humani nil a me alienum puto

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - logiciel libre

Fil des billets - Fil des commentaires

samedi 28 septembre 2013

495ème semaine

Semaine geek ! RMS samedi, kernel recipes mardi et mercredi. La souris découvre les libristes. Puis le gratin du développeur noyau dans l'hexagone. Je revois les vieux amis. Et rencontre enfin ceux qui gravitent sur les mêmes plans que moi, mais avec qui il est difficile de se synchroniser. Ça fait réunion de famille étendue, à la Cité des sciences, autour des cassolettes et de bon pain. Une bonne partie se retrouvera bientôt à Edimbourg pour la grand messe européenne. Une espèce de micro-monde où l'on se dit qu'il serait dur de se reproduire, avec deux femmes sur la centaine de personnes qui ont au final assisté à l'évènement (il y en avait un peu plus samedi). Pour ne pas choquer le gender, le barbu possède souvent des cheveux longs (en option : les cheveux sans la barbe, qui reste interne et non exprimée physiquement).

vendredi 21 mai 2010

third en coup de vent

      Cher journal,

comme je suis un très mauvais libriste, qui a séché plusieurs mois de réunions de geeks, je me dois au moins de noter en expiation les 45 minutes top chrono (incluant un croque madame, parce que le frigo toujours geekesque est totalement vide depuis plusieurs jours) en compagnie de quelques uns qui restaient après 22h15. UNIX et de l'Allemand au programme : ça ressemble un peu à ce que je fais en journée, pardi...

lundi 16 novembre 2009

installer OpenSuse 11.2, c'était mon idée

Alors qu'à la téloche, on a droit à de la pub windaube7 complètement neuneu, qui nous raconte qu'avant c'était la merde, mais suite à un coup de maquillage -- grâce au héros de la pub, pauvre concept d'appropriation du produit par le public, la com' pour les nuls -- tout va beaucoup mieux, les distribs Linux sont de sortie, ces derniers temps, avec en guest stars du noyau >=2.6.30, et du KDE4.3. Et ça, les amis, ça poutre grave.

Jusqu'ici, je bavais donc sur les Ubuntu et autres des collègues, en attendant patiemment que mon OpenSuse favorite sorte des cartons en version stable : l'attente a payé, la meilleure -- et c'est objectif, ne serait-ce qu'avec YaST, l'outil le plus génialissime de configuration -- des distribs, née ce 12 novembre en sa version 11.2, fut installée hier en deux coups de cuillère à pot magique sur mon mini-portable.

Ah que c'est beau ! Ah que ça consomme très peu de mémoire ! Avec des effets graphiques de la mort qui tue parfaitement intégrés ! (Leopard, tiens-toi bien !) Que c'est fonctionnel, aussi ! Je ne suis pas un grand fan des amaigrissements qui me planquent toutes mes config aux petits oignons, mais il faut bien avouer que l'éclaircissement sans perte a été totalement réussi. On gagne un dashboard sur lequel l'applet léchée vient parfaitement facilement s'intégrer, et l'on regrette qu'une seule chose : que l'écran soit trop petit.

Graphismes élégants de bout en bout, système de fichier chiffré (en deux clics), sur du ext4 (il m'avait semblé voir que le btrfs était dispo, mais manifestement, pas à l'install), cela faisait longtemps que je n'avais fait d'install from scratch toute propre (j'ai réinjecté a posteriori toutes mes données utilisateur, ce qui comprend tout de même l'ancienne conf), l'occasion de modifier plus solidement le système de fichiers (hérités jusqu'alors de la conf usine toute pourrie de mon MSI Wind).

Ah, il est beau mon WOPR. Get OpenSuse11.2 !

vendredi 6 novembre 2009

first jeudi et faux départs

Je ne pars pas du boulot bien tard, pour cause de ras le bol, et puis comme Lea et Laurent vont au second acte de Tristan au TCE, et qu'il semble rester pas mal de places pour la seconde session de samedi soir sur le net, j'y passe voir ce qu'il y a pour les jeunes ; dans le hall, on entend la répétition, mais s'il reste bon nombres de sièges vacants, nul geste envers les jeunes, alors je ne me bats pas (d'autant qu'une opération ninja avec un parapluie -- "petit" modèle --, c'est pas terrible), et remonte l'avenue Montaigne, lorsque je rencontre l'ami berlinois, qui avec sa place à 12€, me confirme qu'on est effectivement de plus en plus mal reçu au TCE -- contre toute logique commerciale et culturelle.

Je pars donc pour le premier jeudi -- pas vraiment envie de retrouver l'ami russe pour du saxo aux Invalides, à cause du saxo évidemment --, parce que ça faisait de toute façon bien longtemps que je n'avais snobé les amis geeks. Mais comme je suis en avance, je passe par la fnac (où j'apprends qu'il y a une nouvelle carte coupe-file à la caisse, réservée à ceux qui claquent plus de 1000€ par an : je me croyais concerné, mais force est de constater que si je ne l'ai pas reçu, c'est que j'ai dû enfin baisser mes dépenses) ; 80€ et un coffret d'intégrale de Brahms plus tard (Deustche Grammophon, bordel c'est 20€ de moins sur Amazon -- il faudra racheter deux symphonies, parce que Karajan... Mais le reste est a priori excellent), j'arrive enfin au bon pêcheur, peu avant 20h.

Pourtant, il y a déjà bien du monde, et je me retrouve au bout de la sixième table agrégée. Il y a des gens que je n'ai pas du croiser depuis bien trois ou quatre mois, mais la disposition empêche le contact ; surtout dès que la bavette arrive (assez rapidement). En fait, s'il y a quelques nouveaux (oh, et une demoiselle arrivée accompagnée fabuleusement jolie), parmi les geeks, permettant de ressortir les vieilles discussions habituelles, il faudra attendre l'arrivée de Thierry pour s'entretenir sérieusement.

Ce dernier a trouvé depuis pas mal de temps de quoi râler contre les absurdes "interdictions" de certains sites web de faire des liens hypertextes pointant vers eux ; mais ces derniers temps, il s'en est donné à coeur joie, et a fini par en trouver une bonne centaine d'exemples, mêlant pêle-mêle boîtes de comm', de banques, de voyage ou transport, etc. Même le ministère de la culture en est atteint. Apparemment, la mayonnaise a prise, peut-être grâce à Glazou qui s'est fait relai de cette crétinité (on sait qu'il aime taper sur les idiots patents du web), en tout cas il y a des articles dans les journaux en ligne -- je mettrais bien des liens, mais il est rudement tard.

La plus élégante et charmante (seule Lea pour la même tranche d'âge fait mieux) des libristes -- et pourtant, elle est physicienne -- s'avère être amatrice de musique orchestrale, essentiellement contemporaine (ou Bach/Brahms : amusant, c'est un profil que l'on retrouve assez souvent), et nous pouvons donc prendre un bouillon de culture. À défaut de pouvoir encore commander à manger : il n'est pourtant pas encore 22h, mais il est vrai que les cuisines parisiennes se provincialisent de plus en plus. Comme le serveur (nouveau : depuis le changement de proprio, le turn over est ahurissant) est quelque peu effronté, une migration s'opère au café d'en face, le Père tranquille, qui est aussi bon que cher (mais le service est sérieux, aussi).

Nous nous retrouvons donc à cinq, trois pour manger et deux autres pour boire uniquement, et je lance une impulsion de lait fraise : trois commandés, et autant de verres avec sirop et lait fourni séparément arrivent. Dans cet endroit plus tranquille (et agréable -- il paraît même que des livres et des poufs ornent l'étage supérieur !), il est possible de parler plus posément. Et finalement, si l'idée était de rester pas plus d'une demi-heure, c'est finalement à 23h10, alors que d'autres libristes nous ont rejoint, que je décide de ne pas rater mon train. Arrivé au métro, je me rends compte que je suis un peu trop léger : inventaire, il manque ma quarantaine de CDs de Brahms. Encore un faux départ.

lundi 5 octobre 2009

palpat' on stage

Puisque de toute façon mon anonymat est déjà bien relatif, j'indique à ceux qui ne lisent pas mon blog pro, linuxfr (et bientôt toolinux ?), qui ne sont abonnés à la ML de l'APRIL (qui organise en partenariat) ou de l'AFUL (tiens, toujours rien sur Parinux), ou qui ne font pas des études informatique industrielle à Paris 8 que je donne une conférence ce samedi à 15h dans la librairie Eyrolles (ou plutôt en amphi attenant, du moins si les gens s'inscrivent bien à conference@eyrolles.com), sur le thème "Linux embarqué".

Tu es intéressé par le sujet, n00b, informaticien, mathématicien, financier, balletomane, altiste, philosophe, psychopathe, ou rien de tout cela, et tu souhaites m'entendre monologuer (la discussion viendra après ; mais on peut m'interrompre sans que je ne me fâche) et étaler toute ma science (pédagogue), inscris-toi vite !

(bon, je ne mets pas de lien, faut pas déconner non plus, ça se retrouve facilement sur le net)

vendredi 18 septembre 2009

la révolution manchotte

Parinux est en crise ! Les vieux cons, évidemment, ne le savaient pas. Mais les jeunes nouveaux (pas forcément jeunes, mais presque toujours, circonstance atténuante) ont trouvé récemment (ou ont rapidement craqué, au choix) que ça ne bougeait pas assez. Et que lorsque ça bouge, on n'est pas forcément bien au courant. Le pire, c'est que ce n'est pas faux. D'un autre côté, l'assoce vit sa vie pépère depuis un bon bout de temps, et n'a pas dans ses statuts de conquérir l'univers, contrairement à l'APRIL par exemple (just kidding), où la plupart des membres hacktivistes sont de plus inscrits, ce qui explique aussi pourquoi il n'y a pas forcément une inclination toute particulière à mener des actions complexes, par exemple concernant Hadopi (nous avons une position, me semble-t-il, mais rien de plus : normal, nous ne faisons pas de politique, rappelle le Président).

Bref, ça discutait dur sur la ML, en évitant les trolls -- aucun Godwin à déplorer, ce qui par ma foi relève de l'exploit. À la tête de la fronde, une sympathique (malgré tout) jeune nouvelle recrue biologiste et libriste, qui a clairement de l'énergie à revendre. Comme vous le savez, le monde se divise en trois catégories : les leaders, les menés, et les spectateurs. Après un tilleul-menthe et muni d'une gorge ultra-douloureuse, j'ai donc assisté au débat confortablement installé -- ce qui, pour la peine, n'était pas gagné à mon arrivé, puisque la salle ayant été mal réservé si ce n'est point du tout, la levée des troupes a amené trop de monde pour les capacités internes disponibles du Molière (aux Halles) à cette heure du soir.

Notre bon président Thomas, qui d'habitude n'est pas très mondain (pour ne pas dire qu'on ne le voit jamais aux "* jeudi" -- certes, moi non plus ces temps-ci), a assuré l'animation du débat, ce qui entre geeks dissipés et revêches, est toujours un challenge. Comme il ne restait qu'une heure et quelques minutes pour écoper un ordre du jour de plus de huit pages (heureusement que gmail est sans fond), il ne s'est pas décidé grand chose, mis à part de se revoir ce dimanche dans l'immédiat, et aussi plus régulièrement tous les troisièmes mercredis du mois -- autant dire que je n'y serai jamais --, toujours à l'EPH. Mon pessimisme naturel me fait penser que ça ne mènera à rien, mais comme les gens sont motivés, je suis tout de même curieux, qui sait, ça pourrait mener à quelque chose. Peut-être bien que la prochaine génération est réellement en marche -- on dit toujours ça au début...

Comme dans toute relation commençant à devenir douloureuse, il a fallu faire le point, compter les activités, les nouveautés comme les premiers samedis -- où les n00bs peuvent se rendre, à la cité des sciences, pour recevoir de l'aide linuxienne --, donner des approximations sur le nombre d'adhérents, la trésorerie (le trésorier en chef ayant dû fuir avant le début de la réunion), et les véritables motivations des adhérents. Avec un bon tiers des membres présents (soit une trentaine, que notre président-adjoint a tous noté de tête, impressionnant -- quelques transfuges d'Ubuntu-fr étaient cependant présents, et ils n'étaient discrètement guère convaincus par les idées de suivi personnalisé des installés par ML et forum), on aurait pourtant pu savoir, mais bon, c'est toujours plus facile à dire qu'à faire. De fait, la diffusion d'un formulaire a été décidé, et il me semble qu'il m'attends dans ma boîte mail. Mais bon, je suis déjà assez malade comme ça.

Il a fallu aussi discuter de trouver une meilleure salle pour les conf' des seconds mardis, chers lecteurs si vous avez une idée, n'hésitez pas. En fait, il est plutôt toujours agréable de voir ses amis libristes, et notamment mon ancienne étudiante favorite (nouvelle adhérente mais d'un caractère incroyablement conciliant), que je draguerais bien si elle était plus grande, plus ballerine et plus brune (on ne peut guère faire plus incompatible en l'état), et qui manifestement a déjà les mêmes idées que moi concernant les horaires matinaux et les réunions pénibles (fabuleux tip : prétendre ne pouvoir se déplacer, et imposer une conf' call, pour mieux dormir). Bein ouais, chuis un vieux con maintenant, j'assume.

jeudi 20 août 2009

jeudi #3

Pour une fois que je n'oublie pas que nous sommes le 3ème jeudi, et comme le film précédent commençait assez tôt, et ne durait qu'1h32, il était largement possible d'arriver pas trop en retard, toujours avec mon paternel -- ce qui n'était pas arrivé depuis bien... un an et demi ?

Il y a pas mal de monde -- surtout pour une période de vacances --, ça parle notamment de la dernière (c'est pas comme si ça arrivait tous les jours) faille Linux (rappelons tout de même que ça affecte essentiellement en terme de déficit énorme les système multi-utilisateurs, car sur du mono, c'est comme si l'on tapait sudo en ubuntu, ou que l'on était sous windaube, hein, c'est-à-dire que la limite utilisateur/administrateur est potentiellement levée).

La problématique principale de la soirée a été de trouver une description compréhensible à la conférence PERL prochaine ; parce que celle proposée actuellement comporte tellement de références au pattern matching et autres que le n00b moyen n'y comprendrait goutte.

S'en est suivi une explication de "qu'est que la programmation objet" avec utilisation de bouteille de tabasco, bouteille de coca, et bouteille de jus de fruit. Un assez grand moment. Mais comme les RER se font rares en été, à 22h quasiment tout le monde s'en est allé.

vendredi 17 juillet 2009

tux et le saint-esprit

J'avais déjà parlé de Jesux. Les temps ont changé, depuis, Ubuntu est partout (ou presque), même chez les chrétiens. Observez la feature par défaut qui empêche de goûter aux plaisirs visuels de la chair...

Je vais voir chez les Musulmans si l'on sait mieux s'amuser... (c'est très vert, ils auraient pu partir d'une SuSE !)

vendredi 3 juillet 2009

retour chez les geeks premiers

Après avoir encore raté quelques first jeudi, il était temps d'y repasser. Sorti du boulot à 21h (tout le monde me conseille décidément d'en changer...), ça donne une arrivée une demi-heure plus tard. Il valait mieux ne pas plus tarder, car "le bon pêcheur" a changé de proprio il y a deux jours, et les nouveaux sont du genre provinciaux, alors la cuisine ferme fichtrement tôt -- nous avons été privés de dessert ! À mon arrivée, je croise #1, ma meilleure étudiante, avec qui je parle de sa mention crétine sur son bulletin (c'est qu'elle est largement au dessus du lot, mais souvent absente le matin ; après quelques éloges, au conseil de mardi, la discussion dévie pour savoir ce que diable peut-elle faire le soir pour être si claquée le matin, et le commentaire sur le bulletin s'arrête sur ça ; autant dire qu'elle n'a pas beaucoup apprécié ; moi, j'avais donné comme appréciation : "clonons-la !", c'était plus chouette).

En haut, pas mal de monde, les parinuxiens de la première heure (sauf notre nouveau président), mais c'est Thierry qui m'accueille d'un coup de sabre virtuel traditionnel, et il a une grande nouvlle : il a cinq ans. Et il a préparé des affiches pour l'occasion, qui décorent alors la salle. On discute de tout et de rien (notamment de notebooks, pour les pauvres Auchan brade le Hercules bientôt remplacé par un nouveau modèle à 139€), jusqu'à l'arrivée de la plus charmante des chimistes d'Orsay -- qui a droit à un accueil triomphal, qui a dit qu'il ne faisait pas bon être femme dans le milieu du libre ?

J'apprends au cours de la soirée que Glazou est passé, en honneur aux cinq ans suscités. Et qu'il a encore métatrollé. Citons la conclusion pour aller vite :

Contrairement à ce que l'on lit à droite ou à gauche chez des idéalistes à mon avis un peu loin de la réalité, non, à de rares exceptions près, on ne vit pas du logiciel libre ou ouvert. Comparé aux nombre de logiciels libres ou ouverts disponibles, ceux qui génèrent de quoi en vivre sont rarissimes.

Que l'on ne s'y trompe pas, je suis et je reste un soutien convaincu de l'open-source. Mais je m'attends à des effets de bord dévastateurs de l'open-source et du libre dans les vingt années qui viennent, avec une chûte brutale et irrécupérable à court terme de l'industrie du logiciel.

La gratuité n'existe pas.

Bon, déjà, moi ça va, je vis. Ne pas oublier que l'intégration est le gros du boulot, et que facturer un ajout de fonctionnalité au passage est un très bon business model, ma boîte en fait quelques millions d'Euros par an, et s'y j'y reste, c'est que je soutiens ce modèle économique. Qui justement, est orienté vers le futur, où l'on ne réinvente pas la roue toutes les semaines.

Ensuite, on ne code pas le kernel le week-end. Certains le font, mais c'est rare : les gros contributeurs KDE sont payés par Novell, les gros contributeurs gcc par Intel ou IBM, etc. Ces entreprises ne font pas non plus dans la philanthropie. Ensuite, parler sur 20 ans, c'est n'importe quoi, désolé mais c'est Nostradamus, on ne sait absolument pas ce qui pourrait arriver entre-temps (bon, l'ordi quantique devrait mettre encore plus de temps -- depuis les voitures volantes attendues sous 25 ans, on est devenu beaucoup plus raisonnable dans les prédictions).

"La gratuité n'existe pas" : oui ! Mais ça, on le savait depuis longtemps, c'est la question #17 de mon partiel, et généralement j'ai de bonnes réponses. Sinon, je n'aurais pas pu arriver au first avec encore un sac Kenzo (et j'ai eu de la chance, le trou dans le budget a été automatiquement comblé par un second salaire surprise, une fois de retour chez moi).

Bref, coder un logiciel from scratch sans business model cohérent ni étude de marché, libre ou pas, c'est une aventure qu'il faut assumer. Il faudra en vendre plus de 2000 à 15€ pour en sortir du bénéfice, certainement. C'est peu et c'est beaucoup. Mais là, je vais parler boulot.  :)   (d'ailleurs, on redécouvre l'importance du marketting : ça tombe bien, parce qu'à peine ce matin, c'était encore blindé de beau linge, au boulot, en séminaire pour leur raconter nos merveilleuses aventures dans le monde de l'édition -- et non du service)

Il se fait tard et on a bien trollé : 23h, time to go ! Je suis à peu près le seul à ne pas aller au RMLL, alors que j'ai dû annuler ma conf (et finalement, je crois que la livraison client va devoir être reportée, faut que je m'en occupe, la gestion est absente et on donne dans le grand n'importe quoi). On me racontera le mois prochain...

vendredi 22 mai 2009

le retour du troisième jeudigue

Oh je le confesse, ça faisait très longtemps que je n'étais pas allé revoir mes amis les geeks, pardi. Alors en cette journée où rien n'était prévu sur mon agenda, je me suis tout de geek vêtu (jean-de-geek, casquette -- j'ai oublié ma Red Hat, j'ai pris par réflexe la Boss --, veste de sport Puma, et... T-shirt de geek Parinux !), ni vu ni connu, retour dans le temps, en signe de pénitence. J'arrive peu avant 20h30, et je crois qu'il est fort tôt, à cause du jour, alors qu'en fait il y a déjà une bonne vingtaine de geeks attablés. J'essaie de saluer tout le monde globalement, mais je me fais avoir par mon ex-collègue ex-président parinuxien qui me serre la main ; j'arrive tout de même à m'en sortir sans perdre une demi-heure. Chose curieuse : il y a un tas de nouvelles filles (deux, donc, contre deux anciennes, dont une prof de Français, est-il important de noter pour ceux qui croient toujours qu'il n'y a que des informaticiens, ou alors que des ingénieurs autres au pire -- ok, les deux nouvelles étaient pour l'une électronicienne, et l'autre code en asm ou en C, elle cherchait des gens qui parlent le même langage qu'elle...), et encore en manque-t-il une (biologiste) avec qui je devais avoir potentiellement quelqu'intéressante discussion.

Le Bon Pêcheur, en face des Halles, est un endroit où l'on paie 14,50€ l'entrecôte (dans le coin, c'est assez peu), et 4,20€ le lait fraise (arg !), de telle sorte que l'addition finale est à la hauteur de ce que l'on aurait dans du standing bien plus élevé, comme au pieds de cochon ; mais au moins, la serveuse du Sud-Ouest se démène dans cette ambiance plus que décontractée, où l'on crie assez souvent, quand on ne trolle tout simplement pas bruyamment, en phagocitant l'espace de tracts et de chaises mouvantes.

On parle des événements passés de la semaine dernière -- l'Ubuntu party qui aurait attiré 4000 visiteurs en deux jours et une nocturne, d'après la Cité des Sciences, et a affiché en tout cas bien complet --, et de la semaine à venir -- un hackaton pour le Gdium. À propos de ça, on parle de MIPS, et je renvoie sur wikipedia pour renvoyer aux bidouilles auxquelles on réussi à s'extirper nos Chinois (au passage, si vous voulez observer des hardeux jaser, voilà comment on trouve tout à coup les softeux bien plus compréhensibles !) Bref, c'est samedi-dimanche si vous êtes intéressés ; personnellement, je n'y serai pas, déjà parce que j'ai d'autres balletomanes à fouetter (ah, si seulement...), ensuite parce que c'est du boulot, de construire du package, et que mon tarif toutes taxes comprises est de 1000€/jour via ma boîte, et 260€ jour net sinon (c'est le WE, merde ! Payable à l'heure, 45€, par virement), certainement pas "la possibilité de gagner un des deux Gdium mis en jeu" ; vous remarquerez au passage, donc, que le business model sous-jacent est fort malin. Je recommanderais aux étudiants d'aller se faire la main, de distribuer du CV et de ne pas manquer de mentionner cette expérience lors d'entretiens d'embauches, en revanche.

On improvise une "réunion membre" sur le pouce, avec un ordre du jour collaboratif, qui n'oublie pas d'évoquer logo toujours pas refondé -- de telle sorte que si on l'attend depuis bien trois ans sans avoir réimprimé de T-shirts, le mien devient collector --, et les différents goodies qu'on pourra en sortir, mais surtout les sujets de conférences futures (en ayant remarqué que plus c'est poilu, plus il y a de monde : on pourrait bien me revoir avec une conf' pour barbus confirmés, comme je ferai au RMLL dès qu'on m'aura viré de l'horaire 9h00-du-mat-pas-possible, et que j'aurai tâné l'administration pour avoir mes billets de train pour Nantes), ou encore des idées pour l'avenir de l'asso (mais là, heu, je crois que c'est tombé à l'eau  :)   ). Je discute un peu avec mon voisin de portage Linux sur ARM, justement, et puis c'est tard, alors on règle l'addition, et on vide les lieux, en se rappelant que c'est tous les 15 jours qu'on se voit -- pas tous les quatre mois, quoi.   :D

- page 1 de 29