Donc, je n’ai le temps de rien faire de base, et me voilà engagé dans la campagne municipale. Et le pire, c’est qu’au début, je pensais que de toute façon, dans ma ville qui fut coco avant Marx, on n’avait pas une chance. Mais en fait pas du tout. Et le pire du pire, c’est que forcément, je suis bien câblé pour ces bêtises — le côté analyse, hein, pas le côté extraverti qui doit faire des papouilles à tout le monde. Bref, me voilà en campagne, en train de désosser des rapports financiers de centaines de pages, quand je n’avais déjà plus le temps de dormir. Pas bien raisonnable. Mais on va pas encore attendre six ans que la ville continue de se dégrader, en râlant que rien n’est fait. À un moment, il faut être cohérent et se retrousser les manches.