humani nil a me alienum puto

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vendredi 21 septembre 2012

journées du patrimoine marathon

Au début, l'idée était de visiter Matignon : j'ai déjà fait le Parlement, et l'année dernière j'avais parcouru le Palais Royal (quand je retourne au CE ou au CC, je me retrouve facilement, du coup ! — Mouarf). Matignon, c'est l'un des spots les plus courus : arrivé à 9h25, j'ai pu entrer une heure plus tard "seulement", après une fouille bien poussée (rayons X sensibles + auscultation manuelle des sacs + "prenez une photo avec votre appareil" + "buvez une gorgée de votre bouteille" — ouais ouais...). En soi, l'hôtel à l'histoire un peu mouvementée (il a même appartenu à l'Autriche-Hongrie, avant d'être donné à la France) n'est pas bien grand. Après le grand escalier, on trouve à l'étage une petite antichambre sympathique et le bureau du premier ministre, une vingtaine de mètres carrés je dirais (en tout cas j'ai déjà vu du directeur général adjoint en avoir du plus grand !), avec de beaux tableaux de Fragonard directement sur les murs (les saisons, trois, la quatrième à SF), et un bureau en demie-lune qui a été piqué au ministère de la culture (ou de l'éducation ? Une commande Jack Lang). Vue sur le parc. On peut caser quelques collaborateurs (plutôt en bas, en fait), mais pas grand chose en fait : retour au rez-de-chaussée, la salle du conseil des ministres prend pas mal de place, mais en fait on ne pourrait pas tirer les chaises jusqu'au bout du bout, côté mur, ça doit être un sacré manège pour installer autant de monde, on est un peu serré, quand même. Certes, de l'or partout. Quelques bureaux (chef de cabinet ?), avec une pile de Dalloz (bien devant Montchrestien puis Litec en terme d'achats) et on arrive dans le jardin, immense, le 2e plus grand de Paris après Rodin (pas très loin). Là, on s'amuse à trouver les arbres qu'ont planté chaque premier ministre de la 5ème. On ressort par l'autre côté, derrière le grand parc peu connu qui donne sur l'arrière du Bon Marché.

On nous invite, avant la sortie, à aller visiter un autre hôel particulier devenu ministériel : l'hôtel de Clermont, relations avec le Parlement, rue de Varennes aussi. Que d'or ! Mais tout petit. Alors qu'à Matignon, on alternait salons jaune, bleu, rouge (on peut y recevoir plein de monde, gros avantage, pour y signer des accords par exemple), ici on a deux petits salons sympatoches pour prendre le thé. Un long arbre a été planté dans le jardin, avec une mention en patois landais (rapport au locataire des lieux). Mignon et sympa, entre Matignon et le Parlement. Du coup, je remonte la rue de Grenelle, en parallèle...

Et hop, hôtel de Rochechouart (il y en avait d'autre, sur le trajet, comme la mairie du 7ème, mais pas ouvert le samedi matin), c'est-à-dire le ministère de l'éducation. Alors eux, c'est grand luxe ! Immense, et il faut voir les salons, entre agencement et décoration moderne dans un décor ancien, l'équilibre est subtil et parfaitement réalisé. Le lieu est assez immense pour caser tout le monde tout en se gardant des salles pour petit-déjeuner, déjeuner, thé, souper, à l'avenant. Le paquet est mis sur la comm' institutionnelle, avec des panneaux "refondons l'école" (on en parle tellement qu'on se demande si ça sera réellement fait, on va voir...). Belles salles de conférence, aussi, avec vestiaire. Couloirs allongés, moquette agréable, un vrai plaisir ce ministère. Dans un des grand escalier, on trouve tous les portraits des occupants des lieux (certains ont fait deux mois tout au plus) : amusant de voir la population vieillir, puis un peu se rajeunir ; et le costume trois pièce insipide s'imposer aussi.

Sur ma lancée, j'ai pu faire, toujours rue de Grenelle, l'hôtel d'Avaray, actuellement résidence de l'ambassadeur des Pays-Bas en France : il est bien logé, pardi ! Dans le hall, une oeuvre d'art assez fascinante, en 3D (faite en papier, rétro-éclairée) ; cossu et feutré, hôtel particulier, bibliothèque, argenterie, tableaux aux murs, beaucoup de bois noble sombre, etc. On a accès cette fois à tout, aucun filet pour restreindre les visiteurs, on peut déambuler, voir les photos familiales (et de la reine, surtout), poser des questions sur les tableaux à un personnel très à l'écoute. Petite visite du jardin de taille très acceptable (dix fois plus grand que mon appart', quoi). Les voisins en vis-à-vis doivent être heureux (je dirais qu'on est à 15K€/m², et effectivement un héritier pure souche d'appellation d'origine contrôlée occupait l'un des appartements). On a accès qu'au rez-de-chaussée, mais c'est déjà fort sympathique d'avoir participé aux journées.

Son voisin est l'hôtel d'Estrées, résidence cette fois-ci de l'ambassadeur de Russie — les gardes parlent Russe uniquement, pas hyper-pratique. Très belle verrière à l'entrée (mais mon appareil photo a décidé de me lâcher à ce moment-là). L'hôtel est pas mal du tout, mais surtout il s'y tient une exposition sur Napoléon, et sa victoire à la Pyrrhus après avoir traversé la Bérézina, à Borodino. Pièces exclusives qui ont été rassemblées pour l'occasion, comme la longue vue de Napo ou son fusil personnel.

Après le déjeuner, devant retrouver B#4, celle-ci a été irrésistiblement attirée par les dadas de la garde républicaine : c'est donc moi qui ai dû aller la rejoindre, boulevard Henri IV, pour la trouver devant le manège en train d'admirer le canasson faisant des tours. Un vieux cheval était à l'exposition pour les gamins, certainement shooté pour ne pas en manger un seul. La visite des lieux était assez complète, avec à l'extérieur un stand bouffe et une démonstration de forge de fer à cheval — les gamins sont ravis. On aura pu voir la verrière d'Eiffel qui sert de manège couvert à la garde : fabuleux !

Le lendemain, dimanche, je suis allé visiter, le matin, un bassin de rétention des eaux de pluie tout près de chez moi : 90 mètres de long, 60 de long, 12 de haut, multiplié par deux (le premier bassin déborde sur le second quand il est plein). Forcément impressionnant ; on y descend une fois en pyjama blanc de protection, un casque sur la tête. Depuis la construction il y a quelques années à peine de ces deux bassins, la ville n'est plus inondée ; en revanche, dès qu'il a plu, et qu'il refait beau, il faut vider l'eau pour la réacheminer vers le traitement des eaux usées : en effet, ce sont les égouts que l'on évite de faire déborder, et on comprend mieux pourquoi tout l'art est de traiter la "boue" (la merde, en bref). Systèmes ingénieux en oeuvre, mais le nettoyage complet est exceptionnel (pour les visites, en somme). Ça explique pourquoi ça pue par chez moi, de temps à autre (quoiqu'un autre puits de stockage, juste à côté, serait plus à incriminer).

L'après-midi, direction le TCE. Je n'avais pas bien tout compris, je pensais que le circuit "Auguste Perret" n'avait lieu que le samedi : pas du tout, on fait le tour du théâtre des Champs Élysées (mais que de celui-ci, dommage je n'ai jamais vu la comédie à côté), avec quelques détails croustillants sur les représentations cachées de la famille et des ami(e)s de l'architecte. Puis on prend la direction du Palais de Tokyo (nommé ainsi en référence à la rue qu'il bordait sur la scène avant la seconde guerre mondiale et le renommage), toujours en cours de "rénovation" depuis quelques années, ou plutôt de réouverture brute, où l'on mène un travail de fouilles archéologiques — par exemple, on vient de découvrir une salle de cinéma aussi peu opérationnelle que l'orgue du TCE (mais grâce aux vidéo-projecteurs, plus besoin d'avoir une cabine de projection alors oubliée). On descend à des profondeurs insoupçonnées, dans ce bâtiment ! On se dirige ensuite vers le musée Guimet — ce n'est pas de Perret, mais c'est du même tonneau, disons —, où l'on admire l'escalier (vu d'en bas, c'est vrai que... Et ça laisse vraiment passer la lumière !). Le béton brut est le fil conducteur. L'archipieds concurrent continue vers l'hôtel de Iéna, actuellement maison de retraite de la 5ème (Conseil Économique, Social et Environnemental), aux espaces impressionnant (une aile, côté Iéna, n'est cependant pas de Perret mais a été rajoutée plus tard — le bâtiment a connu plusieurs vie, comme le palais Chaillot — et pas classée alors que construite sur l'exact modèle). On s'attarde sur les triangles inversés, la ferronnerie spéciale, l'escalier extraordinaire coulé dans le béton en une fois et qui paraît suspendu, la décoration de l'hémicycle, le fronton extérieur. On finit, au bout de deux heures de déambulation avec un groupe d'une petite trentaine de personnes, au palais Chaillot, dernière oeuvre de Perret au programme, où l'on a enfin l'explication des frontons indochinois et humanistes (heu, j'ai oublié...). À l'intérieur de la cité de l'architecture (ça tombe bien !), on voit l'ancêtre de la technique de coffrage-moulage dont on a déjà parlé pour le béton. Il nous est indiqué deux autres bâtiments (privés) de Perret, dans le XVIème : il me semble qu'on les a déjà fait lors d'un archipieds, un vrai cette fois-là.

Journées du patrimoine bien remplies, l'année prochaine, je pense au quai d'Orsay et à Baauvau.

jeudi 6 août 2009

l'art nouveau se tape l'affiche

S'il y a bien une personne avec qui mes goûts artistiques en matières picturales et sculpturales sont quasiment identiques, c'est bien mon ancienne voisine (et certainement pas B#4, d'ailleurs tout le monde s'étonne que l'on puisse s'ébaudir devant du Chardin, j'aurais dû prendre une photo :)  ). Par exemple, nous avions tout deux par la plus pure coïncidence des représentations de "la jeune martyre" de Delaroche dans nos chambres respectives ; en gros, nous aimons les mêmes nunucheries. A l'art décoratif près, où il faut bien admettre que j'ai toujours eu un peu de mal ; le début de XXème siècle (ou fin XIXème, surtout si l'on est historien et que l'on met la limite à 1914) m'est toujours un peu étranger ; mais j'apprends à l'apprécier peu à peu. Et s'il y a quelque chose dont la demoiselle est fan et que je ne connaissais qu'extrêmement mal (malgré un voyage à Prague peu avant sa rencontre), c'est bien Mucha.

Alors quand j'ai vu via la tribune de l'art (excellent compte-rendu éclairé) qu'il y avait une expo Mucha à Montpellier, au musée Fabre (où j'avais raté l'année précédente le Courbet déjà manqué à Paris), j'ai commencé à échafauder des plans, puis à prévenir la demoiselle ; qui par un prompt hasard a pu me doubler d'une semaine, finalement. Et me prévenir qu'il y a beaucoup de monde : effectivement, à 14h30, vingt minutes de queue étaient nécessaire pour entrer (de nouveau pour ma part, mais que voulez-vous, je suis les robes courtes jusqu'à la sortie...). Le mercredi, le musée Fabre est ouvert de 13h à 21h. Les horaires sont originaux, et les tarifs aussi : 8€ puisque le tarif réduit à 6 est presqu'impossible à obtenir tant la sélection est rigoureuse, c'est tout de même fichtrement cher.

Ajoutons 3€ pour la visite guidée (qu'il fallait prendre au même moment, alors qu'il n'y a aucune indication : heureusement, j'ai pu échanger mon billet), voilà 11€ l'expo : étrangement, sur le groupe d'une dizaine de personnes, j'étais le seul jeune, et dans le musée même bien rempli, les rares jeunes étaient quasiment tous en famille. Par ailleurs, le musée ne semble pas faire partie de la RMN, et donc aucune gratuité pour l'expo permanente, à 6 ou 4€, qui n'est pas à tomber par terre (un bric à brac de renaissance et primitifs flamants assez mineurs, à quelques exceptions près). Encore une fois, dommage, le lieu semble pourtant être public (agglomération de Montpellier).

Renata assure la visite : je mets un certain temps avant de deviner qu'elle est Allemande (et tant, elle est Autrichienne), c'est en fait surprenant car elle doit taper dans le mètre soixante, mais n'en reste pas moins très palpatine-compatible. Elle ferait une bonne modèle pour Alfons. Car revenons-en à notre Mucha :de grandes photos à l'entrée, la scénographie est léchée, faute d'être très explicite. C'est ici où la visite guidée prend tout son sens : que n'apprend-on grâce à notre gentille guide, qui sera couverte de louages à l'issue de l'exposition une heure et demi plus tard ! Au moins, si le métier paye peu (voire pas, et ce n'est pas une blague...), il est très gratifiant.

Après une petite vidéo d'archive où l'on découvre l'artiste au milieu de sa famille, la première salle est consacrée au "Mucha avant Mucha" -- c'est-à-dire avant ses 30 ans. Car Mucha a longtemps appris avant d'arriver à Paris, et enfin décoller, grâce à ses fameuses affiches, les premières pour Sarah Bernardt, donc la salle suivante est consacrée -- on apprécie les documents visuels et audio, où l'on s'aperçoit que non seulement elle surjoue gravement comme je le savais déjà, mais en plus avec une voix absolument horrible. Avec le Mackart du début, pour montrer l'origine de l'inspiration de notre héros, ce sont là à peu près toutes les oeuvres qui ne sont pas de lui ; les autres étrangères sont dans le cadre de collaborations étroites, on salue en tout cas l'effort pour replacer en leurs contextes les différentes créations.

Des premières affiches, on tire ce qui sera la marque de fabrique universellement reconnu de Mucha. A tel point que ses autres travaux s'en trouvent phagocytés. On y trouve dès leur origine, au milieu de la trentaine, les serpentins du cadre, le détail des ornements, la composition avec le titre en bas, le nom en haut, et puis surtout, la femme, cheveux longs, air éthéré, sensuelle et troublante. L'immense succès de ces affiches peut être suivi tout le long des publicités célèbres, des tapisseries, puis de l'exploitation en version luxueuse sur de la soie, pour les quatre saisons ou le quadryptique des arts. La visite guidée a ses limites, et par exemple on zappe totalement ces derniers (pour se concentrer sur les quatre joyaux, notre guide est une femme, ça doit être pour ça), tout comme "la mort de la fiancée d'Hasanaga", au fusain, conservée à la fondation Mucha de Prague, et qui annonce "le Pater", où comment notre artiste devenu franc-maçon essaie de réconcilier une vision moderne du christianisme en mélangeant le mouvement d'occultisme fasciné par l'hypnose qui fait fureur en son temps, et auquel il participe activement, dans un style d'ornements proche de celui déjà usé pour "Ilsée, princesse de Tripoli" dans une salle précédente, mais dans un ton beaucoup plus grave.

D'ailleurs, une dame demande si Mucha était alors dépressif : comme d'habitude, on ne sait pas grand chose sur sa vie, qui a de remarquable pour un artiste qu'il n'y a rien de remarquable -- une femme et des enfants un peu tard, une mort à 79 ans, pas de vagues. On passe alors à des arts bien plus décoratifs encore : la boutique de Fouquet, le jaollier avec qui avait déjà été forgé une réplique du bracelet en serpent inspiré d'une affiche pour Sarah Bernardt. Tout est pensé art nouveau, des médaillons à l'extérieur représentent les femmes typiques des affiches muchéennes, la moindre table est designée, et quelques bijoux superbes sont créés, dont quelques exemplaires sont montrés. Je reste bête en apprenant que la réplique reconstituée de cette boutique se trouve a musée Carnavalet, dont proviennent la plupart des objets exposés : je n'en ai aucun souvenir ! De même, bien des oeuvres sont issus du musée d'Orsay, auquel le fils Mucha a fait une grande donation, à tel point que ce qui est issu d'autres musées -- essentiellement de la fondation Mucha de Prague, évidemment --, s'en trouve en minorité. Mais c'est surtout l'immense travail de rassemblement des oeuvres, inédit depuis trente ans, qui est surprenant.

Mucha a quarante ans, on est en 1900, c'est l'exposition universelle. Alors qu'il publie sur l'art décoratif et sur ses représentations féminines, et fait naître "Nature", ce superbe buste féminin dont j'aimerais bien avoir une copie, il va se passer un rappel de ses origines slaves, à travers une commande pour le pavillon de la Bosnie-Herzégovine d'une fresque, dont quasiment tous les bouts encore restant ont pu être rassemblés de diverses collections (dans un état parfois dégradé, roulés n'importe comment), pour la reconstituer enfin. Oeuvre géante, qui a nécessité déjà deux ans de visite (ou en tout ?), avec certes la participations d'élèves du maître ; y figurent une fresque depuis la préhistoire aux premiers slaves en passant par les romains, des événements marquant, et une représentation des trois religions en harmonie (c'était avant que tout le monde ne se massacre, heu, pas bien longtemps après et pour quelques dizaines d'années...), le tout sous l'oeuil d'une jeune égérie typique.

Un couloir où sont accrochées des photos du voyage avec Rodin comme une annonce de retour en Tchécoslovaquie, sur le point de prendre son indépendance (conservées au musée Rodin, aucun souvenir non plus ! Je ne comprends pas...), et le pas est franchi : Mucha revient au pays et quitte définitivement le Paris qui l'a rendu célèbre (et combien, on arrache même ses affiches dans la rue quand on ne peut pas s'en payer des reproductions !), pour dessiner notamment des vitraux (cathédrale Saint-Guy de Prague, mince, je l'avais visité celle-là ?). On en arrive alors à la dernière salle de l'exposition temporaire, qui fait part de la rétrospective slave avec des tableaux qui ne sont plus du tout dans le style des précédents, même si l'on devine une lointaine filiation dans l'idée, ou plutôt dans l'impression dégagée. Seule l'affiche qui fait représenter la fille de l'artiste (grâce au dédale assez incompréhensible au premier abord des salles, on peut facilement revenir au début de l'expo et comparer à l'originale) est totalement tributaire du style qui fît son succès.

Figurent aussi des esquisses du Mont Athos, où Marie a connu son ascension (c'est de bon ton en cette période). Les peintures finales ont pu être exposés, mais dans une salle de l'exposition permanente, à laquelle on accède au bout d'un long couloir ouvert pour l'occasion : c'est que le format est du 4 fois 5 mètres ! A côté, l'autre grand format de l'épopée Slave, travail de longues années aussi (1916 de mémoire), qui fut reçu de la même manière en 1919, très froidement, avant d'être remis à la ville de Prague en 1928, et de disparaître depuis des mémoires -- une exposition en Moravie, si je me souviens bien, et non à Prague, l'a réhabilité quelques dizaines d'années plus tard, avant un retour dans la capitale. Des icônes comme synthèse de l'art du maître font face à ses deux oeuvres géantes, symboles d'un Mucha que l'on a bien trop tendance à restreindre à seul type d'oeuvre, ses célébrissimes affiches.

Comme je partage avec Mucha un amour immodéré pour les belles filles, j'ai fait l'erreur de sortir de l'exposition rendre mon appareil audio, vers 14h30. A la vue de la queue, un tour à la librairie s'imposait : trouvé la Musique des Arts (sans l'aide de Renata, soit elle ne m'a pas vu venir, soit finalement je ne l'intéressais pas tant que ça, ce que je déduisis plus tard, dommage), pour mon ex-voisine, et reparti avec le catalogue, que vous pouvez commander aussi. Avant de me taper l'attente pour retourner finalement quasiment en même temps que la nouvelle de fournée de visiteurs guidés (et constater que je n'ai pas raté grand chose au début, puisque j'avais dû aller quitter mon sac au vestiaire en urgence pour ne pas avoir à le trimballer devant -- décidément, c'est quoi ces bêtises ? Et je crois que les bouteilles d'eau étaient interdites aussi, étant donné l'amoncellement devant l'entrée). En lisant les assez riches explications au mur, et en prenant plus son temps, la visite fait aussi une heure trente, c'est étrange. Mais cette heureuse synchronisation de ne me permit tout de même pas de jeter mon dévolu sur la jolie guide, qui ferait je pense une fort jolie affiche, par ailleurs.