Et voilà les élections municipales, 2e tour, enfin. À vrai dire, personne n’a vraiment rien branlé nulle part. J’avais plein d’idées, personnellement. D’autres aussi. Rien n’a percollé. Tout le monde s’est contenté de ne pas faire grand chose. Service minimal. Chez les électeurs aussi. J’ai tenu sur huit heures sans interruption, si ce n’est quelques minutes de permutation, trois bureaux de vote. C’était pas très épique. L’occasion de discuter un peu avec les cocos présents pour assesser — eux, ils sont vraiment légion. Ou de les entendre discuter. C’est étrange, le nombre de dissonance. Ça parle école, médecine, on est bien d’accord que rien ne va bien. Mais bon, ça doit être la faute à un bon dieu démiurge local, parce que sinon, aucun rapport avec le quasi-siècle de communisme local. Rien de rien. Il y a de ces mystères…

Ce qui est certain est qu’il n’y a pas d’opposition à la hauteur. Pour avoir vu d’un peu loin à quoi ça devrait ressembler, on n’y est pas. Et toujours cet amateurisme global, de l’à-peu-près, de la non-capitalisation, c’est assez effroyable. Bouts de ficelles partout. Pour gérer ce qui constitue in fine un pays complet. Ouch. On pouvait un peu s’en douter, mais le voir de près, si ce n’est encore de l’intérieur (pour l’instant, je serais plutôt à l’intérieur de la périphérie), c’est quelque chose, entre le fascinant et l’effroyable.