humani nil a me alienum puto

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mardi 18 juillet 2017

biblio de jour de nuit

« La bibliothèque, la nuit » à la BNF, sous-titrée « Bibliothèques mythiques en réalité virtuelle », est une singulière expo qu’il faut réserver en avance. J’y étais invité, un lundi (normalement fermé), ce qui a évité de débourser une dizaine d’euros. Dans tous les cas, ça se passe de jour. Il y a d’abord un cabinet des curiosités des plus intéressant mais assez court, qui nous apprend que tout part d’une idée d’Alberto Manguel, avec le concours de Robert Lepage qu’on conçoit très rapidement une fois que l’attente post-apéritif donne accès à une étrange pièce, bibliothèque personnelle mystérieuse, bientôt plongée dans le noir, et s’allumant à divers endroit pour attirer les quelques visiteurs le long du discours. Immersion dans la maison de poupée bibliophile. Une fois vécu ces deux passages, on est fin prêt pour la troisième pièce. Cette fois, il faut compter presqu’une heure, gros casque sur la tête — ça fait mal aux sourcils et ça écrase le nez des petites têtes comme la mienne. On visite une dizaine de bibliothèques dans le monde, en tournicotant sur une chaise roulante. C’est bluffant. L’absence de fil permet plus de choses que je n’avais déjà pu faire avec une Oculus Rift. On se promène le long des textes, en n’oubliant pas de regarder partout, dans des bâtiments animés, à Sarajevo, Paris, Washington, Mexico, mais aussi des moins connues en Autriche ou Japon ; partout où le livre jouit d’un cadre exceptionnel, par l’esthétique, l’histoire, la symbolique, la grandeur. Des lieux remarquables pour une expo remarquables, qui sort définitivement des sentiers battus, et nous montre aussi que la VR a des applications que l’on commence à peine à découvrir.

mardi 31 janvier 2017

ceci n’est pas une expo

Jolie expo Pompidou avec plein de Magritte dedans, même s’il en manquait quelques uns majeurs. Il y a des cartels traditionnellement écrits en police 8 par un(e) normalien(ne)/charteux(se) sous exta, mais parfois on se demande si ce n’est pas du 3e degré. Une hypothèse est qu’ils n’ont pas tous été écrits par la même personne, et qu’il y en a une qui a parodié l’autre. Parce que Magritte, de son côté, n’était pas la moitié d’un idiot, et s’il n’a pas fait montre d’un talent technique particulier, ce qui le rend singulier est plutôt l’illustration par l’absurde, le vocabulaire, le surréalisme à divers degrés (il y a dispute sur la pureté de tout cela, le surréaliste est une bande à part d’intégristes, comme les autres). Parfois on ne comprend pas, mais souvent on rit et on se dit que c’est génial. Dans le public de l’expo, il y avait beaucoup de gens tristement très sérieux ; ont-il bien saisi le fond ironiquement pertinent de la pensée de tout cela ?…

mardi 13 décembre 2016

Hopper de Rome

Une expo Hopper au Complesso del Vittoriano qui était bien différente de celle du Grand Palais, certes sans les greatest hits (on compte tout de même : South Carolina Morning [1955], Second Story Sunlight [1960], New York Interior [1921], Le Bistro or The Wine Shop [1909] et Summer Interior [1909]), mais qui a largement déshabillé le Whitney Museum de New York (il est fermé, ou bien ?), avec une muséographie sympa, des cartons lisibles, un audioguide compris dans le prix prohibitif bien fichu, soixante oeuvres bien rangées, finalement il n’y a que la clim qui n’allait pas, dans l’histoire (et une souris enrhumée, une ! Ça faisait longtemps. Fille sensible).

Une chouette expo qui paraît-il tourne un peu partout, et qui jusqu’en février fait un bon alibi pour traverser la Méditerranée plutôt que l’Atlantique. Surtout que les horaires sont assez étendus. Il ne manque plus qu’un billet jumelé avec l’autre expo Star Wars de l’entresol, pour que ce soit parfait.

lundi 10 octobre 2016

Rembrandt de salon

Au musée Jacquemart André, il y avait du Rembrandt. Il faut avouer que j’aurais certainement raté l’expo s’il n’y avait pas eu une motivation féminine (je m’en veux surtout d’avoir manqué Araki Nobuyoshi à Guimet — il faudra donc acheter le catalogue). “Rembrandt intime” : il faut dire qu’avec les salles minuscules et le nombre de visites groupées simultanées, on sent beaucoup l’intimité… De fait, il faut un peu lutter pour voir quelque chose : je conseillerais d’arriver en fin de journée, une fois que le gros est passé.

Il n’y a que des portraits et des Christ en croix. La plupart viennent en réalité du Louvre ou de Berlin, il n’y a donc que peu de tableaux ou encres fortes que je n’avais déjà vus, mais les voir dans un ordre chronologique est fort intéressant.

mardi 29 mars 2016

classe supérieure

Lors de l’exposition Lanvin à Galiera, on s’était étonné du nombre de robes et manteaux exposés qui appartenaient à la comtesse de Greffulhe, dont avait essentiellement compris qu’elle avait inspiré Proust. Le teasing était parfait pour l’exposition suivante qui lui était consacrée — et qui vient tout juste de s’achever. Une heure pour faire le tour des trousseaux, essentiellement réalisés par Worth, mais aussi par Jeanne Lanvin (en fait à ce niveau on avait tout vu — sauf la lettre de félicitations pour sa décoration ? Je ne me souviens plus).

La comtesse a épousé un comte richissime, qui comme à la belle époque avaient moult maîtresses et beaucoup d’amour (réciproque) pour sa femme, modèle et idole du tout Paris. Et grande mécène de son armoire. Voilà une femme belle — exagérément qualifiée de plus belle, mais parmi les nobles, on sait que le capital génétique est chose complexe —, qui a surtout du goût et qui sait se mettre en valeur. Coup de chance : elle est à cette période charnière de l’apparition de la haute couture (Worth), où l’on commence à photographier et filmer (mais pas trop, juste de quoi rajouter du mystère à la légende), où l’on écrit encore de belles lettres, où l’on reçoit dans des salons des gens qui seront dans les livres de Français et d’Histoire, et l’on vit encore de ses rentes en faisant du mécénat — et en étant cultivé. Bref, la fin du XIXème et le début du XXème.

La comtesse a en plus eu de fort bonnes idées dans sa vie : une taille assez parfaite (quoique je préfère plus maigre, mais à l’époque, elle passait plus ou moins pour anorexique), un goût qui n’a cessé de s’améliorer au fil des ans, assez de ressources pour exaucer ses envies les plus folles, aucune hésitation à remanier des pièces pour les améliorer (manteau uzbek ou dernière superbe robe de l’expo qui est différente sur certaines photos) et enfin elle a vécu très longtemps : il faut voir ce qu’elle portait à 75 ans, fabuleux…

Voilà une femme avec qui je me serais bien entendu. Quelque chose de rare, y compris à son époque — à la nôtre, je ne vois que @odette9 qui pourrait atteindre ce niveau d’exigence sartoriale. Une belle expo biographico-vestimentaire. J’espère qu’on en donnera une à mon nom aussi un jour — mais je ne suis pas très représentatif de l’époque…

mardi 26 janvier 2016

aller aux putes

Aller aux putes en faisant la queue et en public, c’était permis jusqu’à il y a peu au musée d’Orsay. L’expo Courtisanes, c’est dans la lignée des autres putasseries que nous a offert le musée Orsay depuis quelques expos. Avec toujours Robert Carsen pour la jolie scénographie, qui souffre toujours d’une exiguïté incroyable, avec la traditionnelle police 6 pour les commentaires fournis.

Au début de l’expo, on est dans un mode : “toutes des putes”. Si seulement ! Las, on se demande si telle fille de boutique ou tel modèle s’adonnait réellement à un hobby lucratif certes très couru à cette belle époque par les filles plus ou moins jeunes et fermes. C’est mal de nous donner ainsi de faux espoirs. Heureusement, rapidement, on arrive à de la vraie jambe légère : les danseuses. Quelques oeuvres qui mettent l’eau à la bouche, entre deux citations moralisantes de mal-baiseurs.

Et puis une grande partie porno, enfin, mais forcément moins picturale — ici, les tableaux sont photographiés ou filmés, mode gonzo, plusieurs possibilités et agencements, même homosexuels et à trois, corps lambdas rarement excitants, imagination fertile. Les salles sont noires de monde, on a du mal à mater son porno vintage tranquille (perdu la souris et Melendili à ce moment-là, juste avant pour être précis, dans la salle où il y avait les cartes de visite de massage suédois, médical et autres). Il y a plein de jolies filles dans les salles. C’est cool de mater des ginettes se faire trousser dans le jardin en compagnie de mignonnes bourgeoises apprêtées.

C’est ensuite qu’on a Olympia (qui a servi de support à nudité IRL par une artiste qui n’a pas froid aux yeux, mais on en a eu que le vacarme généré, déception — comme la 3D est encore très choquante, seule la 2D N&B étant devenue acceptable en attendant que Katsuni et Rocco n’entre au musée dans 70 ans, l’artiste qui avait déjà montré son origine du monde s’est rapidement faite dégager), et d’autres courtisanes bien réelles, mes préférées, celles qui étaient à l’origine d’une grande bulle spéculative de la chair (d’autant qu’une bonne partie d’entre elles étaient franchement banales… Mais très salopes, donc super-héroïnes). Quelques reliques immobilières (notamment un meuble pour le Prince de Galles, décidément un grand homme même nu). Et des registres — du lourd avec les courtisanes de luxe, du médical outré avec la collection de saloperies transmissibles.

On termine avec encore un peu de porno autorisé, en noir et blanc, et des peinturlures modernes qui font mal aux yeux, où l’on se demande… où sont les putes ?? (Cubistes) Pas mal, mais l'Enfer ou la Mondaine étaient de meilleures expos.

lundi 18 janvier 2016

reine Élisabeth

Je ne sais plus quand est-ce que j’ai découvert Élisabeth Louise Vigée-Le Brun, mais je suis tout de suite tombé amoureux d’elle. Parce qu’elle peint des femmes avec un tel naturel qu’on a envie de les embrasser. Et ça, c’est extraordinaire. C’est louable.

Il est assez incroyable de voir qu’alors que la marie de Paris se creuse la tête pour trouver d’illustres inconnues pour nommer les rues du quartier BNF/Grands Moulins et les stations de tramway, rien n’est nommé d’après notre plus grande peintre, totalement ignorée. D’ailleurs, c’est la première rétrospective qu’on lui dédie en France (et elle vient après une seule autre à New York, il y a des années, de mémoire). On sent le délit de sale gueule parce qu’elle peignait les grands aristos de ce monde, dont elle était tout de même assez proche (notamment de Marie-Antoinette), elle la fille d’un dessinateur et d’une coiffeuse, épouse (plutôt par hasard) d’un marchand d’art aisé mais finalement ruiné. Et encore, l’expo est-elle dans la petite aile du Grand Palais, prise d’assault, trop petite donc hyper encombrée (encore plus pratique avec la police 6 employée partout), tandis que les salles principales sont prises par l’imbécile exposition autour de Picasso, vide — pas même le clarinettiste ne s’y est trompé.

Ça n’empêche pas de se taper des violons féministes à deux balles sur le fait qu’EVLB était déconsidérée parce que c’était une femme, et que c’est d’ailleurs pour cela qu’elle a eu du mal à entrer à l’Académie (où elle a dû se faire coopter par la famille royale, au premier rang de laquelle Marie-Antoinette — ciel, une femme ?). Juste avant qu’on nous dise qu’en fait, c’était parce qu’elle n’était pas d’assez noble extraction. Puis qu’on apprenne (avec tableaux exposés à l’appui, de grande qualité), que sa concurrente de l’époque, Adèle Romany, que l’histoire a certainement tout aussi injustement peu retenue (une noble, pensez-vous !), était entrée en même temps à l’Académie des beaux arts. Manifestement sans problème. Faudrait savoir…

En bas, on a la période de sa jeunesse. La cour française, la famille, les ami(e)s, les inspirateurs, les disciples et les rivales (sur les tableaux ou en tant que peintres). Pratique ces artistes qui ont une chronologie thématique. Parce qu’en haut, c’est l’exil européen après la révolution (dont Elisabeth était peu friande, et je me souviens d’une citation sur le machisme des révolutionnaires et le recul de la place des femmes qui fort étrangement n’a point été mentionné dans cette histoire décidément réécrite par les vainqueurs au stylo rose — une du genre, par exemple : “Les Femmes régnaient alors, la Révolution les a détrônées.”). Elle va en Italie, en Autriche, en Russie, et essaime les chefs d’oeuvres et les commandes, plus ou moins appréciés des têtes couronnées, mais à des tarifs qui lui permettent de mener bon train. C’est une femme indépendante.

Elle avait fait des autoportraits dans sa jeunesse, qu’elle avait laissé un peu partout dans un très grand feeling de self-branding, extrêmement douée qu’elle était pour communiquer et se vendre. Puis on ne sait plus trop à quoi elle ressemble. De toute façon, elle avait aussi un don pour flatter juste assez, que ce soit reconnaissable mais en masquant les défauts. Il semble aussi qu’elle a embelli avec les ans. Et qu’elle a toujours de belles dents — certainement la première à le montrer sur un tableau, une de ses astuces avec le travail en vernis en surimpression (le glacis), les ombres, les joues au blush, la chevelure étonnamment naturelle, l’habillement usuel (même pour la reine, scaaaaandale ! — Faudrait savoir, là aussi… Jamais contents, ces Français).

Mon amour pour Élisabeth Vigée Le Brun n’a pas été démenti par cette exposition que j’attendais depuis longtemps, mais que je n’avais pu aller voir jusqu’à présent, avec mon agenda de fou et tous mes déplacements. Il manquait quelques oeuvres majeures, mais devant toutes celles de collections particulières, on se dit surtout qu’un p’tit Vigée Le Brun dans son salon, ça doit quand même bien claquer…

lundi 26 octobre 2015

plafond à la Philhar

« Superbe » et « somptueux », voici ce que m’a répété Laurent tout le long de l’expo Chagall à la Philharmonie, émerveillé. Croisé par hasard dans les espaces du bas, et alors qu’il était muni de son pass magique-pour-deux des amis de la Philharmonie (ex-amis Pleyel déjà pré-fusionnés en amis de la Cité de la Musique, ils sont malins !), nous pûmes ainsi parcourir les salles d’exposition chargées de tableaux, de toiles, de vidéos, de costumes, une collection riche et intéressante, qui complétait bien l’exposition du Luxembourg.

mardi 25 août 2015

chez Jeanne

L’expo Lanvin est la dernière partie de la période thématique « couture », après Jean-Paul Gaultier et Christian Dior. C’est aussi une expo pour laquelle on a peut-être un peu trop traîné, mais le palais Galliera a une bonne extension sur la durée — jusqu’à fin août. Ça n’empêche pas une bonne queue à l’extérieur, et de se cogner beaucoup à l’intérieur : à l’exiguïté du lieu s’ajoute la manie de créer des alcôves peu propices aux passage des nombreux visiteurs, de telle sorte que la fluidité en prend un grand coup (et toujours cette maladie contagieuse des petites écritures…). Pour l’occasion, des collections ont été sorties des caves, de telle sorte qu’un certain nombre de pièces étaient présentées à plat, ce qui retire du volume à l’affaire, avec un système de miroir pour un peu plus de rendu.

Il y avait quelques pièces originales aussi, sur la vie de Jeanne, comme le passeport de fuite de Victor Hugo au nom du grand-père (parce qu’il était un ami de la maîtresse #1 de celui-ci — Juliette Drouot —, et plus tard il y eut aussi une autre Lanvin à son service, qui fut sa maîtresse), et des photos, où l’on voit la réussite et la richesse qui honorent une belle réussite, jusqu’au mariage de la fille Lanvin, qui devient noble et se fait renommer.

Il y a bizarrement peu de chapeaux, alors que Jeanne Lanvin était avant tout modiste, peut-être parce qu’ils ne se sont pas si bien conservés. Étrangement aussi, quasiment toutes les robes sont noires, alors que l’on fait plusieurs fois référence à l’introduction de la couleur — dont quelques exemplaires sont effectivement flamboyants. L’explication se trouve peut-être dans les légendes : les clientes avaient manifestement la manie de demander du noir, même quand il y avait la couleur, et ce sont ces collections particulières qui se sont généralement retrouvées sous verre.

L’effet « collection » a tendance aussi à étouffer un peu le propos historique, qui était bien mieux mis en valeur lors de l’exposition Carnavalet. Par exemple, qui est cette comtesse, que l’on voit partout commander une bonne partie des robes ? Qu’en faisait-elle ? Quelle était la mode du temps ? Une seule vidéo, physiquement difficilement accessible, pouvait montrer un peu d’action pour les longues robes très travaillées — à noter à un moment une robe rouge fabuleuse qui a été portée par un modèle sur une peinture, l’effet est saisissant ! On fait le tour en une heure environ, peut-être plus renseigné qu’émerveillé.

dimanche 19 juillet 2015

portraits d’anglo-hollandaise

Le National Portrait Gallery de Londres a eu cette géniale idée de consacrer une exposition à la magnifique Audrey Hepburn que j’adore plus que tout. Est-ce la plus belle femme du monde ? En voilà une question : le look « gamine » de sa vingtaine, qui a fait sa renommée, a suivi des années adolescentes un peu potelées mais formatrices au ballet ; et l’idée, c’est essentiellement de ressembler à un garçon manqué. Et puis ensuite, il y a eu Givenchy, et les robes incroyables qui ont mis en valeur sa taille (parce qu’après tout, elle avait tout de même un sacré bassin). L’exposition se veut une rétrospective iconographique, avec du rare pour attirer un public fanatique (notamment une relique : une paire de pointes) et du très-typique, avec pour finir un mur de unes de magazines (depuis la toute première où elle était encore inconnue, à 19 ans). On comprend la construction de son personnage, au cours de son ascension rapide puis des différents films, jusqu’à la moitié de la trentaine, à la suite de quoi tout se calme (elle a ses deux gosses avec le 2e mari), pour ne réapparaître qu’avec l’ONU, vers la fin trop rapide de sa vie — et donc de nouvelles belles photographies.

Une bien belle expo, un peu courte et de fait un peu chère… Mais comme d’habitude, le reste du musée est gratuit, notamment l’habituel concours du British Portrait, dont j’ai absolument adoré le second prix, Eliza

par Michael Gaskell : un portrait selon une inspiration flamande. Ah, les néerlandais(es) !

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