C’était là une semaine sans concert prévu et donc annulé, mais avec en échange de nombreux cours, qui vont d’ailleurs s’enchainer dans un tunnel d’une vingtaine de jours. Les reports de mars s’accumulent sur l’articulation mai/juin, dans une sorte d’embouteillage : les services administratifs en panique ont fait dans la grande improvisation. Autant dire le grand nawak. Le temps économisé dans les transports a été remplacé par du temps à palabres. Apparemment, c’est même devenu en interne encore pire qu’avant, en terme de coûts de transactions (ceux victimes de réunionites sont ainsi passés du stade « aigu » au stade « morbide »). La distance n’a pas que du mauvais. Il faut réadapter un bon bout de pédagogie, mais on peut en tirer partie, en terme de flexibilité, de diffusion live des contenus. Les outils ne sont globalement pas encore au niveau, non plus. Mais clairement, par rapport à là où l’on en était il y a quelques années, le progrès technique est immense ; à mon époque, on utilisait des news, on s’envoyait des PDF par mail et on faisait du SSH, guère plus (et c’était largement plus que partout ailleurs). Je serais curieux de savoir comment ça se passe, ailleurs. À mon avis, bien mieux : l’équipement numérique des écoles françaises est naze depuis trop longtemps, c’est quelque chose que je suis bien placé pour voir et savoir. Comme d’hab, ça rame. Étant donné à quel point tout est tendu, mal agencé, mal organisé, mal financé, ça devrait rester en mode amateur pour un bon bout de temps. Les pioupious sont passablement blasés. Je crois que moi aussi…