Revenir plus tôt de Londres, en plein après-midi, pour écouter le London Symphony Orchestra (qui revenait de Frankfurt), voilà un nouveau pas dans ma vie de mélomane. C’est que l’oeuvre principale au programme est fort rarement donné, même si c’est du Beethoven.

Mais d’abord, Sir Simon Rattle, qui comme les 3/4 du staff de direction du LSO est commandeur de l’empire, nous avait préparé du Berg. Oh, le Concerto pour violon « A la mémoire d'un ange », rien que de très écoutable et même fort poétique. Et Lisa Batiashvili, avec son Guarneri del Gesù. En bis, elle nous donne la très jolie mais fort classique sarabande de la Partita pour violon n°1 en Si mineur (BWV 1002) de Bach. Joli comme une Lisa del Gesu en robe « reine des neiges » : remarque fashion pertinente de Notung, avec qui j’étais en expédition ninja de côté pair, premier tiers, un choix pertinent pour la seconde partie après arrivée des retardataires du soir durant l’entracte : salle bien pleine !

Cet unique oratorio de Beethoven, Le Christ au mont des Oliviers, on l’a déjà entendu, on en est sûr, mais qui s’en souvient, au juste ?… Il est vrai qu’il manque de puch line musicale, de proposition unique de valeur lyrique, bref, d’un truc reconnaissable entre mille. Ça a beau être fort pêchu, comme passion in a nutshell, ça reste sans hit inside, donc on oublie rapidement. Mais ça fait passer un bon moment (moins pour Jésus, qui ne termine pas très bien) (malgré sa superbe chemise sur mesure, asymétrique avec fermeture éclair à droite qui débute au milieu et motifs importants noirs sur noirs très bien centrés : Pavol Breslik, qui est ton tailleur ?!?). Outre le pré-cité ténor, Elsa Dreisig, soprano ; et David Soar , basse. Et le choeur du LSO. Très bien !