Encore un mort. Tous les six mois, ça commence à faire beaucoup. Et encore, le dernier n'était pas il y a si longtemps. On est censés mourir vers 85 ans, paraît-il, ce serait bien de faire un effort. Comme toujours (mis à part ma tante, côté familial), un homme. C'est aussi la deuxième fois que ça arrive, dans mon entourage, un premier jour de retraite. Il faudrait vraiment faire attention à ces choses-là, ça a l'air dangereux. Comme les arrêts cardiaques. Michel, c'était un gars adorable dont le sourire était toujours un régal. Il chapeautait le support industriel para-étatique hyper-efficace de toute la région et co-signait la moitié des contrats qui me faisaient vivre depuis bientôt dix ans. Toujours facile d'accès, prêt à rendre service, à épauler. Le leader jovial comme on les aime. Quelle perte pour l'industrie française qu'il aura tant aidé…

Ce serait bien qu'on arrête le memento mori. C'est bon, on est au courant ! (Quoique) (J'en connais qui doivent penser qu'on a tout le temps éternel devant nous, je sais pas, c'est étrange… Bref)