« Harley Quinn: Birds of Prey » brille par la présence de Margot Robbie  <3, qui prouve encore une fois que les plus belles putes d’Angleterre ont été exportées en Australie (ils auraient dû les garder). Moins par le travail de réalisation de Cathy Yan (qui a pourtant tout pour plaire : née en 83, Princeton, un MBA…), mais en même temps, les scénarios et films des DC sont généralement très en deçà de ceux de Marvel. Justement, Harley Quinn (orthographe folklo d’arlequin, apprend-on durant le film — la révélation) est issu de Suicide Quads, 2016 déjà, vu dans un avion — un format idéal. C’était probablement le personnage le plus intéressant de ce spin off dont on dérive donc encore un autre spin off, espéré plus ou moins féministe. Certes du girl power violent, avec une sorte d’ENFP border line, ça ne peut être que du positif. D’où ma présence dans une salle de trois personnes à Limoges pour de la VO mélangée de VF (eurg).

Mais avec un scénario toujours fini à la hache, avec trop de WTF et de la voix off à gogo, on se hisse au dessus du médiocre malgré de très bons moments — trop épars. L’art d’Hollywood oblige à être tout de même moral : ce sera donc filles bafouées vs bad boys (mené par un Ewan McGregor vaguement psychopathe — vague ref à Batman absent, Joker out). C’est acidulé, regardable mais marginalement raté, bref ça fonctionne difficilement malgré beaucoup d’efforts et de bonne volonté. Mais moins pire qu’une Wonder woman, par exemple : les psychos sur-intelligentes délurées, c’est quand même intrinsèquement bien meilleur !