Pour la 2e session du Grand week-end violoncelle au TCE, la nouvelle étoile montante Victor Julien-Laferrière, précédemment entendu assez difficilement sous une chaleur étouffante et un soleil brulant au parc floral. Cette fois, dans une salle peu remplie où l’on pouvait se replacer assez aisément avec sa souris, c’était plus agréable.

Au programme, quatre pièces. D’abord, Beethoven, Douze variations pour piano et violoncelle, sur un air super connu… de Mozart ! Que je n’avais point reconnu, un morceau de Flûte. Ça alors ! Puis Mendelssohn, Sonate pour violoncelle et piano n° 2 op. 58, c’est plus sérieux, mais aussi moins passionnant — reposant, dira-t-on. Justin Taylor, au piano vintage (pianoforte ? Pas totalement sûr), laisse alors place à Jonas Vitaud, sur un piano Steinway plus classique. Plus invisible : Victor a aussi échangé son violoncelle, passant des boyaux au cordes modernes.

Et c’est ainsi qu’on attaque la seconde partie intéressante, avec Britten, Sonate pour violoncelle et piano op. 65 : très beau et d’une grande originalité, qui n’est dépassée que par Thomas Adès, Lieux retrouvés, pour violoncelle et piano. Un feu d’artifice d’inventivité, avec un mouvement désynchronisé, suivi d’un mouvement qui chuchote à peine… Une sacrée découverte !

En bis, une pièce avec violoncelle et piano à quatre mains, dont je crois me souvenir que c’était du Brahms, mais je ne retrouve l’information nulle part et j’ai oublié de noter… Au dehors, dans le hall, une petite exposition de violoncelles — mode luthier en kit — et d’archets, et puis notre héros qui signe. Je ne doute pas qu’avec nos connaissances communes, je finisse bien par pouvoir lui demander quelle était cette dernière pièce du programme.