Ce n’est pas parce que Sir András Schiff a 66 ans qu’il est à la retraite. En revanche, si l’on considère que se rendre à la Philharmonie est un petit challenge, en repartir après 2h25 de récital, peu après 23h, est la meilleure assurance d’arriver très, très tard chez soi (ou presque).

La salle est cependant bien remplie, mais il reste facile de se frayer un chemin assez près de la scène, côté cour (donc sans clavier — ce qui ne gêne pas trop mon binôme qui déguste essentiellement les yeux fermés). Bach au piano (et plus exactement Piano**** comme le révèle le programme payant), je pratique de plus en plus, dans une attitude d’assagissement — peut-être que les nombreux animés en usant et abusant ont fini par me convertir. Même si souvent, le clavecin me manque. Mais bon.

Concerto italien en fa majeur BWV 971 ; Ouverture à la française BWV 831 ; entracte et Variations Goldberg. Excusons du peu. Du très grand piano, où les notes coulent naturellement, où tout semble en place au bon endroit, naturellement. Un régal. Finalement, on en redemande, du Bach-au-piano.