humani nil a me alienum puto

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Tag - entrepreneuriat

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dimanche 13 septembre 2020

958ème semaine

Cette semaine, j'ai dû pour la deuxième fois de ma vie me rendre au tribunal de commerce. Cette fois-ci, c'était Paris (j'ai déjà eu une affaire jugée là, mais je ne m'étais pas rendu à cette audience). Une mise en état non annoncée comme telle, suite à l'opposition formée par mon client mauvais payeur, ce qui lui avait déjà fait gagner 6 mois (merci le confinement…). In fine, presqu'un an et demi que j'ai émis la facture. Savoir où est la bonne chambre du tribunal est une vraie galère ; et rater le coche vaut potentiellement radiation, je le sais fort bien pour l'avoir déjà vécu. Alors, j'ai encore perdu plusieurs heures ; et l'autre abruti n'est pas venu, comme je m'en doutais. "Que voulez-vous faire", me demande le président masqué, à presque 10 mètres de moi, ajoutant que la question n'est pas banale. "Être payé ?", répondis-je benoîtement. Des mois d'attente, 300 euros de procédure, des journées, le stress, et le verdict : "solution à 4 semaines, si le défenseur ne se manifestement, un juge décidera de l'issue". Allez, encore un mois pour savoir si mon adversaire connard est bien sûr et certain de vouloir être un connard jusqu'au bout. Sait-on jamais.

Pendant ce temps aussi, on s'aperçoit qu'à cause d'un mauvais alignement de planètes, ma startup qui n'a jamais eu autant de pognon en banque est dans une zone rouge cramoisie. Pour une ête histoire arithmétique stupide que je n'avais pas anticipé. L'expert-comptable ne m'a pas averti ; la CAC a exigé que je lui prouve que la société était encore vivante sous peine de l'euthanasier. Cinq ans de boulot, des milliers d'euros d'investis, et voilà comment on est remercié en France, le pays où la loi a été écrite pour le CAC40, gérer une boulangerie sinon, mais certainement pas pour un investissement dans l'innovation. Pays de merde, encore une fois. Recherche désespérée de solution, pour ne pas être ruiné par ce pays qui vous veut du bien (en mode "va vers la lumière, va !").

Il faut vraiment être nourri à la colère pour puiser sa force dans un système pareil. Et je ne suis pas certain que ce soit bien et bon.

mardi 8 septembre 2020

957ème semaine

Un beau rush entrepreneurial m’est tombé dessus. Grosse signature, après moult rendez-vous sans trop de lendemain, presqu’un an de tractations. Des zozos qui rentrent de vacances et sous-traitent leur propre rush. Et une ambition peut-être un peu trop ambitieuse étant donnés les délais sur la startup. Tout ça en même temps. Le report de l’inactivité d’autrui en début d’année (ce qui en France signifie : de janvier à août) prend la forme d’une déferlante. Dur. Je redisparais donc marginalement…

mardi 25 août 2020

955ème semaine

Un semblant un peu vague de vie sociale semble se dessiner, mais clairement, ma période introspective quelque peu subie me permet de bâtir ma cathédrale personnelle un peu plus rapidement que prévu, et de revoir les ambitions à la hausse. Ainsi, la petite fonctionnalité prévue n’a cessé de grossir, et me rendant compte qu’en réalité, il existait même des logiciels ne faisant que ce périmètre prévu, j’ai allègrement donné la technique du petit-copieur-chinois, pour in fine m’auto-imposer un cahier des charges de type : « oh tiens, faisons une application dans l’application ! ». De toute façon, quand on n’a que ça à faire… Et voilà comment on crame un mois d’août, jour et nuit, semaine et week-end. Y’a plus qu’à vendre. Y’a plus qu’à…

lundi 17 février 2020

928ème semaine

Cette semaine, j’ai rattrapé du retard en replay : Qui veut être mon associé ? Nouvelle émission sur M6, inspiré par un show américain, si j’ai bien suivi. J’adore. Je dirais même que ça remplace The Voice (détecteur efficace de jolies INFP) dans mon petit coeur télévisuel. Peut-être la meilleure chose qui soit arrivé à la France depuis longtemps : pour la première fois, ça cause capitalisme, entrepreneuriat, mais à la source, c’est-à-dire au moment où le lambda se lance dans l’entrepreneuriat, sans trop de moyens (sinon il ne serait pas là, à demander du capital), ni trop de connaissance (quand on a déjà réussi, on n’a plus besoin de passer par case départ !), qui luttent, des années, avant d’être prêt à vendre pas seulement leur produit, mais des parts, pour bondir. Et c’est très chouette, parce que ça reste moins hard que The voice même quand ce n’est pas très amène (l’épisode avec les néo-paysans anti-capitalistes et leur poulailler très beau et invendable à un prix rédhibitoire a fait le tour du net), et même si ça parle d’argent, de pourcentages, de marges brutes à 30, 60, 85%, on reste dans de la bienveillance, et on voit bien que ce qui plaît, c’est ce qui est social, humain, qui a un impact quelconque — notamment environnemental —, tout en restant les pieds sur terre dans le business — faut que ça rapporte !

J’espère vraiment que le Français moyen, vaguement communiste dans l’âme et (trop) souvent totalement soviétique, qui a peur du risque (paradoxe d’un pays qui compte beaucoup d’entrepreneurs — peut-être plutôt par réaction au mauvais management qui pousse justement à se débarrasser du chef ? Ou quand le rêve anarchique devient capitaliste-libéral), s’enrichisse d’expérience autant que se débarrasse de préjugés idiots, sur les riches notamment (parce que l’émission fait intervenir de gros business angels, finalement, qui sont entre le BA et la série A, voire très marginalement de la toute petite série B — paradoxe de France appauvrie, les tickets sont faibles au regard des projets —, mais on parle quand même de centaines de milliers d’euros versés à titre personnel ou via holding ou assimilé).

Bref, une ouverture aux chakras capitalistes, parce qu’on parle sans complexe de vendre, de marketing, d’ingénierie, bref d’économie de marché dans ce qu’il y a de plus atomique, l’entreprise créatrice de richesse, et que cela enlève une part de magie, en espérant qu’on n’entende plus, ou moins en tout cas, des remarques débiles de type « il faudrait que votre produit soit gratuit », ou « pourquoi ce n’est pas l’État qui fait ça ? », etc., qui dénotent une incompréhension totale des mécanismes économiques et de création de valeu dans notre pays de rentiers, rongé par l’ignorance. Si les coupes opérées au montage sont parfois un peu frustrantes (il manque des bouts de business models, mais de moins en moins au fil des émissions, je trouve aussi), clairement, voilà une oeuvre d’utilité publique !

mardi 23 octobre 2018

859ème semaine

Jeudi, il y avait BIG. BPI Inno Generation. Grand messe impressionnante (40k personnes !) dans un lieu totalement inadapté, organisé de façon amateur (malgré un nombre ahurissant d’organisateurs tout aussi paumés), on ne peut avoir un rendement que de 30 à 40% sur le potentiel d’une journée. En fait, un truc à la française. Si on écoutait ce qu’il se disait dans les couloirs — et pas dans les concours de pitch débiles où pour trois sous on assistait à une file d’attente de plusieurs dizaines de mètre ! —, ça irait un peu mieux. L’entrepreneuriat en France vu par l’État, c’est beaucoup de gueule et pas beaucoup d’action, pour fort cher. On prend ce qu’on nous donne, mais comme d’habitude, on est entre la frustration et la résignation, avec toujours un pincée d’espoir invariablement déçue.

vendredi 12 janvier 2018

820ème semaine

Une semaine de dur labeur startupien, avec tout ce qui va bien : 50% production, 50% gestion d’emmerdes. OK, j’avoue : je suis en retard sur la gestion des emmerdes, du coup.

lundi 31 juillet 2017

796ème semaine

Rush, EMBA, rush, un peu d’amis, rush, un peu de famille, rush, calls très distants avec trop de monde pour être bien intelligible, rush…

lundi 24 juillet 2017

795ème semaine

Je n’ai pas vu passer le 14 juillet, cette année. Ça fait deux fois que je sèche, mais cette fois, je suis même arrivé devant mon écran alors que les avions passaient au loin par ma fenêtre. Il y a une interview de Stéphane Soumier où il dit que les entrepreneurs sont comme les sportifs de haut niveau qui se lèvent à 6h du mat’ tous les jours pour 10 heures d’entraînement avec au bout du bout, pour quelques uns seulement, une breloque. C’est vrai. Mais cette putain de breloque, elle terminera chez moi. Non mais.

mardi 27 juin 2017

791ème semaine

Les dej d’amis-biz reprennent mais ce n’est qu’une bulle suspendue avant de nouveau le rush — bientôt aussi une nouvelle éclaircie. Idéal pour bosser !…

mardi 16 mai 2017

785ème semaine

Macron ! Macron ! C’est fait ! Le geste fertile ? Il n’y a plus que les ultra-gauchistes pour ne pas voir le trou économique, l’impasse de développement totale dans laquelle la France s’est enfoncée. Mais à droite, les solutions sont absurdes et souvent pires que le mal. On a raté Juppé, qui avait eu, quand le cancer était loin des métastases généralisées actuelles, le tort d’avoir eu raison trop tôt et d’avoir eu la délicatesse d’un gros bourrin. Macron, il a de la chance, mais quand on est un entrepreneur, qui crée son parti ad-hoc au lieu de tergiverser pour récupérer l’existant plein de dettes, il en faut, et surtout ça se travaille : la chance, c’est surtout dû au talent. Et du talent, Macron en a : on observe à vue d’oeil l’apprentissage extrêmement rapide où les erreurs des autres sont intégrées et évitées, et ses erreurs propres corrigées immédiatement. Il a le profil psychologique idéal, d’extraverti (car maintenant il faut l’être, monde médiatisé oblige) porté sur la vie intellectuelle. Concrètement, sur nos temps modernes, avec notre constitution, on ne pourra pas avoir mieux — et comme il sait bien s’entourer, comme un entrepreneur qui connait ses propres limites et est assez malin pour le reconnaître et y pallier, il nommera des gens plus portés sur l’intellect qui suppléeront à merveille — le Messie n'existe pas, mais les dream teams oui.

On pourrait peut-être sauver le malade. On ne voyait pas qui pouvait le faire, il y a peu encore. Si ça n’arrive pas, c’est que, je pense, il était déjà effectivement trop tard.

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