Simple et efficace : Daniel Barenboim avec son West-Eastern Divan Orchestra pour seulement deux pièces le dimanche soir, mais lesquelles ! Triple concerto Beethoven et 9ème symphonie de Bruckner.

Et pour le triple concerto, non rien que Anne-Sophie Mutter au violon et Yo-Yo Ma au violoncelle. Et Daniel Barenboim lui-même à la fois à la direction et au piano, de telle sorte qu’il balance quelque fois les mains de manière bien symbolique derrière la grande partition. Mais quelle brochette mythique ! Quelle prestation ! Même si l’acoustique de la philhar est toujours aussi peu clémente pour le violoncelle Yo-Yoesque.

Et cette 9ème, dirigée depuis une très haute estrade entièrement de mémoire, quelle merveille ! Magnifique de bout en bout, sonorité parfaite. À bientôt 77 ans, l’Argentine brille encore, deux jours après Martha Argerich. Et puis on sent que c’est SON orchestre. Entre deux mouvements, il échange quelques mots avec le 2e rang des seconds violons (2 violonistes) ; et à la fin, force baisers et serrages de mains, mots avec les différents premiers pupitres, on sent l’amour d’un chef pour son orchestre si particulier, et l’inverse aussi.

Forcément, ça ne peut faire que de l’excellente musique dans ces conditions.