humani nil a me alienum puto

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mardi 28 mai 2019

piano de verre

Une intégrale des études pour piano de Philip Glass à la Philharmonie, encore plus quand le maestro lui-même est présent, ça attire du monde ! Même la souris, ce qui n’est pas peu dire. On trouve quand même à se replacer au fond du parterre.

Philip Glass a peut-être 82 ans, il joue encore régulièrement du piano. Et c’est en toute logique que ce petit grand monsieur est venu ouvrir le bal, et est resté pour les saluts presque trois heures plus tard. Il y a 20 études, numérotées de 1 à 20, divisées en deux parts égales autour de l’entracte, réparties par paires successives à différents pianistes, quelques uns s’aidant de partitions, disposant chacun d’un tabouret pré-réglé. Lesdits tabourets ayant été positionnés tout autour de la scène, la succession des pianistes a été entrecoupée d’un machiniste venu faire les interversions de siège ; mépris pour un interprète, la running joke de la soirée a été de l’ovationner comme tel.

Avec deux études chacun, la liste de pianistes est la suivante : Aaron Diehl, Timo Andres, Célimène Daudet, Thomas Enhco, piano ; Maki Namekawa (en kimono !), Nicolas Horvath, Anton Batagov, Marielle Labèque, Katia Labèque (vendues par paire aussi).

Et c’était fort bon, parce que les thèmes répétitifs minimalistes enivrants de Glass sont ainsi qu’on peut difficilement y résister (et mal l’interpréter ?). Il y a quelque chose d’universel, de fascinant, de l’ordre de la transe. On pourrait taxer cela de facilité, et pourtant, c’est probablement ce qu’il y a de plus compliqué à faire, la facilité. Il faut savoir gouter son plaisir et les joies simples dans le laisser-aller ou le laisser-voguer.

war rest in peace bis

Bis ! Jamais un sans deux. Changement d’accompagnatrice : souris mercredi, Hinata jeudi. Sauf que… arrivé à la bourre (saleté de ligne 4 !), ouvreuse stressée (elle a réussi à interdire une demi-rangée en plein centre du parterre qui est restée vide toute la soirée !), SMS obscur de la miss (pas très douées pour les indications fiables et efficaces, les filles, en général…), je me rends compte assez tard de son positionnement près d’une caméra, mais la place voisine est interdite (la sienne aussi, probablement) : voilà comment la guerre déchire. Je me retrouve donc au dernier rang, pas bien calme non plus, avec comme voisin un ami-mélomane qui respire bien plus fort que prévu. Décidément, c’est difficile de réunir toutes les conditions idéales d’écoute, à la Philharmonie… Un voisin âgé plus au centre de la rangée décide même de quitter sa place, au beau milieu de l’oeuvre, pour rejoindre les places des retardataires juste derrière, où l’on peut déployer ses jambes. Et cette fois un sonotone part en sifflement bien fort pendant plusieurs secondes, à tel point que les ouvreurs sont partis en chasse…

Pour la deuxième session de War Requiem de Britten par l’orchestre de Paris et son choeur, je trouve enfin la réponse au mystère du mini-orchestre côté cour : ils ne jouent uniquement lorsque les deux hommes solistes chantent (en anglais). On y trouve, conformément à la configuration voulue par le compositeur pacifique, un Anglais, le ténor Andrew Staples, et un Allemand, le baryton Christian Gerhaher. Excusez du peu. La divine voix d’Emma Bell assure le rôle de soprano au milieu du choeur et arrive à s’en distinguer clairement. On regrette seulement, comme toujours, que la salle de la philharmonie si précise dans le son ne vibre que très peu malgré l’énormité des moyens déployés.

Daniel Harding réussit encore à maintenir un silence d’une trentaine de secondes à la fin du chef d’oeuvre. Formidable.

war rest in peace

Le War requiem de Britten est l’une des plus belles oeuvres qui soit. À la fois puissante et toute en finesse, mettant en branle un énorme orchestre (orchestre de Paris survitaminé, dirigé par Harding), figurant même un orgue, on remarque que les solistes sont rassemblés en groupe tout devant côté cour, sans qu’on sache trop pourquoi — j’ai pu trouver le lendemain en observant mieux. La salle de la philharmonie était très pleine le mercredi, et cela reste tout de même surprenant, même si en réalité il s’agit probablement les familles des choristes, fort nombreux, et notamment du choeur d’enfants qui chantait manifestement depuis le couloir côté jardin…

L’oeuvre commence dans le silence et en retard (vers 20h40), d’un seul bloc jusque vers 22h15. Elle réserve d’incroyables moments, avec un texte très fort sur la guerre, l’horreur, la réconciliation. On termine avec trente bonnes secondes de silence — mais le public  était dans l’ensemble plutôt dissipé (notamment un énorme éternuement et un léger sifflement bien pénible).

dimanche 26 mai 2019

NDT sans NDT

Retour à Garnier : ça faisait longtemps ! C’est que le triple bill León & Lightfoot /​ van Manen avait l’air de bien mériter un dimanche aprem en fond de loge. C’est du NDT, mais avec le ballet de l’opéra à la place. Généralement ça présage une meilleure technicité mais un rendu trop propre et moins émouvant. La comparaison avec le vrai NDT la semaine suivante à Chaillot aurait pu confirmer cela, si quelqu’accident n’avait forcé une revente de la place…

Ça commence par « Sleight of Hand », où le couple León-Lightfoot fait tout — sauf danser, et la musique est laissée à Philip Glass (Symphonie n° 2, 2e mouvement, sur-utilisée dans les ballets). Entrée au répertoire. Esprit Pink Floyd « the division bell » : 2 grandes ombres sur échasses, dénudés, avec de grandes capes ; tout en noir & blanc ; et en contrebas sur scène, des danseurs plus nerveux. Fort esthétique ! Et un premier entracte : c’est fort lucratif cette affaire…

« Trois Gnossiennes » de van Manen, sur la musique éponyme de Satie, est un grand pas de 2 (avec Léonore Baulac), avec de beaux portés en gainage. Très beau aussi, avec le piano sur la scène. Encore un entracte, la souris négocie que la voisine arrête de nous illuminer avec son téléphone ; maladie très répandue dans la salle (qui semble être très remplie de touristes). Il ne reste plus que le voisin de devant qui se lève sans trop considérer ce qui se passe derrière lui à gérer.

« Speak for Yourself » est similaire à la première pièce : mêmes chorégraphes, aussi une entrée au répertoire. Cette fois de L’Art de la fugue (contrapunctus n° 1, 19) mais quand même aussi un enregistrement de Steve Reich (Come out). Il y a un danseur fumeux qui me provoque un fort sentiment de déjà vu. Une pluie de brumisateurs ; des glissades en chausson ; décidément tout cela est fort beau et bon !

Ligeti concertant

Une soirée de concertos de György Ligeti, c’est im-man-qua-ble. Mais je ne m’attendais clairement pas à ce que la salle soit si remplie ! Pas si facile de s’y (bien) replacer ; et plus encore, une retransmission en live ! 

Quatre instruments mis en valeur tour à tour, faisant figurer en soliste le musicien principal de l’Ensemble intercontemporain dirigé par Matthias Pintscher. Concerto pour piano, avec Sébastien Vichard (le plus long et endurant) ; Hamburgishes Konzert - Concerto pour cor, avec Jens McManama (quelle maîtrise !) ; Concerto pour violoncelle, avec Pierre Strauch (incroyable commencement de l’oeuvre à peine perceptible) ; et enfin le Concerto pour violon avec Hae-Sun Kang. En bonus à chaque fois, des ocarinas !

Quelles oeuvres formidables ! C’est encore Bachtrack qui en parle le mieux.

lundi 13 mai 2019

Jacob Solemnis

Il est évident que Missa Solemnis est LE chef d’oeuvre de Beethoven qui revêt une place à part. Quand on René Jacobs à la direction (avec le Freiburger Barockorchester et RIAS Kammerchor), on s’y précipite encore plus. Et pourtant, la salle de la Philharmonie était loin d’être pleine. Polina Pastirchak, soprano ; Sophie Harmsen, alto ; Steve Davislim, ténor ; Johannes Weisser, basse. Étrangement, je n’en ai pas grand chose à en dire : c’était parfait. Un de ces grands moments de musique qui passent, sans laisser non plus de grande trace, parce que c’est l’évidence du chef d’oeuvre qui fait sens. Le spa auditif.

lundi 29 avril 2019

Sao Chaillot

Une date perdue en plein samedi après-midi, pour à peine 1h40 entractes compris, mais que venait donc faire ce São Paulo Dance Company, se demanda-t-on avec la souris ? Et puis des trous un peu partout dans la salle Chaillot, usuellement plutôt blindée. Replacement rendu pénible par une ouvreuse nazie, et finalement, non seulement on est resté sur notre rang, mais en plus moins bien placé que prévu. Peu importe, en réalité : on était fort bien là où l’on était.

Triptyque Scholz / Goecke / Bouvier. Inconnus au bataillon. On commence avec Uwe Scholz, Suite pour deux pianos (en l’occurrence : Rachmaninov, Suite pour deux pianos Opus 17, par Martha Argerich et Nelson Freire). C’est en fait une succession de pas de deux et de trois avec des danseurs en noir et blanc, très esthétique, avec la danseuse qui vole, tournicote, et nous fait vive des moments intenses. 21 minutes et déjà on est totalement emballé. Pour le name dropping des athlètes acrobates : Luciana Davi, André Grippi, Geivison, Moreira, Diego de Paula, Thamiris Prata, Yoshi Suzuki, Ana Roberta Teixeira, Bruno Veloso, Vinícius Vieira.

Entracte et retour avec un plus simple pas de deux qui commence avec la danseuse Ana Paula Camargo seule, rejointe ensuite par Nielson de Souza. Marco Goecke, L’Oiseau de feu, pas de deux (berceuse et final de l’oeuvre de Stravinsky, pour 8 minutes). Pioupious de feu, devrait-on dire ! Très beau, très nerveux, les deux humains-oiseaux s’agitent et se débattent. Ça ne manque pas d’originalité !

On se dit pendant l’entracte (encore ??) que toutes ces bonnes surprises ne peuvent pas durer. En plus c’est une chorégraphe française dont on n’a jamais entendu parler qui arrive, Joëlle Bouvier. On regarde le visuel avec un grand drapé plastique agité par des bâtons, et on se dit que ça va être perché et moche comme un mauvais théâtre de la ville. Que nenni. Du plastique fantastique et poétique ! Avec de très beaux effets de groupe sur une musique alternant Heitor Villa-Lobos (Bachianas Brasileiras, Melodia Sentimental), La Passion selon Saint Mathieu (c’est la semaine !) et Pátria Minha (poème de Vinicius de Moraes — voix de Maria Bethânia). Il y a de temps en temps des bruits de plage et des cris au loin qui rappellent la poésie d’un Tarkovski — le titre de la chorégraphie est « Odisseia », il doit y avoir un lien. Il y a deux ou trois séquences avec une grande bâche noire et un trou au milieu, qui figure la mer déchaînée et le danseur perdu qui surnage. 37 minutes qui passent très bien, même si ça se répète un peu. Belle troupe (Joca Antunes, Hiago Castro, Luciana Davi, Letícia Forattini, André Grippi, Renata Peraso, Thamiris Prata, Otávio Portela, Daniel Reca, Ammanda Rosa, Nielson Souza, Ana Roberta Teixeira, Yoshi Suzuki, Luiza Yuk). Très beaux danseurs, devrait-on même dire.

C’était donc la super surprise balletomane du mois. Un public qui n’a d’ailleurs rien à voir avec les acharnés de Garnier. Il faut savoir parfois sortir des sentiers battus pour inventer quelque trésor méconnu.

deuxième session du Bach

Deux passions d’affilée — j’irais jusqu’à dire le même jour, avec la fin très tardive du Saint-Matthieu de la veille. Pour la Saint-Jean, c’est William Christie et ses  Arts Florissants qui s’y collent. Ils nous demandent de ne pas applaudir à l’entracte, et de réserver cela pour la fin. L’entracte arrive justement à un moment un peu inattendu, ne coupant pas du tout les 2h10 à l’hémistiche. De fait, panique à bord. Idem au retour des musiciens. Pas facile facile ces requêtes… D’autant que le public faisait SA venue annuelle chrétienne à la Philharmonie. Ça doit être le fameux aspect de service public (que j’appellerais plutôt : marketing). Bref, quelques catholiques bizarres (et bruyants) dans l’assistance, qu’on enverra tout droit en enfer d’un regard haineux.

Si Saint-Matthieu et Saint-Jean avaient dû témoigner (heu, testamenter ?) dans l’affaire de l’assassinat de Jésus, l’un aurait vu la voiture rouge et l’autre bleue. Rassurons-nous : ils auraient vu tous les deux une voiture. C’est déjà ça. Bref, quand on auditionne coup sur coup, on se rend bien compte des nombreuses petites incohérences dans les récits de l’un et l’autre. Même si on est d’accord, la trame reste la même : Jésus dîne, la maréchaussée vient le cueillir sur dénonciation d’un des douze potes, les Juifs-en-chef sont à la manoeuvre, le peuple veut du sang (Saint-Matthieu est peut-être plus misanthrope, à ce niveau), les Romains sont emmerdés, Jésus se la pète un peu genre il n’est pas concerné et il les snobe tous, mais il fait moins le malin une fois cloué. Bim, il meurt (alerte spoiler !), et pour la toute fin, et bien ça dépend, mais c’est un peu le flou artistique (très beau dans les deux versions).

Cette fois-ci, on récupère :

Rachel Redmond, soprano
Lucile Richardot, contralto
Reinoud Van Mechelen, ténor, (évangeliste)
Anthony Gregory, ténor
Renato Dolcini, basse
Alex Rosen, basse

On remarque Lucile Richardot qui était il y a peu une Junon déchaînée. Très belle réussite là encore, on termine sur un petit nuage.

épreuve du Bach

Jordi Savall était de retour avec un Bach canal historique, cette fois : la grande passion selon Saint-Matthieu, toujours opportunément programmée la semaine de Pâques par la Philharmonie. Je n’étais pas le seul à être accompagné d’une franc-comtoise capable de chanter l’oeuvre sans partition : pour compléter Le Concert des Nations et La Capella Reial de Catalunya, il y avait aussi la Maîtrise de Dole Franche Comté.

Que dire ? Superbe, passionnant de bout en bout d’une soirée commencée avec un peu de retard, et qui malgré un seul entracte a fini à minuit passé. On ne félicitera pas les programmateurs pour ce minutage qui a contraint bon nombre de spectateurs à quitter plus ou moins discrètement la salle avant la fin — et parfois même avant l’apothéose de la toute fin !

Florian Sievers, ténor (Evangéliste)
Matthias Winckhler, baryton (Jésus)
Marc Mauillon, baryton (Judas Iscariote)
Marco Scavazza, basse (Saint Pierre)
Javier Jimenéz-Cuevas, baryton (Grand prêtre)
Markus Volpert, baryton (Ponçe Pilate)

Distribution impeccable, Jordi en bonus au paléo-violoncelle pour le fameux moment, binôme aux anges (placement en hauteur qui aide à l’ascension), que du bonheur. Merci Saint-Jordi !

mardi 23 avril 2019

Warli MacBeth de Bastille

Cela faisait 10 ans que je n’avais vu ce grand Chostakovitch, dans le même opéra Bastille : Lady MacBeth de Mzensk. Vive le blog pour faciliter le souvenir ! J’avais dit à l’époque qu’il faudrait un carré rouge d’avertissement : opéra gore. 10 ans plus tard, je suis pris au mot : le site web de l’opéra prévient que « Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes ainsi que des personnes non averties. » Il faut se méfier de ses bons mots, ils pourraient devenir réalité…

Il y a 10 ans, c’était du Kusej, et je faisais allusion à Krzysztof Warlikowski. Et là, c’est justement Warlinounet à la mise en scène. Ce blog aurait-il un épouvantable aspect prophétique ? Mille excuses. Comme il y a 10 ans, cela donne quelque chose de pas bien beau, qui ne rentre pas en conflit avec le livret violent des bas-fonds de l’humanité, mais peine à sublimer la riche partition dirigée par Ingo Metzmacher (qui n’est pas le génial Hartmut Haenchen, devenu extrêmement rare, mais qui a très bien fait le job !). Il y a 10 ans, c’était place de dernière minute ; depuis leur prix presque a doublé, et celle des différentes catégories aussi (quelques unes ont triplé, à vrai dire), il vaut mieux donc prendre à 5€ et se replacer assez facilement puisque cela attire toujours autant de monde (les plus mélomanes, en clair). Finalement, c’est moins cher. Sur la même 3e rangée de premier balcon, on retrouve tout ce que la conception nous offre de ninjas. J’étais de nouveau en couple, mais avec la souris ; à côté d’elle, David/Fomalhaut. La première a peu été impressionnée par les ondes amoureuses pour Warli du second. Au contraire, les décors et costumes de Małgorzata Szczęśniak lui ont plutôt piqué les yeux. Il faut bien avouer qu’il faut une certaine endurance pour ne pas être distrait par les choses hideuses qui peuvent se passer sur scène, entraînant naturellement une fâcheuse dissonance avec ce qu’il se passe en fosse.

Mais sur scène, il y avait aussi une fine équipe d’interprètes. Avant tout Aušrinė Stundytė, pour l’anti-héroïne Katerina Lvovna Ismailova. Elle évolue essentiellement, en première partie, dans un parallélépipède mouvant représentant un appartement ; à l’extérieur, l’entreprise familiale est une boucherie. On y trouve (seulement en première partie, le temps de se faire zigouiller) Dmitry Ulyanov pour le beau-père Boris Timofeevich Ismailov et John Daszak pour son fils Zinovy Borisovich Ismailov. L’amant Serguei (Pavel Černoch) est affublé d’un chapeau de cow boy et se retrouve fesses nues très régulièrement. Warli donne un rôle (muet) plus important à Aksinya (Sofija Petrovic), qui se retrouve donc plus souvent sur scène que pour la seule scène du viol, au bras de divers notables (à commencer par Boris).

En seconde partie, la scène du mariage redouble de kitsch qui pique, costumes rouges pour les mariés, et balourd bien miteux par Wolfgang Ablinger‑Sperrhacke (Krzysztof Baczyk pour le Pope qui se reconvertira en gardien ; Alexander Tsymbalyuk en chef de la police qui veut sa commission, et deviendra ensuite un vieux bagnard — il y a de la suite dans la distribution !). En prison, pour la dernière partie de l’oeuvre qui dure 3h25 avec son entracte, retour du parallélépipède (une cellule, vaguement) et Oksana Volkova dans le rôle de Sonietka qui finira aussi à la bâille, comme le spoilait déjà depuis un certain temps les vidéos projetées au fond.

Aušrinė Stundytė était heureusement remise de sa blessure (à l’orteil, dit-on, à cause des grilles de la mise en scène — elle était donc chaussée, cette fois), qui avait interrompu en plein milieu la représentation du mardi. Moralité : mieux vaut venir un samedi. En plus, comme les places sont plus chères, il y a encore moins de monde. On se retrouvera donc dans 10 ans pour la prochaine mise en scène de ce monument opératique — et on vérifiera s’il est bien traditionnel de positionner des cuivres dans les balcons latéraux !

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