Le rendement a parfois l’air d’être marginalement décroissant. Mais c’est un peu une illusion : en fait, mixer les activités permet clairement de se rafraichir et regagner son taux d’efficacité. Le problème est alors dans la commutation des tâches : il y a forcément un overhead, une perte dans le changement de contexte. C’est pour ça que je sais que même si ma startup met du temps à être opérationnelle, en réalité, même en étant à 100%, ça ne serait pas forcément beaucoup mieux. On ne peut pas rusher tout le temps les mêmes choses, mais on peut multi-rusher pour repousser son seuil de déclenchement du rendement marginal décroissant (aka : « j’ai besoin de vacances »). Une autre astuce — que j’avais trouvé il y a longtemps — était évidemment d’aller au concert ou au ciné. « Se changer les idées ». Ça permet de marcher, aussi. C’est embêtant pour un péripatéticien comme moi. J’avais dit ça à des nouveaux pioupious, d’ailleurs, alors qu’on donnait avec de larges fenêtre sur un beau parc : la prochaine fois, on fera cours dans l’herbe (le problème, c’est les slides… Les philosophes ont un avantage compétitif certain). Résultat : je les ai eu en cours à distance. Fail. Epic fail, même.

Bref, ça va probablement moins vite qu’au début, c’est même à peu près sûr. Le temps que je passais à rédiger mon blog a été pas mal reversé sur Twitter, quoique, depuis qu’il n’y a plus de transports pour s’occuper avec, ça se voit d’autant que j’y passe des heures… La petite pression rigolote, c’est de se dire que bientôt on pourrait être libéré, alors ce serait mieux de tout terminer avant. Ce serait con de rester enfermé qu’on peut sortir !!