Première semaine de confinement : c’est un peu comme avant, quand je n’avais pas de vie sociale et codait toute la journée, ou au mois d’août ou juillet quand les demoiselles partent en vacances et qu’il n’y a pas de concert. Mis à part que normalement, y’a un watchdog pour dire qu’il faut sortir, alors que là, faut se dire que non, tant pis. J’ai fait un tour dehors vite fait le mardi, pour faire le plein (ie Picard pour rafler les quelques derniers plats cuisinés, mon boulanger usuel et son pain au levain qui dure la semaine, le reubeu du bout de la rue pour quelques bidules : bref, la vie usuelle). Rues comme un dimanche, on n’est pas trop emmerdé. Population restante une peu teubée, a du mal à comprendre qu’il faut se tenir éloigner les uns des autres. Déjà eu l’occasion de constater qu’on n’arrive pas à 100 de QI dans mon coin de banlieue pauvre. Mais au moins, il n’y avait pas foule dehors, pas comme de l’autre côté du périph, chez les bourgeois-teubés (chacun sa plaie). Ici, de toute façon, les femmes et les barbus vivent déjà de manière extérieurement discrètes, et ça s’entasse dans des appartements trop petits avec les gamins qui se défoulent parfois dans les escaliers : ça ne change donc pas trop de la normale. C’est même plutôt un peu plus calme que d’habitude !

Première fois que l’introversion est un avantage darwinien. Quand ça disait que rien-ne-serait-plus-comme-avant, qui imaginait cela !