humani nil a me alienum puto

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vendredi 12 février 2010

Radio France : le délire continue

J'avais commencé à vous conter le délire qui anime Radio France : le passe musical jeune intégral qui ne l'est pas, les méandres de l'administration, ma plainte à la DGCCRF qui a terminé au ministère de la culture avant de partir à la poubelle, etc. Je veux réserver une place pour Evgeny Kissin le 23 février : je maile, pas de réponse. J'appelle : la fille ne sait pas ce qu'est le passe jeune ("vous devrez régler votre billet à l'accueil" -- mais bien sûr), elle est incapable de me dire s'il est possible de réserver, et finalement me dit qu'elle laissera un post-it pour qu'on me rappelle lundi (c'était samedi). Évidemment, ça n'a jamais rappelé.

Je téléphone pour réserver mes places pour le mois de mars. Le 11, c'est bon. Le 25 : ah non, ce n'est pas possible monsieur, c'est un mois avant, et nous sommes le 12, il faudra rappeler le 25. Je lui explique que depuis août je procède ainsi, que je lui concède que la formule était ambigüe sur le contrat passe (y'a pas eu de contrat, c'est l'État, donc pas réglo), mais que ça n'a jamais posé de problème. Eh bien non, pas moyen, "je ne sais pas qui vous a fait ça, mais ce n'est pas bon".

Ces gens, de Radio France, sont la lie de la Terre. Je veux dire : ce sont des connards de fonctionnaires payés avec nos impôts, nos redevances, qui sont les pires incapables ahuris qui puisse exister. Ces gens-là contribuent à donner une image déplorable des fonctionnaires et de l'administration, ils sont pires que tout. La honte de la nation. Virons-les tous autant qu'ils sont ! L'industrie culturelle vit au crochet de l'État, on le sait, mais avec des dérives pareilles, ce n'est tout simplement pas acceptable de laisser pareil état une institution publique. En tout cas, une chose est certaine : indépendamment de la qualité des artistes, le jour où je n'ai plus le moindre tarif réduit (j'y ai bien droit, avec la masse d'impôts que je paie !), je boycotterai l'orchestre. Inadmissible.

Voici le mail que j'avais envoyé le 25 août à la DGCCRF :

   Bonjour,


je vous écrit car je suis absolument excédé des pratiques de Radio
France. Grand amateur de concerts, j'ai choisi cette année de
souscrire à leur offre "pass' musical jeune". Cette offre était très
confidentielle et mal exposée, et elle a finalement été ouverte le 1er
juillet dernier, juste avant la publication de cette page web :
http://sites.radiofrance.fr/chaines/orchestres/jeune/fiche.php?numero=70000015

Celle-ci précise :
********
VOUS AVEZ MOINS DE 28 ANS ?

ASSISTEZ A TOUS LES CONCERTS POUR 99 € SEULEMENT !
Grâce au Passe-Musique, assistez à tous les concerts de la saison
de Radio France pour 99 € seulement ! Rens. 01 56 40 15 16.


PASSE-MUSIQUE, MODE D'EMPLOI

Âge :
Avoir moins de 28 ans à la date du premier concert
du Passe-Musique.
********

J'ai choisi la formule :
********
- "Appassionato" : l'intégral pour 99 € !
Le Passe-Musique est nominatif et vous donne un libre-accès
à tous les concerts de la saison produits par Radio France.
********

La page web modère ensuite ses propos quant aux possibilités de
réservation : il faut réserver "un mois avant la date du concert
choisi", et l'on précise aussi :
"
- Le Passe-Musique est uniquement valable pour les concerts produits
par Radio France et dans la limite des places disponibles.
- Le Passe-Musique est valable pour une saison de concerts.
"

Ceci ne m'a été notifié qu'une fois le dossier complété sur place,
c'est-à-dire trop tard pour profiter d'offres jeunes qui m'auraient
permis d'accéder à certaines places de concert en co-production, et
qui me sont à présent fermées. Mais surtout, je viens d'apprendre,
alors que je demande une réservation pour le 18 septembre la semaine
dernière (soit un mois avant la date, puisqu'ayant téléphoné début
août on m'a indiqué qu'il fallait procéder ainsi), que seule la
première catégorie n'est pas accessible, et qu'en conséquence le
concert en question à la salle Pleyel ne m'est pas accessible. Je
pressens que la mésaventure risque fort de se reproduire.

J'ai appris aussi lors de cette première demande de réservation, qu'en
fait je pouvais dores et déjà commander pour tout le mois de septembre
-- ce n'est pas la première fois que j'ai des informations
contradictoires, on est même allé en avril jusqu'à me demander mon
numéro de carte bancaire pour le paiement dudit pass, et je n'ai
ensuite plus jamais eu de nouvelles, la transaction n'ayant pas eu
lieu. J'ai donc commandé pour le 24 et 25 septembre prochains. Pour le
24, aucun problème.

Mais pour le 25, alors qu'il y a deux concerts (l'un au Théâtre des
Champs Elysées, et l'autre à Pleyel, mon choix se portant sur le
premier, et au pire le second si ce n'est pas possible), voici ce que
je me suis vu répondre :
"Les concerts du 25 septembre 2009 TCE + PLEYEL ne sont pas accessible
avec votre passe." ; et demandant des précisions, puisqu'il ne s'agit
pas de co-production, et que ces concerts ne sont pas complets :
" Les concerts non accessible avec le passe musique sont notifiés dans
le trimestriel disponible dans le hall de radio France.

C'est la Direction de la musique qui est décisionnaire concernant
l'entrée avec ou sans passe musique."

Voilà qui est nouveau ! Au final, j'aurai donc pu réserver... un seul
concert pour le mois de septembre ! (au bout d'un échange d'une
quinzaine de mails, leur standard téléphonique étant HS depuis
quelques temps -- heureusement le contact est agréable) Sachant
qu'avec mon abonnement jeune Pleyel, celui-ci m'aurait coûté 8€. Je ne
peux pas vraiment non plus me plaindre : on m'invite à écrire à
"concerts@radiofrance.com", soit exactement l'adresse mail que j'ai
contacté pour effectuer mes réservations... Évidemment, aucun
organigramme et aucun numéro de téléphone interne n'est fourni par
leur administration -- c'est absolument unique, de tous les organismes
culturels que je connais. Je n'ai donc plus que vous à qui m'adresser.

Je ne compte même plus le temps et l'énergie perdus dans cette affaire
-- je me suis même déjà fait littéralement engueuler au téléphone pour
avoir donné mon numéro de carte bancaire à une personne de leur
service, par exemple. Je précise aussi que je n'ai eu aucun contrat ni
document remis (pas de CGV non plus). Que la "carte", ni reprise ni
échangée, ni remboursée, ni remplacée, même en cas de vol, n'est qu'un
porte-billet réarrangé avec d'un côté la photo agrafée, et de l'autre
un billet agrafé aussi avec des mentions minimales ; et qu'il faut
avant chaque concert la présenter pour retirer les billets (autre
subtilité apprise trop tard). D'ailleurs, si j'ai rempli une fiche de
renseignement (avec mon numéro de CB pour le règlement), le pass
musical m'a été envoyé à l'adresse figurant au dos de ma carte
d'identité, à laquelle je n'habite plus depuis 6 ans...

C'est absolument inadmissible, surtout pour une offre qui est destinée
aux jeunes. Débourser 100€ lorsque l'on est jeune n'est pas une mince
affaire. Je me souviens que lorsque j'étais étudiant, cela
représentait mon budget alimentation pour tout le mois. On est donc en
attente d'y gagner quelque peu en faisant un tel investissement : il
n'en est rien. J'ai plutôt l'impression de me faire prendre pour le
dernier des imbéciles par leur service commercial et la direction de
la musique, et si leurs deux orchestres n'étaient pas aussi bons,
j'aurais déclaré depuis bien longtemps le boycott.


Je vous remercie par avance de l'aide que vous pourrez m'apporter
contre ces abus flagrants,

jeudi 21 janvier 2010

le web comme révélateur de crétins

Rattrapant quelque retard de début d'années, je lis Versac, et j'hallucine. Alors je vais sur cet excellent billet, et je pleure un peu. Ces gens sont tout simplement ahurissant : non seulement ne comprennent-ils rien au web, dont ils glosent pourtant sur une chaîne publique -- eh merde, mon pognon est dedans, foutue taxe de mafieux étatiques --, mais en plus s'en vantent-ils. Arditi, FOG, Joffrin représentent l'archétype de la profonde débilité, non pas parce qu'ils feraient mieux de se taire plutôt que d'exposer les affres de la vieillesse sur leurs cerveaux respectifs, mais parce que philosophiquement, ils sont simplement en train de faire l'apologie du despotisme et du contrôle de la pensée (évidemment pour imposer la leur, comme toujours).

Le plus explicite dans cela reste clairement un député UMP (what else ?), non pas le Lefèbvre (on pourrait le suspecter de quelque folie, à force, ça le décrédibilise), mais Myard, qui pour avoir appris trois termes techniques nous présente sa pensée abyssale, développant un déjà fameux :

J'espère que l'on va prendre conscience de la nécessité de nationaliser ce réseau, et d'avoir la capacité de mieux le maîtriser, les Chinois l'ont fait

Je ne sais ce qui est le pire, dans son cas : qu'il puisse avoir le droit de voter des lois en touchant une grasse paie cotisée par les contribuables, ou qu'il se soit fait élire (c'est-à-dire qu'il y ait des concitoyens qui aient trouvé son esprit si éclairé).

Comme dirait Lea, pour être illuminés, certains ouvrent leur frigo. Le problème, c'est qu'ils sont en haut, tout en haut... (heureusement, ils sont vieux, encore vingt ans à les supporter et ils iront rejoindre Néanderthal)

mardi 22 septembre 2009

j'aime GCS

En fait, après avoir attendu pour publier ce billet, je peux prendre l'ampleur du buzz énorme qu'a soulevé cette affaire d'une simple recherche google. Tout le monde l'insulte, le pauvre Gilles Cohen Solal, à l'exception d'Embruns (qui aimerait bien faire de l'édition parce qu'on s'y "encule par derrière"), et de CSP (j'ai frolé la crise cardiaque en voyant dans les commentaires "Ex-éditrice reconvertie dans le tango", qui a posé son préavis, mais le 13 septembre, c'est physiquement impossible, hein ?). Comme j'avais lu l'article de l'Express et quelques autres commentaires, j'ai pu avoir confirmation en regardant les 3/4 du reportage avec ma B#2 (et le quart restant plus tard tout seul) que ce type est extraordinairement intelligent, et nature (ou bourré, c'est selon) ; il y va comme un gros bourrin, mais sans être injuste, et ça j'aime beaucoup (ça me rappelle moi ; mes amis ont souvent beaucoup de patience, surtout les cathos, les blondes, les mariés et les nationalistes). J'espère bien le croiser au prochain salon du livre, tiens (où l'on m'a promis un coupe-file, surtout que la précédente danseuse ne *peut pas* être B#4). Ceci dit, ce "stip-tease", qui me fait regretter de ne pas avoir d'abonnement ASI, pourrait aussi finir de persuader Mimy de faire plutôt haut-fonctionnaire que de bosser chez ces fous (sous-payés, remarquez d'ailleurs la véracité des chiffres avancés et du niveau de vie exposé durant l'émission). Parce que lui, s'il est honnête et sympa de nature (juste bourru, sinon), c'est manifestement loin d'être répandu... La vidéo est visible jusqu'au 30 septembre.

lundi 31 août 2009

injustice pour les balletomanes

Christophe Tardieu, ancien adjoint d'Albanel rendu célèbre par sa gestion du forward de mail, et qui avait en ce temps-là été suspendu un mois (ce qui était une bonne blague, n'est-ce pas, puisqu'il était en même temps déjà inspecteur des finances), vient de se faire nommer à la tête du Centre National de la Danse, viens-je d'apprendre par Authueil.

Si le poste est certes largement honorifique (et le traitement qui va avec ? Et le cumul des mandats de fonctionnaire ?), je trouve cela d'une part assez insultant pour les balletomanes, à qui l'on refile le type embarrassant dont on ne sait trop quoi faire ("hop, je t'inscris à la danse"), et d'autre part, j'en connais qui rêveraient d'un poste pareil, et qui seraient certainement bien plus compétentes. Et ça, c'est réellement injuste.

lundi 24 août 2009

faut-il penser et écrire de la merde pour conseiller le Président ?

C'est la question que l'on peut se poser en lisant le grand n'importe quoi chié sorti de l'esprit d'un conseiller de puissant, qui n'a de commun avec Machiavel et Talleyrand que le vague fait d'être humain. Sur les 25 commentaires de la publication du Monde, pas un seul ne descend pas le charabia (sur la forme) insensé (sur le fond) que constitue ce texte que j'espère n'avoir pas été rémunéré par le journal (déjà qu'ils s'abaissent à publier ça). Je vous invite à leur lecture, tout autant qu'au billet que consacre Eolas à démanteler le semblant de "raisonnement" qui y est mené (du haut niveau de propagande sur HADOPI relié à une problématique tweeter tellement brumeuse que l'on se demande s'il n'y a pas de la drogue qui se cache derrière tout ça).

Cela fait plusieurs fois que l'on constate que les conseillers présidentiels ont un niveau en deçà du déplorable. Pas même foutus de sortir un sophisme de basse réthorique (on ne leur demande même plus d'être de grands orateurs, déjà), et le pire, c'est qu'en l'occurrence le Louvrier est conseiller à la com' (les cordonniers sont les plus mals chaussés, certes). D'où la question : faut-il être manifestement sous-doué en tout (sauf en léchage de bottes, je suppose) pour aspirer de nos jours à être proche des puissants ?

vendredi 24 juillet 2009

de la diffusion des savoirs -- ou de leur disparition

Jules s'est fendu d'un billet remarquable, repris même par Ecrans (dans un tout aussi bon article) : il s'agit d'une affaire bien révélatrice du monde déréglé, névrosé et marchant sur la tête dans lequel la propriété est devenu une telle obsession qu'elle en finit par justifier tout et n'importe quoi, de la loi imbécile (HADOPI chez nous -- cliquer sur l'url pour vous détendre un peu), jusqu'à la spoliation, la censure et le piratage pur et simple. C'est ce qui est arrivé dans l'histoire ici contée : Amazon a purement et simplement effacé des livres numériques à distance sur les lecteurs électroniques dont il est le distributeur.

Plusieurs remarques préliminaires, déjà : nous avons une société qui contrôle à la fois contenus et contenant (c'est toujours un indice que quelque chose ne va pas aller) ; qui ne se prive alors pas d'adjoindre force DRM, pour parfaire l'incompatiblité, la compatibilité avec certains formats (comme le .doc de m$) étant assurée par un logiciel de traduction dans leur format fermé (qui ne supporte pas du tout le PDF, format ouvert répandu, par exemple) ; ironie, le logiciel interne embarqué tourne sous Linux, logiciel libre ouvert ; ce qui n'empêche pas d'implémenter des routines permettant d'accéder à distance à l'appareil, propriété privée de son utilisateur, pour y effacer des fichiers (outre la légalité même de l'action, c'est déjà la prévision technique bien en avance de son exécution qui trouble l'informaticien).

Il se trouve que le livre ainsi censuré était "1984", ce qui prouve au passage le peu de culture et de conscience de nos braves gens. Nul besoin de pompier pyromane pour détruire une oeuvre, il "suffit" (puisque la technique a déjà été prévue) de relever un problème juridique pour entraîner la destruction distante du savoir. En l'occurrence, les éternels ayant-droits (aussi connus sous le nom d'héritiers, dans la quasi-totalité des cas), de l'oeuvre de George Orwell, toujours couverte par les droits d'auteur jusqu'en 2044 (pour une parution en 1949, tout de même), aux USA du moins (sa libération dans le domaine public est totale dans de nombreux autres États, encore une absurdité).

Je parlais justement il y a peu de temps de ce problème, plus vaste encore, de perduration du savoir, devant les papyrus égyptiens d'il y a 4000 ans (à trois cents ans près). Si le support de plus longue durée de conservation des données est la poterie, le plus court est la flash, à présent omniprésente (considérez que c'est pis encore que les bandes magnétiques, et repensez alors aux disquettes qui il y a peu encore, contenaient toutes nos données numériques). Voilà qu'à présent, les livres sont des fichiers, lisibles par un seul support donné, impossibles à prêter ou à copier pour soi, dont la durée de vie est attachée à un appareil faillible (ne serait-ce que par la flash qui sert de support de stockage), et pis encore : on peut (apparemment illégalement en l'espèce, certes, mais il suffit de verrouiller le DRM -- ne serait-ce que par l'arrêt du support --, ou de s'en donner le droit par CGV) retirer arbitrairement ce savoir de manière discrétionnaire.

Outre l'aspect politique de propension à la tyranie sur lequel Jules s'est parfaitement exprimé, je sens que cette civilisation ne laissera pas beaucoup de traces aux suivantes -- alors même qu'elle peut, par son évolution technique, reproduire à l'infini et sans effort le savoir indépendamment des contraintes géographiques, et permettre l'accès à l'expression de tout un chacun. Comme dirait mon interlocutrice de la discussion suscitée, ce ne serait pas bien grave pour beaucoup (comme toujours, les faux penseurs pullulent, mais enfin, l'histoire était déjà là pour les oublier naturellement, à quelques exceptions inexpliquables près, si ce n'est le chauvisme par chez nous), mais tout de même, il faudra penser à conserver dans un coin des ouvrages en bon papier conservable quelques siècles, sait-on jamais...

mardi 16 juin 2009

révélateur de QI

HADOPI permet décidément de repérer avec une certitude et une rapidité confondante les cons. Le problème étant souvent qu'ils sont tout en haut de l'État. Revenant de chez Eolas, je suis plié de rire devant pareilles sottises. Le problème, c'est que Henri Guaino, c'est le cerveau de notre président (allez, l'hémisphère droit, l'autre c'est Guéant -- aïe) ; et tout de suite, c'est moins drôle...

samedi 13 juin 2009

anticonstitutionnellement

Les réactions sur Internet suite à la censure de la loi création et internet aka Hadopi ont été aussi nombreuses qu'intéressantes. En voici les principales (merci à OlivierJ pour sa participation -- bientôt, il ne votera plus pour eux, à force ;)  ) :

* illustrations et caricatures :
   _ Albanulle en patate
   _ le pare-feu d'OOo protège-t-il du ridicule ?
   _ baffes graduées

* les sensés :
   _ l'inévitable Quadrature
   _ Lionel Tardy (chez Marianne, car il existe des médias non encore totalement débiles), pour toujours sauver l'honneur :

Les conclusions du Conseil constitutionnel ne font qu'affirmer le B.A.BA de la justice : je l'ai répété pendant des heures en séance, je n'ai pas été écouté et on m'a reproché d'avoir voté contre ce texte. Résultat : nous avons perdu un mois pour un texte qui n'apporte rien à la création !

Ce texte n'était pas verrouillé : toutes les cinq minutes, les députés ou le gouvernement découvraient que quelque chose ne fonctionnait pas. Nous avons découvert en pleine séance le problème de la double peine et des personnes qui se voyaient couper le téléphone et la télé en coupant Internet, du fait des offres groupées : c'est du n'importe quoi.

Si le boulot avait été bien fait, il n'y aurait pas eu tant d'approximations. Et ce travail, c'était au cabinet du ministère de la Culture de le faire : la responsabilité du ministère est prouvée ! Ils ont dit qu'ils assumaient leurs responsabilités : il est temps qu'ils tiennent parole !


* les blogs :
   _ Authueil (non sans rapport avec le précédent)
   _ Eolas, quand son serveur tient encore le coup
   _ Jules, côté technique
   _ Glazou : "read the fucking constitution u morons"
   _ Meilcour-Versac, et aussi une analyse de communication (hallucinante après la défaite présentée... comme une victoire)

Quoiqu'en fait, ce n'était peut-être pas du pipeau : ce matin, au JO, la loi charcutée a été publiée ! On parle déjà d'un projet de loi "anti-piratage" à présenter dans les sessions extraordinaires de juillet ! On croît rêver...

mercredi 10 juin 2009

casséééé

Et v'lan dans les dents !

edit: et je dirais même plus ! (boucherie inside)

edit encore: énorme !

Réaction de Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, à la décision du Conseil constitutionnel

mercredi 10 juin 2009

Christine Albanel se félicite que le principe d’un dispositif pédagogique de prévention du piratage ait été validé par le Conseil constitutionnel. Il s’agit d’une avancée capitale dans la lutte qu’elle entend continuer à mener contre le pillage des droits des créateurs et en faveur d’un Internet civilisé.

La ministre regrette de ne pouvoir, comme le Gouvernement et le Parlement l’avaient souhaité, aller jusqu’au bout de la logique de « dépénalisation » du comportement des internautes, en confiant à une autorité non judiciaire toutes les étapes – y compris le prononcé de la sanction – du processus. Elle prend acte sur ce point du choix du Conseil constitutionnel et proposera au Président de la République et au Premier ministre de compléter rapidement la loi Création et Internet pour confier au juge le dernier stade de la« réponse graduée ». Parallèlement la mise en place de la Haute Autorité instituée par la loi, exclusivement chargée du volet préventif de la lutte contre le piratage, se fera selon le calendrier prévu et les premiers messages d’avertissement seront adressés dès l’automne aux abonnés à Internet.

Avec la promulgation de la loi Création et Internet, ce sont plusieurs dispositifs très importants d’encouragement au développement de l’offre légale de contenus culturels, bénéfiques au public aussi bien qu’aux créateurs, qui vont entrer en vigueur : mise à disposition plus rapide des films en DVD et en vidéo à la demande (4 mois après leur sortie en salles), statut innovant pour les éditeurs de services en ligne, régime incitatif pour le droit d’auteur des journalistes.

Christine Albanel tient à remercier l’ensemble des créateurs, des salariés, des entreprises et des organisations représentatives de l’audiovisuel, du cinéma, de la musique et de l’Internet, en France et dans le monde entier, du soutien qu’ils lui ont constamment manifesté dans la conduite de ce projet.

lundi 25 mai 2009

qu'est ce qu'on fait ce soir cortex ?

Si Hadopi n'est pas encore au stade d'être appliqué (et ça risque d'être drôle), LOPPSI 2 est déjà au four. J'ai même attendu quelques jours avant d'en parler, tellement c'est énorme et à peine croyable ; Orwell à côté, il ferait presque pitié (il n'avait pas d'ordinateur et de fichier centralisé informatisé...). Je sais bien que mes lecteurs se divisent en deux catégories : ceux qui sont déjà au courant, et ceux qui veulent vivre dans leur bulle (parce qu'on se trompe de discours ?).

Pour une fois, lisez l'analyse de Numerama.

Ensuite, vous pourrez vérifier si l'on peut rire de tout (merci OlivierJ).

[addendum: Authueil, fervent anti-HADOPI, n'est pas conspirationniste -- mais parfois un peu naïf selon moi -- et n'est pas inquiet, au contraire]

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