne au Taken. Problème : John Rambo n’est pas un intellectuel, alors forcément, ça se passe moins bien qu’avec Liam Neeson. En revanche, il faut toujours une première séance où il se fait massacrer, voilà qui est fait. Ensuite, Rambo revient et fait cracher quelques viscères à coups de farces et attrapes qu’on voyait beaucoup dans les années 1980 (de MacGyver à Maman j’ai raté l’avion). Ça se termine d’ailleurs dans une boucherie que nous permettent les moyens modernes (même quand le tout ressemble plutôt à un téléfilm à budget, pour être honnête). Ainsi, on a rendu hommage à un peu tous les opus précédents, jusqu’à l’usage final de l’arc, dans une grande synthèse (et pas la peine d’aller se perdre au Vietnam ou Afghanistan : le Mexique suffit pour faire la guerre aux narcotraffiquants).

Last Blood, pour faire référence à First Blood, sera le dernier Rambo par définition. Le générique reprend (de manière un peu kitsch) les épisodes un (le meilleur, mythique, chef d’oeuvre), deux (Vietnam, célèbres séquences pastichées dans Hot Shots 2) et trois (en Afghanistan, le plus drôle post-09-11…). Mais pas le quatre. Sérieusement, y’avait quoi dans cet épisode 4, déjà ??