humani nil a me alienum puto

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lundi 13 novembre 2006

Ôde à l'hédonisme

On retiendra déjà deux choses qui sont autant de bonnes nouvelles, à propos du "Shortbus" de Mitchell : l'interdiction aux moins de 16 ans malgré un explicite jamais atteint au ciné (ou alors je ne m'y connais pas, mais ça m'étonnerait fort), et le fait que la salle était aussi pleine qu'apparemment assez ignare.

J'ai été assez surpris que l'interdiction ne soit pas plus élevée, en moins de 18, puisque cela avait été remis au goût du jour après "baise-moi", mais aussi appliqué à "9 songs" ; ce dernier était en fait purement érotique, contrairement à "Shortbus", dont je ne pourrais finalement pas citer une seule scène réellement super lubrique. Et pourtant, on en voit des choses, dans ce milieu de freaks libertins et SMs sur les bords, des pénétrations, des éjaculations (certainement au lait et au sucre, mais depuis le faux sperme de "l'empire des sens", je ne suis pas certain de ne plus en avoir jamais revu), des fellations en gros plan (se rappeler du récent "In the cut" qui avait fait scandale pour deux secondes dans le noir), mais tout reste cependant très propre, il faudra rester sur du Pausolini pour éprouver quelque sensation (tellement plus soft que le livre, pourtant). Finalement, "last tango in Paris" (la thématique est plus proche de "Innocents: the dreamers", quand j'y repense) est plus érotique que notre "Shortbus" qui ne se censure pas le moins du monde. Avec un peu de chance d'ici une centaine d'années il n'y aura enfin plus aucune interdiction et on le passera en prime time (espérons très fort).

Parce qu'il y en a vraiment besoin, de ce genre d'oeuvre. Qui parle d'amour, et de sexe, de relations, et d'épanouissement. Avant de prendre mon billet, j'entends dans la queue un gars dire : "ah ouais, y'a 'Shortbus', c'est chaud, il paraît que y'a une scène d'autofellation", et la fille l'accompagnant de découvrir (toute excitée) totalement ce nouveau mot (et de penser que ce doit être pratique quand elle n'a pas trop envie de se mettre au turbin ; elle déchante vite après que son ami lui révèle la souplesse supposée dont il faut faire preuve) ; plus tard dans la salle, ça gloussait pas mal (parfois même trop, il faut interdire ça aux moins de 16 ans, et aux filles aux moins de 28, question de maturité constatée). En fait, le public est à l'image de Sofia (Sook-Yin Lee), il pratique mais il n'a pas la moindre vague idée sur ce qu'il fait au delà du minimum syndical ; un peu comme lorsque ma momon a découvert à 43 ans l'existence des boules de geishas à la télé (attention, LA grande découverte.... Tout un programme). Alors forcément, puisque je ne vois aucun antécédent dans le cinéma "grand public", il est temps d'ouvrir les yeux sur des choses aussi banales ; ou sur l'homosexualité tout aussi bien, car le message sur le sujet est vraiment fort, et beau.

L'exploration dans le monde du "Shortbus" est donc aussi celle du spectateur, emmené dans des endroits qu'il ne connaît qu'extrêmement peu, à l'intérieur de ce qui le constitue finalement, de manière non raccoleuse, quasi clinique, sécurisée en somme, un véritable voyage initiatique dans la découverte de l'art de jouir. Sous la forme d'une balade emmenée par le couple James&Jamie (Paul Dawson et PJ DeBoy), ou encore la mordante Severin (Lindsay Beamish), au sein d'un casting amateur plus que réussi, avec apparemment un scénario écrit au fur et à mesure. Une grande réussite, une belle oeuvre avec un beau message, qui dédramatise dans nos sociétés névrosées l'acte sexuel et le montre dans toute sa splendeur épanouissante. Une véritable ôde à l'hédonisme, en somme.

Bon, reste à passer au niveau supérieur maintenant : qui s'y colle pour expliquer le reste au grand public ? Nous avons : la zoophilie, l'urophilie, la scatophilie et l'émétophilie (pour commencer, on verra le reste ensuite) ; un volontaire ? :D  (ça risque d'être moins "propre", pas demain la veille...).

dimanche 12 novembre 2006

Betty #2

Stephen Frears nous a effectivement pondu un petit bijou avec son "The Queen". Malgré les très bonnes critiques de gens fort recommandables (et même d'un bon nombre de mes précieux lecteurs) que j'avais collectées, j'avais toujours mon appréhension vis-à-vis d'un traitement historique d'un événement datant de moins de 10 ans, et faisant intervenir les mêmes acteurs toujours au pouvoir, la reine d'Angleterre et Tony Blair en tête.

La forme est superbe, mais souffre d'approximations qui ne se résument pas seulement aux petites oreilles d'Alex Jennings en Prince Charles (il perd beaucoup de chose, du coup). Peu importe, la réalisation est précieuse, les documents "historiques" fort bien insérés, et l'Anglais si bien prononcé, avec toutes ces diphtongues, raaahh, comment y réisister ? ^^ Reste aussi quelques grosses ficelles (certainement inventées puisque sans support a priori), de la caricature certainement nécessaire afin d'éviter la lourdeur.

C'est surtout les rapports entre les hauts personnages de l'État qui sont intéressants, dans leur intimité, dans un registre à mi chemin entre "la Reine Margot" et "le promeneur du champ de Mars", oserais-je. On étudie donc ce qui s'est passé lors de la semaine suivant la mort de l'autre pouffiasse de Diana. La "princesse du peuple", la bonne blague, la seule chose de bien qu'elle a fait de sa vie, c'est se bouffer un poteau...

On suit donc Tony (Blair) le p'tit jeune travailliste catapulté premier ministre, dans son rôle plein de contradiction dans cette affaire ; la reine (Helen Mirren, formidable) qui ne sait plus trop où elle en est, comptant bien ignorer comme il se doit le décès de celle dont ils avaient enfin réussi à se débarrasser quelque peu (et qu'ils n'auraient jamais dû faire entrer ; Philip -- James Cromwell -- est pire encore, mais toujours dans la retenue so british) ; la reine mère qui hallucine un peu devant la situation (pour résumer) ; et même le prince Charles qui se trouve en position de progressiste. Maintenant, reste à démêler le fictif de l'historique, mais ça risque de prendre du temps... Surtout pour un truc aussi insignifiant que ça.

Enfin, à l'époque, je m'en souviens, ça avait été l'événement énorme dont on nous avait rebattu les oreilles encore et encore. Et déjà à l'époque je râlait quand elle était vivante, mais morte elle était encore plus insupportable ; mais c'était intéressant d'admirer la bêtise humaine dans toute sa splendeur, ces millions d'écervelés qui se recueillait après la mort d'une milliardaire qui passait son temps entre yachts et jets privés (en faisant 30 secondes de pub à côté d'un africain pour "lutter" contre les mines antipersonnelles, la bonne blague intersidérale), et trouvant que la reine ne remplissait pas bien ses fonctions de personnage public, de grand guignol. Quant à la reine, incapable de comprendre que justement son action pour l'État, personne n'en avait cure, tant qu'elle présentait bien.

C'est ce que je retiens de ce film : tout le monde est aussi attachant que stupide (à part la femme de Blair, républicaine convaincue, elle je l'adore :p), à divers degrés, même l'ultra-conservateur homophobe (et ahuri) de Philip. Même le peuple qui finalement ne fait que montrer sa faiblesse d'esprit usuelle (on sent le mépris que j'ai pour la plèbe là ou j'en rajoute une couche ?). Et les références à Dieu sont absolument exquises, un artiste, ce Stephen.

En fait, on pourrait écrire une thèse, sur le sujet, hautement sociologique. Mais d'un autre côté, je n'ai pas beaucoup de temps, on aura donc juste droit à une médriocre critique :/. Pour un très bon film.

exclusive !

Ou pas, je crois que tout le monde a vu "Scoop" depuis sa sortie. Du coup, je crois que l'on se moquerait presque de mon avis sur la chose ^^. Salle encore bondée, ça faisait longtemps que je n'avais été contraint de me réfugier au tout premier rang. Que dire donc ? Le monde du blog se divise en deux catégories : ceux qui ont trouvé très bon mais pas excellent, un poil déçus et le terrible jusgement "ce n'est pas le meilleur Woody Allen", et puis ceux qui ont absolument trouvé ça génialissime. Les vrais cinéphiles (enfin, cinéphages) étant de la première catégorie. Bon, c'est une comédie, forcément je ne peux déjà que préférer les drames, ou les films romantiques, mais je n'aime pas vraiment classer les oeuvre (en fait, j'en ai trop vu, ça serait trop compliqué ; et puis des Woody, j'ai dû voir les deux tiers si ce n'est les trois quarts de son oeuvre, mais je ne me rappelle pas de tous, c'est étalé sur plus de 7 ans de visionnage ^^).

Pour une comédie, disons que c'est très très bon. Exploration louchant dans domaine du fantastique, histoire ficelée un poil de travers mais largement suffisante (parce que... c'est une comédie :D ; elle a planqué ses lunettes à la fin, ou bien ? Bon, on s'en fout), un film qui repose sur Woody himself (le revoilà à l'écran !! :) ) et la foooooormidable Scarlett Johansson (faut que je vous dise : j'avais retenu son nom par coeur après "l'homme qui murmurait à l'oreille des cheuvaux", j'ai dû attendre des années avant de la revoir enfin :D ), qui a pris quelques (dizaines de ?) kilos pour le rôle, y'a encore plus à manger de fait :D (mais je serais malhonnête de ne pas avouer que je préfère quand même une silhouette plus élancée et originelle).

Heu, j'dois faire un synopsis de l'histoire, ou tout le monde l'a vraiment vu ? Bah, si c'est pas encore le cas, vous pouvez y aller sans problème, ça ne peut pas faire de mal ^^.

bande-son: beaucoup de "dans le hall du roi de la montagne" de "Peer Gynt", par Grieg, mais au ralenti et sans les paroles, réparons cet oubli (pfiou, lutté pour retrouver ça, y'a un zoli pdf qui contient l'original norvégien et la traduction, je sais pas si Woody l'a fait exprès d'ailleurs, moi ça m'a bien fait rire en tout cas :p ) :

HOFFTROLLENE
Slagt ham! Kristenmands sønn har dåret
Dovregubbens veneste mø.
Slagt ham! Kristenmands sønn har dåret
Dovregubbens veneste mø.
Slagt ham! Slagt ham!
Slagt ham! Slagt ham!
Slagt ham! Kristenmands sønn har dåret
Dovregubbens veneste mø.
Slagt ham! Kristenmands sønn bar dåret
Dovregubbens veneste mø.
Slagt ham! Slagt ham!
Slagt ham! Slagt ham!
Slagt ham! Slagt ham! Slagt ham!
Slagt ham! Slagt ham!
Slagt ham!

samedi 11 novembre 2006

tous des ploucs

"All the King's Men", traduit en "Les Fous du roi", d'autant plus que c'est un remake du film de Robert Roussen du même nom, en 49, lui-même adapté du roman homnyme de Robert Penn Warren, Pulitzer 47 pour cette oeuvre. Les deux films ayant été bien oscarisés aussi, me semble-t-il. Bref, du lourd, on attend ça depuis des mois en bavant devant la bande-annonce, pas le temps de le voir la semaine dernière, et cette semaine... plus que 27 salles !! Mais c'est quoi ce délire total ? Du coup, salle quasiment pleine à l'ugc Orient-Express, celui qui est secoué toutes les 5 minutes par le RER en dessous...

Il est absolument superbe, ce film. Peut-être un peu trop classique, dans sa réalisation, mais tellement bien fait, Steven Zaillian est un artiste. On a vu son nom n'apparaître que très peu, il ne figure pas même à la bande-annonce, il n'a fait en fait que 3 films, en 93 et en 99, dont je ne crois avoir vu que "Préjudice" ; mais notre metteur en scène et producteur a en revanche été scénariste, non seulement du présent film, mais aussi de "Gangs of New York", "La Chute du faucon noir", ou encore "La Liste de Schindler" (excusez du peu), entre autres, et aussi de "l'interprète" où il a rencontré Sean Penn.

Un Sean Penn toujours aussi formidable, cette fois en homme politique "idéaliste" (mais très censé, ce n'est pas un quelconque défaut ici), qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, en plein dans les années 50, entre les dénonciations de corruption, ses actions en tant que gouverneur et sa lutte avec les puissants, les riches et aristocrates de sa Louisianne. Un plouc pour diriger les ploucs, et leur donner ce qui leur manque. Personnage fictif inspiré par un véritable homme politique des années 30 (mais aussi par d'autres), Henry P. Long, dont le destin vous sera sans doute venu à l'esprit sans trop de difficulté, tant ce pays des USA est coutumier de la chose (étrangement, ça ne marche jamais avec les crétins, Bush en tête ; essayons de paraître surpris).

Un casting de rêve, Jude Law, Kate Winslet, Anthony Hopkins, et j'en passe. On est vraiment en droit d'halluciner quand on sait que ce film est sorti il y a 10 jours et qu'il est aussi peu distribué. Courrez le voir.

on se concentre, et on rit un bon coup

Après codesearch et ces morceaux de code d'anthologie dégotés via Google, voici... le code de Linux :p. Je savais déjà qu'il y avait de super passages, mais un p'tit gars en a concentré un bon nombre (via PCInpact ). Ma préférée (effectivement dans mon /usr/src/linux-2.6.16.21-0.25/net/ipv4/ip_gre.c, ligne 305 ) :

static void ipgre_err(struct sk_buff *skb, u32 info)
{
#ifndef I_WISH_WORLD_WERE_PERFECT

/* It is not :-( All the routers (except for Linux) return only
8 bytes of packet payload. It means, that precise relaying of
ICMP in the real Internet is absolutely infeasible.

Moreover, Cisco "wise men" put GRE key to the third word
in GRE header. It makes impossible maintaining even soft state for keyed
GRE tunnels with enabled checksum. Tell them "thank you".

Well, I wonder, rfc1812 was written by Cisco employee,
what the hell these idiots break standrads established
by themself???
*/


Ça résume exactement mon boulot en informatique système. On a du mal à imaginer à quel point tout est cassé au niveau hardware quand on n'y travaille pas le nez dedans...

inventaire

En revenant de la PinK'd party (mici 'tit blond !!), je croise :

* un gars louche assis dans la râme (d'ailleurs, ça lui octroie 4 places pour lui tout seul, alors qu'il y a pas mal de monde)

* un mec qui fait une espèce de discours tout seul à une station, avec une voie bizarre, qui porte, sûre d'elle, mais lorsqu'on se retourne, on comprend vite des choses...

* encore un SDF tout bizarre qui est franchement instable, bon, vaut mieux s'écarter des voies, on sait jamais

* et le must du must : 3 filles qui débarquent en chantant, et qui continuent, à tue-tête ; chansons paillardes de premier choix, mais vraiment abominables dans le genre ; quand il y a moins de monde dans la râme, je regarde un peu ça : la vingtaine (peut-être même plus jeunes que moi), il y en a une qui a les jambes super crasseuses avec ce qui semble être du sang qui a coulé dessus ; et une autre qui a 4 ou 5 balais à chiotte (usagés, mais plutôt de la poussière apparemment, assez dégoûtant en tout cas) tout autour de la taille (notons que ça sentait l'étudiante en lettres ou assimilé à plein nez, ça se remarque en deux secondes ; pas de l'exclue de la société qui a un CAP merdique en poche, j'en suis certain).

* vers chez moi à 40 mètres du poste de police, une bande de jeune du genre cliché-du-9-3, on sent qu'ils sont inflammables eux aussi.

Ce soir, on m'a regardé comme un uluberlu quand j'ai demandé un truc sans alcool au bar ; et encore plus dingue quand j'ai demandé un chocolat chaud pour couper court au très classique "bah je sais pas, demandez ce que vous voulez... ah ça non, on n'a pas, mais on a de la bière" ; il est vraiment temps de faire quelque chose (je rentre chez moi, et que trouve-je dans ma boîte au lettre : le point avec un guide "soirée étudiantes", magnifique ode à la beuverie, pour changer).

puisqu'on est bien lancé...

Dans les commentaires de mon billet précédent, Denys indique cette formidable idée pour produire de l'électricité. Après tout, il y a bien des centrales hydroélectriques qui marchent avec les marées, au large de la Bretagne me semble-il (même qu'on s'y déplace en vélo tellement c'est grand), alors au point où en est... En plus, c'est tout aussi esthétique que des centrales solaires au Danemark (et tout aussi efficace), trop bon jusqu'au bout.

Dans la série des idées farfelues, ça me rappelle fortement le sujet de Centrale 2003 MP en physique : méthode pour stocker le CO2 dont on ne sait plus quoi faire (et dont il faut se débarrasser pourtant pour lutter contre l'effet de serre), en balançant des cylindre sous forme solide de 2,70m de rayon et... 30 mètres de haut ! À 4000 mètres de profondeur, évidemment. Quand j'ai fait le sujet, j'ai cru que c'était une blague cette histoire (les physiciens sont très blagueurs ; d'ailleurs la note que j'ai eu sur ce truc devait aussi être drôle, mais j'ai jamais trop partagé leur sens de l'humour). Et bien pas du tout, un ou deux mois plus tard, ça en parlait dans S&V, sujet tout à fait sérieux, avec des études pour contruire des plate-formes off-shore sur des fosses pour envoyer des supositoires géant de CO2 en plein dans l'océan.

Épatant...

jeudi 9 novembre 2006

un petit troll et puis s'en vont

Dans la catégorie des déchets et autre pollutions qui déchaînent bien des passions, il y a tout simplement les déchets ménagers. L'on peut prétendre s'éclairer à la bougie (voire pas du tout), mais s'il y a bien deux choses dont on ne saurais se passer, c'est d'une part les excréments, et d'autres part les déchets de la consommation quotidienne. Sachant que les premiers vont être filtrés, et considérés tôt ou tard comme étant de la même catégorie que les seconds, ou du moins, posant les mêmes problèmes.

Prenons un cas particulier, le mien (ce sera plus simple). J'habite donc près de Paris, 10 millions d'habitant au total. On essaie d'imaginer rapidement le nombre de tonnes par jour de merde (c'est bien le mot) produites. Ça fait peur. Qu'en faire ? Et bien on ramasse, première étape. Et ensuite ? Retraitement ou enfouissement.

L'enfouissement, c'est le mal. Oui mais, y'a des trucs dont on ne sait pas trop quoi faire. Prenez votre PC, plus toxique que ça on ne peut pas, y'a même de l'arsenic dedans ; quand on donne les vieux PCs aux petits Africains, c'est très clairement ce que l'on appelle un cadeau empoisonné. Et puis, on ne peut de toute façon pas tout retraiter, alors il y a une solution intermédiare, l'incinération. Ça pollue. Mais ça fait gagner beaucoup, énormément de place, c'est indéniable.

Parlons de ce qui est drôle : à force de faire le tri recyclable/pas recyclable, on en arrive à un moment ou la seconde catégorie vouée à l'incinération... n'arrive plus à brûler. Pas de bol, c'est ce qui est le moins combustible dont on ne sait vraiment absolument pas quoi faire. Il faut donc trouver de quoi allumer le brasier. On va donc piocher du côté... des déchets recyclables bien sûr !! :p  On croît rêver...

La question est la suivante : a-t-on le choix ? Regardons ce qu'était Paris jusqu'au XIXème, dans sa crasse, où ne pas attrapper le choléra avant ses 28 ans relevait du miracle... Alors oui, je préfère encore avoir mon usine d'incinération à même pas 1km de chez moi, qui laisse des traces de suie immondes sur mes vitres (dixit ma momon, moi évidemment, je nettoie jamais de ce côté, je suis chez moi que la nuit, vois pas la différence :D ), plutôt que de chopper la peste ou autre joyeuseries.

Ce qui ne veut pas dire que je suis un fervent supporter de l'incinération à tout prix ! D'ailleurs, l'usine en question est en reconstruction à côté, elle ne respectait plus les normes, les techniques évoluent, tout simplement. Mais évidemment aussi, le recyclage, c'est bien, sauf qu'avoir 28 poubelles pour les mettre au final dans le même camion (véridique, ça arrive la majorité du temps, mais c'est "pour habituer" ; aaahhh, la psychologie...), c'est quand même assez suspect (et puis avec le nombre de chômeurs/rmistes/exclus/sdf que l'on a, on va pas me dire que l'on a personne pour renforcer les équipes de tri manuel, nan ? OK, c'est ingrat comme boulot, mais c'est mieux que rien...).

Et surtout : il faudrait peut-être arrêter le consumérisme. Vous savez, avant, une machine à laver, un four, ou un frigo, il durait 10 ou 15 ans ; maintenant, la garantie plus un jour (combien de télés avez-vous perdu étrangement comme ça ?), soit 3 ans et des poussières (voire deux). Et du matériel électronique, même si maintenant il y a la norme RoHS, ça ne reste pas joyeux du tout, lâché dans la nature (évidemment, ce sont des éléments naturels, mais que l'on ne devrait pas retrouver aussi concentrés ; un peu comme la radioactivité, quoi...). Mais bon, vous comprenez, ça donne à manger aux familles, c'est capitaliste ; et le plus mieux, c'est que RoHS file plein de boulot (faut refaire des système entiers, composants devenus obsolètes, un tas de proj' reviennent sur le marché ), et on vient de lever une taxe pour récupérer votre appareil et le retraiter, histoire de tous nous sauver.

Pendant ce temps, n'oubliez pas de mettre vos peaux de bananes dans le sac différent de celui des bouteilles en verre, l'avenir de l'humanité en dépend !! (et pendant ce temps, toutes les communes de France prient pour ne pas avoir de déchets d'aucune sorte sur leur territoire ; nous nous abstiendrons de mentionner le mot "égoïsme", promis)

toujours dans mon courier

Dans la longue série des trucs zarbs que je reçois dans ma boîte aux lettres, aujourd'hui (enfin, à l'instant ^^), deux fiches de paie ! Tadam, deux pour le prix d'une, j'hallucine un peu, mon stage est fini depuis fin juin quand même (ah oui, on reçoit son salaire le 7 et sa fiche de paie le 9 dans le milieu, ça surprend pas mal de monde à chaque fois). Bon, j'me dis, wow, il se sont encore chié dessus, déjà en juillet il m'a avaient versé une ou deux centaines d'Euros sur mon compte sans aucune explication (d'un autre côté, tant que c'est pour me filer du fric...). Donc la, fiche de paie au format standard, pas de dates, rien, aucune lettre d'accompagnement, total de l'opération : 54€94 ^^. Bon, faut pas se poser de question... Enfin, si, ça va être versé sur mon compte ça ? :p


humeur du moment: ciel, y'a eu plein de comm', va falloir que je vois ça >_<  (vous m'excuserez, ce soir, je mangeais, oui oui, 3 tiers de 3 fondus différentes et un dessert, ça mérite d'être noté à tout jamais dans les annales de ce blog :D )

ambiances électiques

Et bien, j'ai perdu une lectrice, apparemment ; c'est certainement pas la première (enfin, c'est la première qui se fâche -- enfin, juste virtuellement, c'est pas la première fois non plus, et c'est toujours mon amie :) ), mais ça me chagrine un peu, je l'aime moi Kerdekel, et son blog aussi, même quand je suis pas d'accord (et même quand on me traite de tous les noms, j'ai fait un lycée de fou, une prépa scientifique dont pourra témoigner BanZZaï et une école d'info de tarés, j'en ai vu des bien pires...). Si j'arrêtais de lire Glazou parce qu'il dit des bêtises sur le libre de temps à autre (tiens, même méthode du "je ferme les commentaires" ; ces susceptibles alors...), ou Eolas et son catholiscisme, ou Phersu parce qu'il est ouiouiste, on ne s'en sortirait plus :D.

Pourtant, j'ai trouvé aujourd'hui même deux alliés : Daniel Schneidermann et Socionome (qui a fait une B/L après un bac S bio, avant de faire de la socio, pour remprendre un autre [faux-]troll énervé qui se cache dans le coin ^^). C'est pourtant pas compliqué : une situation, des solutions potentielles, un choix à faire, et puis c'est tout. Mais si on a une solution-qui-va-tout-révolutionner là maintenant tout de suite sous la main, je veux bien la connaître. En attendant, il faudrait plus de moyens à la recherche, on a un tas de cerveaux qui n'attendent que ça...

Bon, les comm' resteront toujours ouverts, et on peut même se servir de moi comme pushing-ball (j'assume mon masochisme ;) ), va falloir que je revois Muriel rapidement (heu, mais quand ? Bon bah, PC, ou le club des vieux cons là, tiens... Surtout que maintenant tout le monde sait que je suis un jeune con, mouarf :p ), histoire d'être sûr qu'elle ne me fait pas la tête (déjà qu'il y a un peu Olivier ; Patrick de blog-argentine et Ka n'ont pas l'air de me porter dans leur coeur non plus :$ ; wouah, c'est le revers de la ''''célébrité'''', pourtant je râle beaucoup moins qu'avant :p ). Tiens, j'oubliais, le plus drôle, c'est que les tests politiques me donnent comme Vert ; et que c'est le seul parti pour lequel je n'ai jamais voté, trop idéaliste à mon goût... Cruelle réalité.

Heu, en contre-argument tout à fait valable pour les anti-nucléaires, mon collègue de travail adhérant green peace (et maoïste soixantuitard ; et normalien) m'a indiqué que la consommation du TGV au démarrage nécessitait plusieurs centrales nucléaires pour l'ensemble du réseau, et que si ensuite une fois lancé la turbine produisait du courant, celui-ci n'était pas réinjecté dans le réseau électrique, et donc consciencieusement gaspillé. On pourrait donc réduire le nombre de centrales. Ce qui est d'ailleurs amusant, c'est que Tristan (très écolo, et anti-4x4 par exemple) disait récemment que le train ne polluait pas du tout par rapport à l'avion (et encore, je passe sur la production de CO2 à cause de l'induction entre les fils électriques ; même problème pour le métro et les rails, d'ailleurs). Comme quoi, il faut toujours se méfier des apparences (et avancer les bons arguments, les comm' sont là pour ça, na ! :p ).


bande-son: "i am what i aaaaaammmmmm" (ouais, je sais, c'est horrible :p Comment elle s'appelait déjà cette mannequine-chanteuse ?)
humeur du moment: mais je l'aime moi Kerdekel, reviiiiieeeeens :'( Ça ne peut pas se terminer comme ça entre nous, pas si vite !! >_<

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