Ce n’est pas parce qu’il y a cours le lendemain matin à quelques centaines de kilomètres qu’il faut rater Tugan Sokhiev à la tête de son National de Toulouse pour donner une symphonie n°2 de Mahler, alias « Résurrection ». Train à 6h20 le lendemain. Ça pique. Mais je n’ai pas été le seul à le penser : salle bien pleine (dès la répétition en fin d’aprem réservée aux Amis, à laquelle je n’ai pu accéder) ; pas facile de trouver une place au parterre (d’autant plus important que ça chante !). Et puis le Choeur Orfeon Donostiarra occupe une bonne partie de l’arrière-scène — mais pas énormément de temps pendant l’oeuvre. Oeuvre superlative, wagnérienne dans l’âme (surtout au début et à la fin), l’orchestre est tellement gros qu’une partie est en coulisse (comment ça c’est fait exprès ?) et que je n’ai pas réussi à repérer quand est-ce que l’orgue est utilisé…

Il y a la mezzo-soprano Christa Mayer, mais surtout la soprano Jeanine De Bique, la seule qui peut rivaliser au niveau de l’explosion du frissonomètre — comme l’épouse-t-on, au juste ? En oublie presque le public qui, comme trop usuellement, fait des siennes (à un moment, le chef est même obligé d’attendre que ça se calme, que ça finisse de tousser, que ça raccroche du téléphone…).

Quelle résurrection ! Quelle Jeanine !