humani nil a me alienum puto

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lundi 4 mai 2015

678ème semaine

Après un an d’absence, j’enchaine quelques visites londoniennes, dans cette ville en constante mutation (encore plus que Berlin !), où des quartiers entiers sortent de sous terre, des tours d’habitation poussent, des immeubles fous accueillent des entreprises florissantes qui manifestement paient assez leurs employés pour dépenser des fortunes en immobilier… Si le reste de l’Angleterre était comme Londres, on serait enterrés, pauvres Frenchies ; heureusement pour nous, le contraste est manifestement beaucoup plus fort qu’entre Paris et la province…

Mais en attendant, j’ai bien contribué à augmenter le GDP du pays, en faisant la tournée des tailleurs — dont un nouveau, Budd, qui fait aussi les chemises de Doctor Who ! Mais tout ceci ne serait rien face à ce que je prépare, si seulement j’avais assez de finance pour cela…

À Londres, il y a des tailleurs, des salons pros, et des galeries d’art. À la Saatchi gallery, il y a des choses très très moches en bas, le pire du contemporain. Mais en haut, c’est génial : comme le lieu est sponsorisé par Hermès (c’est même à eux, en fait ?), leur directeur artistique s’est fait plaisir, pour un parcours de flânerie (en français dans le texte), « Wanderland », qui sur une musique entêtante accueille dans un sas cinématographique, fait passer dans une salle à canes de la collection d’Émile Hermes, affiche des items vintage de la maison en galerie avant un monde parisien inversé (un kiosque au plafond !), des graffitis partout, et un bistrot magique (où un sac Hermes était menotté au porte-manteau : pas fous non plus !) ; un théâtre de marionettes, un portique sculpté-illuminé-animé, tout y est pour un parcours magique hors du temps. Un ravissement !

samedi 21 mars 2015

David Bowie est

La très belle exposition « David Bowie is » qui avait justifié un déplacement à Londres il y a presque deux ans, composé de trois heures de queue le matin pour avoir un billet l’après-midi nécessitant de faire l’exposition assez rapidement en deux heures environ, a été exportée l’an passé à Berlin (où je l’ai ratée de peu : j’y étais en mai, ça a dû ouvrir en juin), et vient d’ouvrir à Paris. Il est pré-annoncé un énorme succès, qui a valu de réserver les places sur Internet (sans soucis), mais en réalité le vendredi matin il n’y avait quasiment personne en file. En revanche, ça se pressait sévèrement à l’intérieur : le problème vient à mon avis plutôt de l’agencement très médiocre dans les nouveaux espaces d’exposition de la Philharmonie.

Je me demandais comment ils allaient faire entrer cet énorme parcours du Victoria & Albert Museum au dernier étage de la Cité de la Musique. Déjà qu’au Martin Gropius Haus, je ne voyais pas bien comment ça a pu entrer… Mais c’était sans compter sur notre nouveau bâtiment inachevé préféré, où même mon accompagnatrice italienne @odette9 et fan de Bowie aussi (de toute façon, cette fille, c’est quasiment moi avec un vagin et non-déniaisé) a un peu halluciné au milieu des ouvriers et machines de chantier. Cependant, l’espace intérieur n’est ni aussi modulable que le V&A, ni aussi en hauteur. Ni aussi grand manifestement : je suis à peu près certain que bien des aspects biographiques ont été retirés par rapport à la version originale (même si je ne me souviens pas de ce carnet d’hôtel emprunté au Mucem, qui est manifestement rentré l’an passé dans leur collection) ; toujours aussi léger sur l’aspect drogue, j’ai trouvé encore moins de référence aux années berlinoises et (bon point !!) aux aspects « gender ». Mais peut-être me trompé-je.

En effet, j’ai carrément cru un instant qu’il manquait la moitié de l’exposition. Que nenni : c’est seulement que l’agencement a obligé de déplacer des pans entiers. Il me semblait bien que la veste turquoise à revers triangulaires de Life On Mars était au début de l’exposition londonienne — d’autant plus logique par l’ordre chronologique, mais j'avais déjà noté que c'était un peu le bordel leur parcours aussi —, et non après la filmographie qui nous emmenait après les années 1980. Bref, on ne comprend pas grand chose à l’ordre du truc. L’exposition a été rentrée au chausse-pied, et souvent ça fait mal : les espaces confinés obligent le public à s’amasser, et de grands panneaux explicatifs se trouvent ainsi aussi masqués que mal éclairés. En terme de scénographie, heureusement qu’on partait donc de haut, pour éviter le crash.

La dernière salle (qui n’était pas la dernière au V&A… Mais presque) est séparée du reste de l’expo : c’est celle avec les diverses diffusions en très grand, avec beaucoup de costumes. Mais en ayant moitié moins de surface et deux fois moins de hauteur, l’impression de cathédrale est loin d’être la même. D’autant que l’espace est beaucoup moins ouvert, puisque séparé. La comparaison est assez décevante pour la version philharmonique (qui est en plus franchement onéreuse…), mais il faut se réjouir de voir Dieu Bowie mis à l’honneur de l’autre côté de la Manche, et on y gagne aussi (grâce au confinement) en visibilité sur les costumes. On peut en tirer quelque chose, et l’audioguide marche bien pour diffuser les sons qui correspondent à la progression de l’exposition (même si parfois ça se bloque un peu… Mais dans un espace si serré, la prouesse technique est non négligeable — en attendant peut-être l’un de seuls usages intéressant du LiFi). Il faut compter tout de même deux bonnes heures trente pour en faire le tour (dont la moitié à jouer des coudes ou attendre son tour dans les embouteillages…). Au final, c'est fort sympathique de promouvoir notre religion bowienne, mais ceux qui découvrent l'exposition (réorientée d'un point de vue marketing du fashion à la musique) pour la première fois seront les plus heureux.

dimanche 9 novembre 2014

fifties parisiennes

Qu'il fut difficile de voir la dernière exposition du palais Galliera, "la mode dans les années 50" ! D'abord indisponible, je l'avais gardé de côté pour le passage de B#7, qui n'eut point assez de temps ; je l'avais donc gardé pour "A." (comme la nomme la souris, pour une fois que c'est elle qui fournit les ami[e]s commun[e]s), dont l'agenda est aussi complexe que le mien. Le raté de haute voltige la veille, un vendredi après-midi, impliqua une condamnation à la file d'attente de l'avant-dernier jour avant fermeture, un samedi matin... Forcément, il y avait du monde.

Deux hommes, en fin de vie sans le savoir, au sommet de leur art : Christian Dior et Jacques Fath. Affrontement figuré par Elle, qui à la sortie de la seconde guerre, se fait l'écho de cette mode cintrée, dynamique, revisitant le passé pour inventer une élégance folle qui fera date. Et puis, il y a tous ces noms : Jacques Heim, Chanel (qui n'est pas très d'accord avec ce qui se passe sur sa fin de règne, et lance une réplique), Schiaparelli, Balenciaga (cultivant le mystère), Pierre Balmain (souvent fabuleux), Jacques Griffe, Hubert de Givenchy, Pierre Cardin, Carven (dont j'ignorais qu'elle était une femme, et très sensibilisée à la cause des petites femmes menues). Il y aussi ceux qui sont directement issus de cette époque, avec au premier rang Yves Saint Laurent, chez Dior avant de prendre sa liberté. Inventivité, audace, ces années posent aussi les bases de leur propre perte, avec le prêt-à-porter qu'ils lancent et qui va se servir de leurs noms : fini l'ère des couturiers créateurs, nous aurons des maisons, des marques, du répliqué, mais pas forcément du démocratisé.

lundi 6 octobre 2014

Dries oublié

Cela arrive rarement, mais j'ai oublié de chroniquer une expo... 12 septembre, à placer entre la 545ème et 546ème semaine, avant l'archipieds : "Dries van Noten, inspirations" aux Arts Déco. Je n'ai entendu parler de cette expo que parce qu'elle a été prolongée. Le concept est intéressant en soi : les oeuvres vestimentaires d'un maître, et en regard ses inspirations. Fi du mythe moderne de la création ex-nihilo. La scénographie souffre en revanche, comme souvent dans ce lieu, d'être plongé dans la pénombre. Ironiquement, cette exposition met plus en valeur Balanciaga que Noten. On est souvent époustouflé par des pièces à l'origine d'autres plus accessibles mais moins audacieuses de celui qui est pourtant censé être au centre. Quelque part, c'est peut-être aussi une rare preuve d'humilité. Je dois avouer que je connaissais très mal ce créateur, dont la boutique parisienne est pourtant pas très loin du Louvre, de l'autre côté de la scène. Dans la lignée de Kenzo, Dior et Balanciaga, cela vaut le coup d'oeil.

vendredi 27 juin 2014

apéritif balletomane fashion

Une petite expo Christian Lacroix sur le pouce, mêlant balletomanie et fashion, dans une galerie de la rue Vivienne, la Colbert (qui est aussi la plus chic). Une petite salle, ouverte la moitié de la journée pendant quelques mois, et des croquis encadrés un peu partout sur les murs. Une zone de projection, avec au devant trois beaux costumes — venus de Moulins ? Quelques documents au milieu, et le tout emporté par le coup de crayon et l'assemblage de tissu qui laisse libre cours aux délires savants. C'est fun, gratuit, on en fait le tour en 20 minutes, excellente initiative !

vendredi 31 janvier 2014

garde-robe romancée

Voilà une expo que j'aurais totalement raté sans la souris, et ç'aurait été bien dommage, car moi et les belles robes d'époque, on s'entend plutôt bien. Époque charnière entre la fin du XIXème (et ses carnets ouvriers où la description du propriétaire à coup de "moyens" fait regretter l'absence de photo) et le début du XXème (il y a eu une guerre mondiale et la grippe espagnole au milieu ? Pas Place Vendôme, apparemment), nous partons des robes montantes à taille très fines pour arriver à un art du fashion décolleté et cintré des années 30, porté par les maisons telles que Chéruit ou Worth, qui dans la vie de notre héroïne de l'exposition temporaire du musée Carnavalet, Alice Alleaume, ancienne couturière et vendeuse hors pair anglophone, tiennent une importance considérable — même si tout a été englouti par l'histoire (on repense à l'expo Madeleine Vionnet).

Un conte ! Je me suis dit que ma chapelière, dernière rescapée de Gelot (qui a fini par être absorbé par Lanvin il y a quelques années — Jeanne Lanvin, disait-on alors !), devrait venir : c'est l'histoire particulière qui ici prend une dimension fantastique. Mais il faut dire aussi qu'Alice est comme de ces vendeurs que je croise parfois, et qui sont non seulement passionnés par ce qu'ils font et vendent, mais en plus se constituent eux-même une collection (il y a un vendeur chez Smalto, par exemple, qui possède environ un millier de paires de chaussures — dont une partie à plus de 1000€ la paire —, stockées dans 33 mètres carrés dédiés à cela...). Bref, c'était peut-être une couturière-vendeuse, c'était aussi une élégante du monde, avec des robes qui même parfois dégriffées venaient de collections prestigieuses. C'est l'époque où les noms des maisons étaient tous rattachés à des personnes vivantes, et la grande majorité à celui de femmes, couturières. Mme Chéruit, ainsi, habille les aristocrates. Pas de desperate housewives dans le coin. Il y a des vendeuses et des couturières cultivées qui peuvent se faire une petite fortune en se débrouillant bien, et des riches héritières qui dépensent des fortunes : sus aux clichés !

Les pièces sont diverses et variées, parfois simples, parfois originales ; on voit naître le moment de la fermeture éclair et de ce que cela permet en terme de coupe. Accessoires, lettres d'époques, photos, robes, tout cela est très bien mené. Alice mène une belle vie, dont on ne sait même pas trop comment elle se termine. Ce n'était finalement pas forcément le but du roman biographique, qui traitait plutôt des naissances.

samedi 18 janvier 2014

dress like a princess

Si j'étais un couturier, je serais probablement Azzedine Alaïa. L'homme qui aimait les femmes. Quand on passe à sa première boutique de prêt-à-porter (où les vendeurs — dont une sublime rousse russe — sont bien plus nombreux que les quelques clients chinois ou russes), qui vient d'ouvrir rue Marignan, ça saute aux yeux. Quand on le suit sur les podiums aussi. J'aime énormément Elie Saab, par exemple, mais chez Alaïa, il y a un truc : c'est toujours très prêt du corps, moulant, il sculpte les formes à partir de celles de la femme. Ce n'est pas un support agréable : la robe sert la princesse. Et la dévoile par enchantement : les ouvertures sont toujours aussi savantes que stratégiques...

Forcément, cela a tout pour plaire à la souris — qui a pris bien du temps pour coller des photos qui résument bien la quarantaine de robes exposées. On a cependant failli manquer le coche : l'exposition qui marque la réouverture du tout petit palais Galliera — où l'on a oublié de faire des vestiaires, après toutes ces années de travaux... —, ferme très prochainement. Un bout de l'expo est d'ailleurs aussi au musée d'art moderne, en face, faute de place pour les robes à fort diamètre.

Si j'étais une femme, nul doute que je m'habillerais chez lui (en prêt-à-porter, parce que la haute couture présentée laisse présager des factures à destination quasi-exclusive des princesses du Qatar & co). Mis à part le faux-pas du legging, nul doute que cet homme a tout compris...

mardi 26 novembre 2013

503ème semaine

Il me semble que j'avais un thème fort important qui me tenait à coeur, à aborder cette semaine. Et puis j'ai oublié. Et puis j'ai quasiment une semaine de retard sur ce billet... Allez donc mater des détails de ma première veste sur-mesure, en attendant...

samedi 5 octobre 2013

les soirées de PG

Il y en a qui courent les soirées d'ambassadeurs, et puis il y a ceux qui ne rateraient jamais une soirée de Parisian Gentleman. "I am dandy" en était le nom cette fois : "Always a dandy!", ai-je eu envie de répondre ! Rose Callahan était le catalyseur, l'alibi idéal : co-auteur ("co-auteure" dit même le flyer où prône paradoxalement la fière cigarette d'un Hugo politiquement incorrect, comme un message "foutez-nous la paix !"), avec Natty Adams, d'un très beau grand livre éponyme. Un livre en Anglais, que l'on paie volontiers en euros  — et non en livres. Un livre d'un beau violet, comme Rose, comme moi d'ailleurs. On attend impatiemment les photos d'Andy Julia et des autres photographes, qui picoraient les mises et les belles gens dedans, comme ceux-ci le buffet distribué en plusieurs points stratégiques, dans le cosy salon du sur-mesure de Cifonelli, rue Marbeuf.

Entre deux petits fours, on se plaît à converser avec l'ancien vice-président de Cartier, un vieux Monsieur qui possède l'élégance des années, qui de quelques mots bien placés parle des affaires, du périmètre de légitimité, de là où il faut comme de là où il ne faut pas aller. C'est juste, c'est précis, c'est ouvert aussi. Il y a des hommes qui sont riches, d'autres bien moins, mais qui se débrouillent, faute de pouvoir accéder au Graal de la grande mesure : l'art sartorial rassemble, et au-delà l'amour du beau. Le beau et le distingué, dans cette sorte de secte qu'on aurait tort de penser qu'elle se prend au sérieux : seul le futile l'est, selon la bonne devise du magazine Monsieur. Les mises sont toutes originales, les coupes peuvent être légèrement extravagantes, selon les préceptes de la spezzatura, il y a de la personnalité, individualisée, dans une liturgique d'ensemble compacté par l'étroitesse des lieux, justifiant de refuser bien des entrées sans carton. La révolution minoritaire est en marche, jure-t-on.

Il y a les rencontres improbables de ce genre de lieux rassemblant autour d'une passion transverse, plutôt que d'une obédience évidente. Évidemment, on y retrouve souvent un certain profil bien particulier, comme les rencontres de la blogosphère pouvaient relier les bobos isolés. Mais le directeur d'une maison de couture peut ici côtoyer le bottier aux pieds des clients, l'extravagante manager d'antiquaires, de jeunes étudiants bien malins, et même la pulpeuse et affable femme de notre hôte Hugo, sortant d'un placard avec son nouveau costume Cifonelli gris croisé 6 sur 1, magnifique, avec encore un peu de craie dessus.

Durant les deux ou trois heures qui filent sans que l'on s'en rende compte, alors qu'une autre soirée attend encore ailleurs et vide peu à peu le petit salon, découvrant les trois bars dont un à champagne et l'autre à whisky écossais (que j'ai appris à boire, pour l'occasion — 2 mL d'alcool tous les deux ans, selon le quota), une séance dédicace aura pu personnaliser mon exemplaire. Surpersonnalisé par la dédicace de Hugo à la page 134, tant qu'à y être. Car le livre est une très jolie collection de néo-dandys, alternant les styles mais pas forcément l'art de vivre. L'extérieur dévoile l'intérieur. Une philosophie de vie, ancienne mais revisitée, dans un mode opposé de l'hyper-modernité de l'éphémère made in China, de la précipitation irréfléchie, de la consommation de masse. Des valeurs de beau, d'attente, d'érection et de construction, d'éducation. I Am Dandy: The Return of the Elegant Gentleman fait le tour du monde, on veut y croire.

Ça me plaît.

jeudi 19 septembre 2013

les raisins de la luxure

Je dois à Chaumet d'avoir été invité aux vendanges de l'avenue Montaigne, cette année. Il faut dire qu'avec le turn over de ST Dupont, ça devient dur d'être dans des petits papiers de vendeurs. Assisté de mon petit rat, nous allâmes donc tester petits fours et champagnes (et jus de fruits pour ma part) des différentes boutiques, tout en essayant de ne pas enfiche partout sur des vêtements aussi beaux que chers. Mission peu facile chez Elie Saab, qui recèle de pures merveilles, pourvu qu'on puisse mettre plus de 2500€ dans une robe (d'un autre côté, à ce prix, vous avez le haut et le bas : ça reste moins cher que du sur-mesure masculin, donc) ; avec de délicieux petits-fours Dalloyau, autant dire qu'on est passé près du drame.

D'autres boutiques furent moins accueillantes, rivées à leurs listes d'invités de LEURS boutiques. Ce qui évidemment finit par bloquer les passages d'une boutique à l'autre, et sur-peuple les quelques boutiques qui ont joué le jeu — chez Marni, on fut extrêmement bien accueilli, ce fut fort bon, mais la fringue n'était pas extraordinaire malheureusement. D'autres boutiques étant de fait assez vides ont tout de même transigé : ainsi de Versace et sa nouvelle adresse, où l'on a pu longuement s'entretenir sur les stratégies familiales et les petites tailles — mais pas grand chose d'excitants (voire de pas moche, voire de pas excessivement cher sans trop de raison), si ce n'est un sublime manteau à coupe en biais, mais dont le lainage est assez lourd. Après avoir fait un tour chez nos hôtes sympathiques, tour rapide étant donné qu'il n'y avait pas grand chose à se mettre sous la dent (la montre que je convoite était d'ailleurs à l'extérieur...), nous fîmes une halte chez Smalto, qui filtrait aussi, mais nous a trouvé présentables.

Le DG de la maison a totalement flashé sur le petit rat. Quelque chose d'extraordinaire. Ils sont assez barrés, dans cette boutique, totalement exubérants — surtout lorsque MC Solaar débarque dans le salon de grande mesure à l'étage. Mais la réception fut excellente, en plus de ce délicieux aspect "carnaval des animaux", au pays des riches, où le dérèglement des valeurs standard ne peut qu'amuser les bobos gauchistes qui retournent dans leurs trente mètres carrés avant minuit. Philippe Bilger, qui passait par là en se rendant à RTL, et que l'on a malheureusement raté, fut pour sa part, sur Twitter, fort interloqué que ce genre d'évènement puisse exister — et on ne pourrait le taxer de communisme. Pourtant, qu'est-ce que c'est bon, les vendanges de Montaigne !

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