Je n’avais initialement pas percuté que j’avais déjà eu l’occasion d’entendre Iveta Apkalna, accompagnant un orchestre, et non en solo. La titulaire estonienne de l’orgue de la philhar de Hambourg était de retour un samedi soir à la philhar de Paris. Une, voire deux fois par saison, l’orgue est pleinement exploité. Malgré un programme Bach-Glass, la salle est largement moins remplie qu’avec Latry derrière la console, mais ce n’est pas mal du tout.

L’alternance commence par Johann Sebastian Bach : Fantaisie BWV 572. Puis Philip Glass, Music in Contrary Motion. Encore Bach, Passacaille et Fugue BWV 582 (qui est en train de devenir ma préférée, ai-je l’impression). Encore Glass, Dance no 4. Tout cela est excellent, et comme je n’ai rien immédiatement noté de mes impressions, on se reposera sur la souris, exceptionnellement venue par l’odeur du programme alléchée.

Iveta, c’est une robe dos nu en première partie, et une sorte de queue de pie stylisée sur-mesure extraordinaire — qu’elle avait déjà portée la fois précédente — post-entracte. Et puis elle a toujours une coiffure de dingue, en mode Princesse Leia. Leia Organa. Iveta Organa ?

On reprend : Bach, Toccata, Adagio et Fugue BWV 564 ; Glass, Satyagraha. Act III – Conclusion (arrangement de Michael Riesman, et c’est beaucoup moins répétitif que d’habitude !) ; et le méga-hit de Bach, Toccata et Fugue BWV 565. En bis, un Bach qui fait l’entre-deux (et qui annonce de l’orgue à la Vierne ou Lefébure-Wely, je trouve) : cantate BWV 208 « Schafe konnen sicher wieder ». Sehr sehr schöne!!