230 choristes et 95 musiciens, paraît-il. Ça remplit bien la scène de la Philharmonie. Tugan Sokhiev était à la tête d’un orchestre de Paris endiablé pour la Damnation de Faust de Berlioz. Damnée a été une partie de la distribution, malade, donc remplacée au pied levée. Ça donne : Paul Groves (Faust), Karine Deshayes (Marguerite), Paul Gay (Méphistophélès), Renaud Delaigue (Brander). Apparemment, on y a bien gagné par rapport à la veille.

Damnés étions-nous aussi un peu dans le public, privé d’éclairage décent, car nous annonce le premier violon Roland Dugareil lors d’un discours déchainant les passions, entre applaudissements et huées (et du « c’est nul ! » ayant pour écho « c’est toi qui est nul ! », du haut niveau français), la vie, c’est dur. Mon impromptue binôme, qui fait des expériences dans la vie (il n’est jamais trop tard, mais ce n’est pas encore bien ça…) était en revanche ravie : la lumière, ça fait fuir les punaises de lit, ses nouvelles amies dispensables (miam, je les comprends).

Mais sinon, ça se tenait très bien. Et même si ça terminait franchement tard (heureusement que les trams circulaient !), dans l’ensemble, nous fûmes plutôt bénis.