Deuxième concert du LSO, le dimanche aprem cette fois. Encore une fois, Rattle nous donne un duo Berg und Beethoven. Mais cette fois, Alan était moins accessible. Quoique ! La première oeuvre, Sieben frühe Lieder, était encore dans une époque très tonale, dans la vague Mahler, Schumann, etc. Ces chants avaient été écrits pour piano et orchestrés 20 ans après « la jeunesse ». Dorothea Röschmann, soprano, au chant. Belle découverte. Puis la Passacaglia est une courte pièce qui fait la liaison en 1913 (mais orchestré 85 ans plus tard !) avec les Trois Pièces op. 6, enchaînées, qui sont là tout à coup beaucoup plus bergesques. Avec notamment un gros marteau, au fond, activé au début et à la fin. Et ce début, qui vrombit très fort, très noir, remarquable. Comme la salle était encore une fois très remplie (pour la seconde partie…), j’étais au 4ème rang de côté pair, presque sur le couloir. Devant, des voisines décontenancées, qui se sont clairement demandé ce qu’elles fichaient là.

Après l’entracte et une visite de Laurent dans le mini-club des amis de la Philhar (comme quoi, elle m’aura servi, cette cotisation), les retardataires réclamant leur bien m’exilèrent un rang devant, mais totalement de côté cette fois. Juste en face des contrebasse (et altos), dont j’espérais bien percer le mystère datant de la veille : pourquoi diable posent-ils chacun un deuxième archet sur le sol ? On ne saura pas. Dans tous les cas, ça donne un son un peu déséquilibré (sur les basses et sur la sonorité des archets pas encore « blendé »), mais aussi une certaine expérience immersive. Très belle intro et remarquable allegreto pour la superbe 7ème symphonie de Beethoven, à fond la caisse sur la fin.