humani nil a me alienum puto

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dimanche 10 novembre 2019

Manfred et Matthias

Pour débuter le concert du Pittsburgh Symphony Orchestra, il y avait la création française de Mason Bates, « Resurrexit ». Une partition très ricaine, du genre synthèse déjà fort entendue, avec un point d’originalité relative sur les chinoiseries du début (rappel de l’orient chrétien…) et le tapage de bouts de bois sur planche suspendue. Ça s’écoute très bien, ça donne dans les cuivres qui tachent sur la fin, mais on se dit que maintenant qu’on a la BO, il ne reste plus qu’à tourner le film. En l’occurrence, ce serait Jésus 2, le retour.

Ou alors, était-ce une annonce de l’arrivée de Matthias Goerne ? Car là était la raison de la présence de mon binôme. Notre héros rejoint le chef Manfred Honeck et entame dans l’ordre : de Franz Schubert, Pilgerweise D 789 puis Im Abendrot D 799 ; de Richard Strauss, Ruhe, meine Seele op. 27 n°1 ; puis de Schubert, Tränenregen D 795 - 10 ; et enfin de Strauss, Morgen op. 27 n°4. C’est évidemment fort beau. L’ami berlinois, fin critique (passé pro !), est cependant moins convaincu : « il nous a fait de l’opéra ». Pas faux. Il n’empêche que Matthias est ovationné encore et encore, faisant un nombre d’aller-retour qui au bout d’un moment amuse la galerie tellement ça fait étonnamment trop.

Entracte, pas bouger de la très bonne place assez isolée aux avant-postes du côté cour du parterre, pour la cinquième de Chostakovitch. Alors, j’ai un problème avec la numérotation des symphonies de Chosta. La 5ème, la 5ème, c’est quoi déjà ? Mais dès que ça débute, triple-ciel, je la connais par coeur celle-là, évidemment ! (C’est la plus donnée, nous dit d’ailleurs le programme) Interprétation d’une énergie incroyable, le frissonomètre à fond, une sensation malheureusement trop oubliée dans la froide philharmonie. Mais l’horaire est déjà assez avancé pour ne pas s’attarder pendant les applaudissements, d’autant qu’il y a une cause légitime de demoiselles ; c’est un peu tard que je me dis qu’il y avait peut-être des bis, comme le veut la tradition des orchestre invités (donc ratage de double-bis de Tybalt mort au matin). En même temps, ça laisse le Chosta tourner dans la tête quelques jours, donc était-ce si mal ?

jeudi Jansons

Mariss Jansons et l’Orchestre symphonique de la Radiodiffusion bavaroise, c’est quelque peu le duo gagnant à tous les coups. Mais le jeudi soir à la Philhar, c’est loin de remplir la salle : guère mieux que les occupants usuels de ce créneau. Je me replace avec l’ami berlinois dans le premier tiers du parterre, côté couloir cour, avec des voisins un peu pénibles qui auront raison de mon émigration en 4a pour la deuxième partie (ça faisait longtemps ! J’aime bien la position de cet endroit, qui permet de voir le chef et l’orchestre, même si l’on a moins de violons et plus de basses — effet subwoofer).

On commence par un Weber punchy, l’Ouverture d'Euryanthe (post-Freischütz). À croire qu’il n’a écrit que des ouvertures, pour ouvrir des concerts. Puis il y a un « pianiste légendaire », qui ne vient jamais en France ou presque, donc que l’on connaît très mal. Mais l’ami berlinois m’en dit déjà le plus grand bien. Rudolf Buchbinder a tout de même 72 ans. Avec lui, tout coule, naturellement. Et c’est ainsi que passe un très beau Concerto pour piano n° 2 de Beethoven. Puis en bis, comme annoncé, une transcription de la valse pour piano de Johannes II Strauss, Arr Grünfeld.

Après l’entracte, la puissante Symphonie n°10 de Dmitri Chostakovitch. Ça décrasse toujours, un Chosta qui dégomme. Manifestement, je suis parti trop vite, car le BRSO a donné un bis chostakovien (extrait de l’acte III de Lady Macbeth). Il faut dire que les concerts terminent affreusement tard, la ligne 5 est épouvantable et il n’y a plus de RER le soir. L’amour de l’art a des limites…

lundi 4 novembre 2019

Ligeti et Dohnányi de Paris

Pour l’orchestre de Paris du jeudi, l’arrière-scène de la Philharmonie était encore fermée, et il y avait le classique remplissage aux scolaires dernier moment. Et puis tout à coup, alors qu’on n’était tous installés, que ne vîmes nous pas des locaux wesh wesh à casquette — mode camouflage avec les sièges (l’occasion de rappeler que les concerts classiques, que ce sont essentiellement des blancs qui écoutent des blancs, avec quelques asiatiques saupoudrés).

On commence par une Symphonie n° 12 en mi majeur Hob. I:12 de Haydn, toute mignonne (avec un mouvement qui rappelle autre chose, Sarabande de Haendel avais-je noté ?). C’est assez court, pour se mettre en appétit. Mais en réalité, on venait surtout pour la suite, un formidable Ligeti, le Double concerto pour flûte, hautbois et orchestre, qui commence avec de belles harmoniques et continue sur des pioupious. L’orchestre est divisé en deux : vents à jardin, cordes à cour. On en a extrait deux héros, les solistes Alexandre Gattet au hautbois et Vicens Prats aux flûtes — parce qu’il en a trois, sacrée quincaillerie à promener ! On est malheureusement peu aidé par le public épouvantable, qui tousse, crache, fait tomber des choses jusqu’à la dernière note. Alors qu’il eusse fallu un silence absolu. Les voisins locaux de droite paraissent manifestement peu convaincus, ils ne reviendront pas après l’entracte.

Dommage pour eux, car Christoph Von Dohnányi, qui se déplace lentement, dirige assis et de mémoire partition fermée, du haut de ses 90 ans (!!!!), réservait une très jolie 3e de Brahms (gênée par les battements de pied du nouveau voisin un peu lointain, dont j’aurais finalement préféré qu’il garde une casquette sur la tête comme celui de devant, quitte à avoir une tare, mais ça fait toujours plaisir de voir un nouveau public apprécier : on verra plus tard pour les codes comportementaux, les p’tits vieux ne valent pas bien mieux…).

mardi 29 octobre 2019

Barenboim sur le divan

Simple et efficace : Daniel Barenboim avec son West-Eastern Divan Orchestra pour seulement deux pièces le dimanche soir, mais lesquelles ! Triple concerto Beethoven et 9ème symphonie de Bruckner.

Et pour le triple concerto, non rien que Anne-Sophie Mutter au violon et Yo-Yo Ma au violoncelle. Et Daniel Barenboim lui-même à la fois à la direction et au piano, de telle sorte qu’il balance quelque fois les mains de manière bien symbolique derrière la grande partition. Mais quelle brochette mythique ! Quelle prestation ! Même si l’acoustique de la philhar est toujours aussi peu clémente pour le violoncelle Yo-Yoesque.

Et cette 9ème, dirigée depuis une très haute estrade entièrement de mémoire, quelle merveille ! Magnifique de bout en bout, sonorité parfaite. À bientôt 77 ans, l’Argentine brille encore, deux jours après Martha Argerich. Et puis on sent que c’est SON orchestre. Entre deux mouvements, il échange quelques mots avec le 2e rang des seconds violons (2 violonistes) ; et à la fin, force baisers et serrages de mains, mots avec les différents premiers pupitres, on sent l’amour d’un chef pour son orchestre si particulier, et l’inverse aussi.

Forcément, ça ne peut faire que de l’excellente musique dans ces conditions.

la bande à Martha

Martha Argerich, 78 ans au compteur, donne dans le concert-récital de groupe depuis quelques années. Ça commence par une annonce d’un costard-cravate : changement de la première pièce au programme, et au passage, « toussez discrètement malgré l’automne, Radio France enregistre ». J’avoue avoir eu peur du remplissage extrême, et j’ai au début été surpris des trous un peu partout. Finalement, des masses de retardataires sont venus les boucher, mais les ninjas du parterre ont bien pu se positionner en broches entières autour du 6ème rang seulement, et jardin s’il vous plaît. De mon côté, donc, placement légal au second balcon, mais cette année j’ai eu dans l’ensemble d’excellentes places grâce à l’algorithme merdique de Secutix, qui donne par défaut les plus mauvaises places (parce que les plus proches du centre, à savoir l’arrière-scène ! Bande de débiles !), et donc j’ai pu toutes les changer lors de la commande. Bref, tout ça pour dire : je voyais parfaitement l’entrée des artistes sur scène.

Et en premier lieu, non pas Martha, mais son non moins mythique conjoint, j’ai nommé Stephen Kovacevich. Comme mes lecteurs le savent, j’ai un peu zappé ses récitals parce qu’il chante trop. Même du second balcon, on l’entend parfois, c’est pénible. Quel immense pianiste, sinon ! Partita n°4 en ré majeur (BWV 828, Allemande) de Bach, superbe. Il est ensuite rejoint par Martha pour une pièce à quatre mains sur le même piano, l’Andante avec cinq variations en sol majeur K.V.501 de Mozart. C’est aussi le début d’un triplet : suivent ensuite le rondo du trio "Les Quilles" (Akane Sakai au piano, Gérard Caussé à l’alto et Raphaëlle Moreau au violon) et le Quatuor avec piano n°2 en mi bémol majeur KV.493 (cette fois avec Tedi Papavrami au violon, sauf si je me trompe et que c’était dans l’autre sens ; et Edgar Moreau au violoncelle). Tout cela est fort beau, mais tout instrument pointé côté jardin s’entend mal côté cour. Autrement dit, malgré la multiplication des réflecteurs au plafond, l’acoustique de la philharmonie reste précaire…

Après l’entracte, duo de pianistes (femmes) entre Martha et Akane, en tête à tête (ou queue à queue) : surprenante et joyeuse Suite de Cendrillon de Prokofiev (transcription de Mikhaïl Pletnev, avec des extraits : introduction, Gavotte, Galopp). Et vient alors, pour la première et seule fois sans aucun piano, un binôme fraternel. Georg Friedrich Haendel / Halvorsen, Passacaille pour violon et violoncelle. Violon : Raphaëlle. Violoncelle : Edgar. Oubliez les Capuçon, voici les Moreau ! D’ailleurs, c’est ce que je twitte, et Renaud (Capuçon) de me répondre qu’ils sont en effet formidables tous les deux ; j’ajouterais que Raphaëlle, 23 ans, est fort belle, donc on veut la voir plus souvent, à la télé, etc. Quelle robe, d’ailleurs… Que d’émotions !

Après cette découverte hétéro-musicale, la soirée s’achève officiellement sur un long Prokofiev, Sonate pour violon et piano n°2 en ré majeur, op.94 (Martha + Tedi au violon pour respecter l’alternance), 24 minutes, soit un dépassement d’horaire de 20 minutes. Je crois que les programmateurs de la Philharmonie ont tendance à oublier les changements de contexte fort couteux. D’ailleurs je voyais Martha s’impatienter avant la dernière pièce, selon son légendaire caractère. Et pendant les saluts, ça a aussi été quelque peu folklorique.

En effet, pour les saluts dans tous les sens pour tout le public, on voyait bien que ça commençait à parlementer, puis à rappeler Stephen (qui s’était manifestement glissé au parterre), en annonçant que c’est son anniversaire ! Il revient donc avec sa démarche titubante (paraît que c’est aidé par quelque substance). Et donc on lui fait faire un premier rappel (avec une annonce peu audible d’en haut, je crois qu’il a notamment dit espérer de ne pas regretter) — de nouveau la Suite de Cendrillon (extrait de l’introduction), Gavotte. Et après une longue discussion, quelques allers-retours et une Martha qui a toujours l’air en mode pas commode, le compagnon-de-vie est de corvée de Bach, de nouveau… Bach, Sarabande. De notre côté, on en est fort heureux.

Bon, les invités sont tous là, on prend l’apéro à présent ? À 23h15, il serait temps ! Ces Argentines, j’vous jure…

concert de recrutement

Apparemment, François-Xavier Roth serait fortement pressenti pour prendre la tête de l’orchestre de Paris, mais le problème est qu’il n’ont pas assez de kilomètres ensemble : de fait, ce concert serait l’occasion de vérifier si ça fonctionne bien ensemble.

Pour ce concert, j’ai dû prendre un billet de retour plus tôt que prévu depuis Limoges, passer chez le kiné pour me remettre le bras d’aplomb, et filer à la philharmonie — pas trop mal remplie. Joli replacement côté couloir jardin du parterre, et puis je vois dans le programme que le concert est donné en hommage à Jessye Norman. « C’est sympa », me dis-je. En fait, elle est morte, oups. J’avais manifestement raté. Petit speech du chef qui parle de l’exceptionnelle artiste (mais pas de l’épouvantable femme — « les divas »™), et une minute de silence imposée. Ça n’a presque pas toussé. Comme quoi, quand on veut…

Début avec Anton Webern, Passacaglia, qui commence joliment, mais dont j’ai totalement rapidement décroché. Impossible de rentrer dedans. Je m’en suis un peu voulu, et puis j’ai lu une critique qui disait qu’après les premières mesures prometteuses, le reste n’allait pas très bien (peut-être même à cause de la fameuse minute de silence).

Puis il y a le plat de résistance pour lequel nous étions venus : les quatre derniers Lieder de Strauss. On voit débarquer dans le public une partie de l’orchestre démobilisé, ce qui arrive quand les musiciens ne veulent pas manquer une miette — d’autant plus prometteur que c’était jeudi, donc une rediffusion. Lise Davidsen est l’étoile montante, jeune, élégante, et la team ninja de l’opéra de Paris a même fait un rare déplacement Porte de Pantin — gageons que ce n’était pas la pénible partie du public qui applaudissait trop et trop vite (post-effet minute de silence ?).

C’est une femme géante (elle toisait absolument tout le monde !), avec un gros coffre, et un timbre pas tout à fait plaisant au départ mais auquel on s’habitue vite. Le problème est que très régulièrement les notes basses ne passent pas : cela donne une impression de trop d’amplitude dans le volume, c’est gênant. Le mystère est rapidement résolu dans le public : elle avale les consonne ! Toutes ! Aïe. Dans l’ensemble, c’est mélodieux, mais est-ce pour autant dramatique ? Un spectateur deux rangs devant moi râle : « Elle devrait commencer sa carrière dans 20 ans ». Dur. Gardons un oeil dessus, mais c’était effectivement probablement trop tôt.

Après l’entracte, Petrouchka de Stravinsky : rien à voir (c’est pour diversifier les tests de l’entretien ?), ça manque de danseurs, mais côté musique c’est punchy à souhait, une vraie réussite très encourageante. Je ne sais pas si c’est comme chez Google avec sept ou huit entretiens, mais cher FX, nous vous recontacterons très prochainement. Keep in touch.

lundi 21 octobre 2019

femme de Paris

« A Woman of Paris » (L’opinion publique, en VF) est le seul ciné-concert de Chaplin qui aura été retenu et qui a moins déclenché la passion des foules. Inutile de se replacer, d’ailleurs : les deux places sur une rangée du fond de premier balcon, avec de très lointains voisins, était très bien. La philharmonie est demeurée en mode salle de cinéma. Orchestre de chambre de Paris et Timothy Brock à la direction.

Annonce écrite : c’est le premier film sérieux de Chaplin sans lui dedans, il est seulement derrière la caméra — et à la partition, réécrite en 1976 (pour remplacer l’originale de Gottschalk), avec complétion de Timothy Brock, justement. En fait, ce film muet de 1923 a plutôt été bide…

Un jeune couple est victime du destin et se voit séparé dans son départ pour Paris. Un an plus tard, Marie est devenu très rapidement riche (pas forcément grâce à son travail… Quoique ?) et est entichée d’un dandy cynique — mon personnage préféré. Jean, de son côté, continue d’être victime du destin jusqu’au bout. On aurait d’ailleurs cru que ce serait le personnage féminin qui aurait été désignée victime idéale. Que nenni.

On rit tout de même la vie mondaine, pleine de scènes gourmandes et d’ironie mordante. Le standard de beauté de l’époque était décidément très éloigné de celui d’aujourd’hui. La reconstitution de Paris est totalement délirante (même le lampadaire n’est pas bon ; et on voit un palmier dans une rue avec bâtiments en brique…). Le drame se termine par un épilogue très moralisateur, c’est bien dommage.

Mis à part ce bémol, le film méritait bien une réhabilitation !

premier stabat mater de saison

Il y a bien quatre Stabat mater cette saison, me semble-t-il. Le premier était au TCE un vendredi soir, avec celui de Poulenc. Mais pas seulement : l’Orchestre National de France sous la direction de Bertrand de Billy avait un programme franco-français des plus aléchant. Même s’il faut bien avouer que la première pièce, Masques et Bergamasques op. 112 de Fauré (mon docte binôme reconnaît immédiatement un vers de Verlaine), était plutôt en mode mode fleur dans les champs, du genre à faire un Balanchine dessus ; pas super excitant.

En revanche, Elégie pour violoncelle et orchestre avec Jean-Luc Bourré était toujours aussi magnifique. Puis, avant de revenir à Fauré, le très beau et original The shadows of Time de Dutilleux, avec les « pourquoi nous ? » déchirant des trois adolescentes (de la Maîtrise de RF ?), que j’avais déjà entendu au concert. Ainsi s’achève la première partie.

Pendant l’entracte, il y a du BTP, avec des visseuses et tout le tralala. D’abord, le formidable Cantique de Jean Racine permet au Chœur de Radio France et au Chœur de l'Armée Française de se chauffer. Emőke Baráth, soprano, arrive en renfort, après un apéritif déjà sublime, Litanies à la vierge noire de Poulenc, qui introduit son Stabat Mater. L’oeuvre commence avec une saveur très similaire au Dialogue des carmélites ; elle garde la grammaire de Poulenc. Sublime.

orchestre de Chaplin

« With a smile » a lancé le coup d’envoi de la semi-semaine dédiée à Charlie Chaplin à la philharmonie. Le premier ciné-concert était donc pour l’orchestre de Paris, dirigé par Frank Strobel. La salle est en mode cinéma, avec la scène reculée, plus de sièges au parterre, disparition de l’arrière-scène. Commence alors une sorte d’anthologie sous forme de montage vidéo, avec un ordre assez chronologique qui reprend fort bien celui de l’exposition visitée juste avant : finalement, c’était bien pratique !

Il y avait encore assez de place libres pour se positionner facilement au parterre, certes un peu de côté. Le public marche à fond, rit de bon coeur, et en fait, devient assez bruyant et couvre un orchestre qui se fait oublier. C’est un peu toujours le problème de l’exercice : on en oublie qu’on vient avant tout pour la musique, et qu’on est au concert !

D’autant que l’orchestre est assez exceptionnel pour se synchroniser parfaitement avec les extraits de films. On trouve autant des compositions de Chaplin (qui se terminent aussi par « Smile », comme pour l’expo) que des moments iconiques, comme la scène du dictateur sur du Wagner. En rappel, on a ainsi les « Deux petits chaussons ». Un vrai régal !

lundi 14 octobre 2019

Baal au feu

TCE très vide pour un Elias par Masaaki Suzuki. Soit que l’oeuvre toujours peu connue de Mendelssohn n’attire pas les foules, soit que Suzuki soit trop marqué « Bach sur instruments anciens » pour que cette incursion séduise. Ou les deux à la fois. Il est vrai que les instruments anciens de l’Orchestra of the Age of Enlightenment, au début, sonnent assez étrangement. On s’y habitue.

Le Choir du même orchestre compense les faiblesses de l’exécution instrumentale (Bachtrack, comme toujours, livre la critique la plus précise). Le cast vocal repose essentiellement sur Roderick Williams (Elias, baryton) et Robert Murray (Abdias / Achab, ténor — en remplacement, si j’ai bien compris). On trouve aussi la soprano Carolyn Sampson (La Veuve / Un Ange) ; la mezzo-soprano Anna Stephany (La Reine / Un Ange) ; et encore Emma Walshe (L'Enfant, soprano). La partition est toujours aussi bonne, même si la confusion du livret en seconde partie me laisse toujours… confus. Pour venir écouter cet Elias, j’ai dû sacrifier une soirée Syntec et une grosse 2e partie de soirée d’une autre association de startupers. Mais il faut bien ce qu’il faut ! Et le binôme était ravie de découvrir cette oeuvre relevant clairement d’une inspiration de Bach. Elias sait bien réaliser des miracles.

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