humani nil a me alienum puto

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dimanche 18 novembre 2018

queen of the hill

La sortie de « bohemian rhapsody » au cinéma, biopic du groupe Queen fort centré sur Freddie Mercury, annoncé quelques semaines en avance avec force diffusions de la bande-annonce, était une surprise pour quiconque n’avait point suivi les aventures méandreuses du projet initié, de ce qu’il me semble comprendre, par Brian May, la tête pensante du groupe, quelques années auparavant. Le casting a mainte fois changé, mais là encore, seul le résultat compte, et finalement Rami Malek emporte le morceau et la critique (et aussi Lucy Boynton, la découverte, qui joue Mary Austin, la femme-de-sa-vie de Farrokh-Freddie — dont les relations deviennent un peu plus compliquée à la mi-1970s, quand l’évidence se fait plus évidente, à savoir un penchant fort gay du chanteur).

En revanche, la réalisation de Bryan Singer (aussi dans la douleur ?) emporte moins la critique, mais totalement le coeur du public, certainement emballé par la narration claire (et évidemment simplifiée pour que ça rentre dans 2h13, et ce quand bien même on s’arrête en 1985 — exit Highlander et show must go on, mais We are the champion de justesse), et forcément, la mise en scène et la musique très bien mise en valeur, outre les nombreux moments croustillants qui émaillent le scénario. Et force est de constater que ça marche ! Peut-être pas du grand cinéma, mais ce n’était pas forcément non plus dans le cahier des charges — et l’exercice n’est jamais très aisé en soi.

Ce qui est cependant le plus ironique est que le chef d’oeuvre Bohemian Rhapsody — que j’ai découvert avec Queen quelques années après l’album solo posthume de Freddie Mercury, apporté par je ne sais plus qui à l’école primaire en 1992 ou 1993, et qui a été immédiatement un des premiers chocs artistiques de ma vie —, dont il est bien raconté comment sa longueur et complexité était un handicap marketing qui lui avait aussi valu de très sales critiques, n’est jamais diffusé en entier le long du film, pas même au générique !

dimanche 11 novembre 2018

quatre Robbins

Je n’étais point trop sûr de trouver un créneau pour la soirée Robins, sur mon agenda particulièrement rempli. Finalement, le samedi 3 novembre semblait faire l’affaire, et B#2 garantissait une distribution de qualité. À tel point qu’une souris vint s’agréger aussi.

Cela fait toujours plaisir de (re)voir du Jerome Robbins. Mais cette soirée a surtout servi à illustrer un fait : les Français ne sont pas Américains et dansent trop proprement. Ça commence dès Fancy Free, qui est une sorte de semi-comédie musicale muette sur une musique de Leonard Bernstein (ça aide), avec une distribution quatre étoiles (cinq si on compte l’absurdité de la situation de François Alu) : Karl Paquette (que j’ai donc vu probablement pour la dernière fois — avant qu’on ne lui fasse un statut spécial pour qu’il revienne régulièrement sauver le ballet, qui ne se remettra jamais trop de son départ à la retraite), Stéphane Bullion, Alice Renavand et Eleonorra Abbagnatto (rejointes plus tardivement par Aurélia Bellet). Et pourtant, surtout chez les messieurs, moins pour le naturellement cocky Alu, on passe un peu à côté de ce que cela aurait dû être. C’est sympa, mais ça ne swingue pas assez.

« A Suite of Dances » avec Paul Marque (en remplacement de Mathias Heymann, encore en SAV après quelques représentations), sur des suites en violoncelles de Bach qui ne marqueront pas l’histoire des interprétations, est du même tonneau : propre, trop propre. Mais on est heureux de découvrir un interprète soliste de talent (21 ans, sujet, Varna 2016), qui a bien le droit d’être encore un peu vert — on a un problème de RH assez sérieux, à l’opéra…

Après l’entracte et un retour en baignoire (où l’on voit toute la scène, certes écrasé en hauteur, mais où l’on entend fort mal), c’est Afternoon of a Faun, sur Debussy, avec Germain Louvet en gentil Faune et Léonore Baulac qui passait par là (après tout, ça se passe dans un studio de danse, ce sont des choses qui arrivent). On n’a pas trop senti la tension anthropozoophile. Dommage. Joli sans plus. On pouvait en attendre mieux. Du stupre, que diable !

Et enfin, le grand Glass Pieces — avec Ludmila Pagliero et Florian Magnenet pour mener toute la troupe. Quel plaisir, cette pièce… Là encore, quand on l’a déjà vu et revu avec les locaux ricains, on a remarqué que ça a plus de tension et de punch, même si c’est moins propre et tout lisse. Faut nous les dévergonder, les loulous.

lundi 5 novembre 2018

dernier des Naharin

Avec Sadeh21, Ohad Naharin confirme définitivement qu’il aurait pu être un grand chorégraphe de génie, mais que finalement, de son oeuvre, il ne restera plus grand chose avec le temps. Encore une fois, les quelques éclairs de génie (comme ce formidable check de fesses de danseuses !) sont dilués dans du remplissage exploitant les mêmes idées générales beaucoup trop longtemps, dans un ensemble fort inconsistant, passant de choses à l’autre, sans trop d’égard pour le rythme — et finalement, ce n’est que vers la fin que ça danse enfin en musique (très entêtante), pour une pièce un peu plus consistante. On y trouve d’ailleurs encore les mêmes obsessions du chorégraphe, comme le fait de compter (ici les différents regroupements de danseurs).

Ce n’est pas tout de choisir avec grand talent la musique (et parfois de la composer sous pseudo, peut-on apercevoir au générique, pendant que les danseurs montent et tombent, nous privant ensuite de saluts dédiés, au grand étonnement du public). Ni de promouvoir de jeunes danseurs — le Young Ensemble, qui ne paraît pas si jeune, même si l’on note que la troupe a été entièrement renouvelée (et partiellement transvidée dans la Batsheva ?) depuis la création de 2011. Ni de tenter des choses étranges comme ce décompte des chapitres qui, avançant trop lentement pour les 1h15 que ça dure, saute tout à coup des numéros à la dizaine pour arriver enfin à Sadeh21. Il manque quelque chose. Quelque chose qui fasse que cela marche. Ce n’est pas déplaisant, mais c’est frustrant, quand on voit tout ce potentiel non achevé. Ça donne cependant de très bons clips.

dimanche 28 octobre 2018

Arvo Pärt du dimanche

Après avoir donné du poignet à la dédicace tardive de la veille, et alors que l’Estonie avait un peu plus de 100 ans à présent, Arvo Pärt était de retour le dimanche après-midi. Seulement, après La Sindone et Swansong, il est monté sur scène en escaladant, cette fois. Ces deux pièces sont plus classiques, plus passe-partout, mais néanmoins fort jolies.

Le Luzerner sinfonieorchester, avec James Gaffigan à la direction, avait ensuite prévu une Symphonie n°8 "Inachevée" de Franz Schubert et un Mazeppa de Franz Liszt (thématique Franz ?) qui firent passer le temps, avant que Martha Argerich, très probablement responsable du fort remplissage de la salle, n’interprète le Concerto pour piano n° 1 de Liszt. Arrivée en mode expéditif, elle attaque fluide mais pressée. 77 ans, et toujours un sacré caractère… Le public en transe ne lui réserve pas moins une standing ovation qui nous gratifie en retour de deux rappels, Traumes-Wirren de Schümann et la première pièce de Scènes d’enfant (m’apprennent des critiques bien mieux renseignés).

Arvo Pärt du samedi

Imagine-t-on que la dernière fois que l’on vit un concert d’Arvo Pärt avec le compositeur en personne, et dont je me souviens comme si c’était hier, était il y a 3 ans, à la même Philharmonie ? Effroyable.

Pour le nouveau week-end qui lui était dédié, c’est le Tallinn Chamber Orchestra et l’Estonian Philharmonic Chamber Choir, sous la direction de Tõnu Kaljuste, qui ont tous fait le déplacement depuis l’Estonie ; dans la salle, outre Arvo Pärt lui-même, pré-ovationné quand il s’est levé pour saluer depuis le parterre, il y avait aussi l’ambassadeur (et environ la moitié de l’Estonie dans le public : pour le cocktail de rigueur, largement de quoi retarder le retour d’entracte).

Pour Fratres (encore une fois en version sans piano, simplement cordes-percussions), Harry Traksmann, premier violon, s’improvisait en soliste maison. Puis le magnifique Cantus in Memory of Benjamin Britten, dont on ne se lasse pas non plus. La suite était néanmoins plus originale. Déjà, avec un Adam's Lament au choeur très fort. Puis un Salve Regina tout aussi profond. Et enfin un quasi-grégorien Te Deum. Le tout magnifique. Standing ovation. Le compositeur fait tout le tour pour arriver à monter sur scène. Joie et liesse. Et comme il est tard, le chef a réservé une surprise, la berceuse estonienne que Pärt avait composé pour Savall. Splendide.

La file d’attente pour la dédicace a fait une bonne heure.

mardi 23 octobre 2018

titre gaga

On ne comprend décidément pas trop comment Ohad Naharin choisit ses titres. Retour à Chaillot pour la suite de la série de son programme, 20h30 horaire standard — on peut somnoler à moitié en face de la Tour Eiffel, qui a le bon goût de clignoter une fois l’heure, une fois qu’il fait trop froid dehors.

« Venezuela » fait figurer deux groupes de huit danseurs, qui se mélangent uniquement à des points précis, pour deux fois 40 minutes. Vraiment deux fois. Copier-coller, avec de légères modifications — notamment la musique, ce qui tend à prouver que peu importe ce que l’on met derrière tant que c’est très bon.

J’ai noté la succession : d’abord, de la musique envoutante ancienne (grégorien en 1, quatuor à cordes en 2), joliment illustrée ; puis du sautillement en courant dans tous les sens, suivi du même chant rap/hip hop (The Notorious B.I.G.) interprété par deux danseurs (et stop motion/petits sauts sur le côté en synchro du groupe) ; suit une séquence de « ah dada sur le cheval » (en faisant des longueurs, petits sauts de temps à autre, 2e musique indienne hyper connue envoutante — Paakhi Paakhi Pardesiiiiiiiii) ; et tout à coup, défilé de « faisons tourner les serviettes » (qui deviennent des drapeaux dans la version suivante — WTF ? « Oeuvre engagée »), avant de recouvrir l’un des danseur desdits textiles, qui se fait sauter dessus quand il se relève, tandis qu’un certain nombre d’autres danseurs s’écroulent (spécialité maison) ; et enfin, la musique  (Rage against the machine ?) sature jusqu’à très fort, pendant que les danseurs entrent en transe chacun à tour de rôle en se détachant du groupe.

Les moments de génie durent généralement 5-10 minutes, mais il y a beaucoup trop de remplissage et d'auto-recyclage à l'envi pour ne pas arriver à cette conclusion : mais encore ? Mettre une excellente BO et des danseurs supers (surtout le côté Juive de la force) ne suffit pas. Il faudrait faire réduire la sauce pour arriver à l’excellence. C'est plaisant, mais pas doublement plaisant.

Pour mémoire, la BO :

 Olafur Arnalds, The Wait ; Biz, Mirage ; Converter, Coma ; Mahalakshmi & Udit, Narayan Ae Ajnabi (From «Dil Se») ; Niblock Phill, One Large Rose ; Notorious B.I.G, Dead Wrong ; Rage Against the Machine, Bullet in the head ; Chants grégoriens «Kyrie fons bonitatis, Litany», «Beata Viscera», «Offertorium: Lubulate Deo Universa Terra»,«O Euchari» «de Profundis», «Alma Redemptoris», «Alma Redemptoris Mater», «Litany: Litany»

Jordi triomphant

Voici un bien étrange horaire : 19h30, à la Philhar. Ça annonçait un Vivaldi de cinq heures. Que nenni : à peine trois ! Jordi Savall avait-il décidé de se coucher tôt ? Pendant un certain temps, la question était de savoir le niveau de remplissage de la salle. Ma binôme de baroque, peu joueuse et stressée de nature, poussa à la prudence. En réalité, malgré les légions de retardataires, non seulement il y avait de la place, mais bien encore plus post-entracte — où nous passâmes simplement de la droite de la vieille dame obèse à grelots autour du poignet, qui notait bruyamment force commentaires sur son programme au crayon, à sa gauche… « Judith triomphante » devrait ainsi nous inspirer dans l’art de la décollation des pénibles — et notamment de ceux qui font tomber des objets lourds et bruyants en plein solo émouvant.

Après deux petites pièces symphoniques de hors d’oeuvre, que Jordi a programmé pour respecter à moitié la tradition (faute de savoir quelles oeuvres exactement étaient réellement jouées), l’oratorio de Vivaldi (seul de ses quatre du genre a avoir survécu) met en scène la tranchante Judith (« alter-ego castratrice » de ma gente accompagnatrice dans un accès de réalisme), Marianne Beate Kielland, face à Holopherne (Marina De Liso), entre leurs conseillers (Rachel Redmond, Vagaus ; Lucia Martin-Cartón, Abra ; Kirstin Mulders, Ozias). Que de la meuf.

Le Concert des Nations et la Capella Reial de Catalunya complètent ce très beau casting pour cette confrontation amoureuse entre une Judith contondante et sa future victime assaillante et charmée. Pourtant, cette Judith sonne très chrétienne, avec ses histoire d’âme immortelle et beaucoup de chasteté. Ça ne l’empêchera pas de débouchonner sec, de manière assez expéditive par ailleurs — cela étant suivie de beaucoup de joie (et d’un appel à la vengeance de la part de l'autre bord).

Une très belle découverte, encore une fois.

cool Raoul

Les Huguenots ont été donnés plus d’un millers de fois à Garnier (la millième en 1936, soit une moyenne autour de 10/an), qui sentant la saturation arriver, fila une statue à Giacomo Merbeyeer qui tomba dans le plus total anonymat. Bastille tenait donc là un revival après plusieurs dizaines d’années ! Le pitch : des catholiques, des protestants, de l’amour, du sang. Scribe à la manoeuvre : c’est souvent pas simple de s’y retrouver, malgré les efforts de Tanja Hofmann sur les magnifiques costumes (notamment des soutanes bicolores à hauteur de genou extraordinaires : je veux les mêmes !). En fait il fallait comprendre que les protestants sont très peu nombreux dans l’oeuvre et habillés sobrement (bleu marine) alors que les rouges et violets sont les cathos (se subdivisant entre nobles, gens d’armes et que sais-je encore). Il faut dire qu’il y a beaucoup, beaucoup de personnages. Vingt-un chanteurs solistes, le choeur et des extras.

Parmi eux, le héros, Raoul de Nangis — Yosep Kang (très typé : pratique !). Raoul a de la morgue, il veut la paix avec les cathos, mais pensant que la fiancée qu’on lui promet et dont il rêvait après l’avoir sauvée (Valentine — Ermonela Jaho, qui n’en voudrait ?) est en fait maquée avec un autre (le sympa Comte de Nevers — Florian Sempey —, avec qui elle finira donc quand même), alors qu’elle vient d’obtenir la dissolution de cet engagement pour justement retrouver son Raoul qui la sauva, faisant intervenir la reine elle-même (Marguerite de Valois —Lisette Oropesa, pré-déclarée souffrante, reine Margot oblige, elle a même un look très Adjani), et contre son père (le chaud bouillant Comte de Saint-Bris — Paul Gay), il (Raoul) va foutre la merde dans le royaume. Keep cool, Raoul ! J’avais bien dit que Scribe et Émile Deschamps avaient été un peu torturés sur les deux premiers actes (105 puis 50 minutes), que je spoile ainsi, avant de zigouiller tout le monde dans le troisième acte de la Saint-Barthélémy (75 minutes).

Il y a de l’intrigue, et les deux personnages de second plan, Urbain (formidable Karine Deshayes) et Marcel (formidable Nicolas Testé, qui nous chante avec un aplomb parfait un « moi, Marcel » qui a fait rire le public) parachèvent une splendide distribution dont « même Télérama en dit du bien » (dixit le voisin bavard-bruyant de derrière). Ce Grand Opéra en français, parfois alambiqué, qui est parsemé d’actions abruptes quand ça commence à ronronner, comporte de nombreux très beaux passages — mais aucun hit qui ne lui assure définitivement une place au panthéon.

La bien jolie mise en scène d’Andreas Kriegenburg, sous forme de plateformes en hauteur pour les premier et troisième acte, et d’un beau bassin à pucelles pour l’acte central, réserve du lubrique pour maintenir l’attention du spectateur (du boob ! Par des demoiselles qui n’étaient point du choeur, donc spécialisée en la matière exhibitionniste). Non que le chef (était-ce Michele Mariotti ou Łukasz Borowicz ?) ne fusse assez bon pour nous captiver à lui seul. Mais les décors de Harald B. Thor relevaient intelligemment le tout. C’est assez rare, par les temps qui courent, pour ne pas être noté. Tout est bien fichu, très blanc immaculé, avant de terminer dans les projections sanguinolesques — car la Saint Valentine se terminera bien en carnage de la Saint Barthélémy.

Beaucoup d’applaudissements, un Raoul un peu hué par quelques uns, avant que les bravos ne reprennent le dessus : on a peut-être encore frôlé un affrontement sanglant à Bastille.

mammouth en pyjama

21h45, mais quel est donc cet absurde horaire ?!?! Heureusement, le soleil se couche encore un peu tard. Et il faut faire la queue ! « Placement libre », dans une salle de Chaillot dont on n’a jamais entendu parler — en rénovation jusqu’alors —, où l’on accède par l’escalier A puis une série de couloirs. Ce n’est qu’une fois arrivé au bout de la procession que les ouvreurs hurlent que toute sortie est définitive, puis qu’il faut bien suivre les gradins (disposés tout autour), et ne pas mordre sur la scène invisible. Paye ton organisation à la française. Première séance de la série Ohad Naharin.

Et puis on attend, installés tout autour du vide, assez longuement. On repère quelques sièges vides, réservés. Une danseuse finit par arriver, et elle bouge seule un bout de temps, avant que ses acolytes commencent à la rejoindre, habillés de la même manière, en gris : une pyjama party à neuf ! On tient là une partie de la Batsheva. Avec plein de très jolies juives ! (Comme nous le confirmera la séquence du mec-à-poil, le danseur aussi est juif — on apprend aussi au passage qu’on est nu sous le pyjama, mais un pénis de taille réduite n’augmente-t-il pas le frottement désagréable ? Ce prépuce dénudé ne sent donc plus rien ?)

Les danseurs officient généralement sans musique, puis restent immobiles (le plus souvent couchés) lors de séquence de techno intense (de préférence japonaise). De temps à autres, ils viennent s’asseoir au premier rang, tombent (spécialité maison), ou plus rarement nous gratifient de très beaux ensemble de groupe en musique, alternant avec des solos (qui ménagent du repos). On tient peut-être là l’origine du titre de l’oeuvre, « Mammoth ».

Au bout d’une heure quinze, faisant le tour de la salle, trempés de sueur, il serrent aléatoirement des mains dans le public, et puis s’en vont. Pas mal du tout !

… de cette parade sauvage

Jeudi, c’est orchestre de Paris aussi. Changement de demoiselle, le jeudi c’est Souris. Hypollithe et Arycie, encore — JoPrincesse, aussi présente, s’y découvre une passion. Le programme nous parle du clash de l’époque généré par cette révolution. Ça a quand même duré quelques dizaines d’années, avec les répliques. Les dix-huitiémistes, c’est un peu comme les dix-septiémistes.

Évidemment, la Souris venait pour Ian le grand maigre — et pas du tout pour Mendelsshohn. Lubricité féminine partagée, qu’y pouvons-nous. « Un Être de Beauté de grande taille », comme dirait le toujours peu urbain (heu, citadin) Arthur.

J’ai seul la clef de cette parade sauvage.

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