humani nil a me alienum puto

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lundi 24 avril 2017

encore l’opéra

Voilà un documentaire diversement apprécié : les uns adorent, les autres détestent. C’est amusant à quel point on peut cliver selon les types psychologiques : les psychorigides, surtout portés sur l’herméneutique à outrance, seront fort déçus ; tandis que les sensibles au picorage de moments savoureux et saugrenus se régaleront. « L’Opéra » de Jean-Stéphane Bron (« L’expérience Blocher » et « les grandes ondes » !) commence avec briefing de communiqué de presse, à l’administration, à propos de « la meilleure compagnie de danse du monde » : « ça on ne dit plus ». Les scènes croquignolesques se suivent ainsi. Le taureau, casté puis shooté au Schönberg, notamment. Et on suit plus précisément un jeune chanteur russe prometteur qui est un excellent client, et que je regrette de ne point avoir vu encore puisque je ne suis plus à l’Arop.

Et puis il y a toute l’administration et le processus de création, qui rappelle un peu plus du Wiseman. Le management du paquebot entre les grèves, les choeurs qui décident que oui mais non ils en ont assez de répéter, et les allers-retours et jeux entre metteur en scène, chef, chanteurs (dont un qui annule à l’arrache parce que voilà-quoi-hein), le choeur, etc. Il y a cette réunion lunaire de la haute administration sur les tarifs, où le directeur Stéphane Lissner et Jean-Pierre Thiellay demandent à Jean-Yves Kaced de combien les tarifs ont augmenté — 90% en 10 ans —, avant que tout le monde ne s’accorde sur le fait que c’est du délire, que ça donne une mauvaise image, coupe la population du lieu (dans la salle de ciné, on approuve tous), mais encore une fois, on se dit que cette bureaucratie se laisse un peu vivre. Qui contrôle, à la fin ? Les évènements naturels comme la hausse annuelle des tarifs ?

Pourtant, l’épisode Millepied (de l’autre côté du téléphone, car il y a toujours un téléphone quand il y a du Millepied) montre un moment de management finalement assez bien géré — « Évidemment que j’ai déjà un remplaçant ! », lui dit Lissner au téléphone, coupant assez court aux atternoiements. À part cela, le documentaire se concentre plus sur le lyrique que sur la danse, pour une fois (et donc beaucoup plus Bastille que Garnier). Regard pétillant, humour, mais aussi émotion, finalement, avec une 7ème de Beethov un peu massacrée par des pioupious-de-banlieues (des minis, même), après un travail formidable de transmission et de dévouement. Un documentaire sans queue ni tête autour de l’opéra de Paris en tranches, juste pour le plaisir.

mardi 11 avril 2017

binôme enchantée

Qu’attendre d’une flûte enchantée par Christophe Rousset, ses Talens Lyriques et une troupe d’illustre inconnus soutenus par le choeur de l'Opéra de Dijon ? Pas forcément grand chose : on ne peut donc qu’être ravi quand ça fonctionne. Certes le trombone vintage sonne moins que d’époque pour du Mozart, et les Knaben nous ont fait un peu beaucoup tressaillir. On a eu peur au début pour Jodie Devos en Reine de la Nuit (MILF), mais finalement elle nous a réussi son air-clé. Et la Pamina de Siobhan Stagg, comme le Tamino de Julian Prégardien et le truculent beau gosse Klemens Sander en Papageno, bientôt rejoint par la délurée Camille Poul pour Papagena, fonctionnaient très bien. Les apparitions des trois Dames, Sophie Junker, Emilie Renard et Eva Zaïcik étaient de vraies gourmandises. Le Sarastro de Dashon Burton et le Monostatos de Mark Omvlee parfaitement parfaits. Alors avec tout ça, bien replacés de face dans les premiers rangs (et côté couloir, l’idéal de l’idéal) du parterre de la Philharmonie, de prime abord sceptiques, on n’a pu en ressortir qu’enchantés !

mardi 4 avril 2017

liberté et patates

Andrea Chénier, c’est la révolution à l’opéra pour le XVIème en goguette : 175€, 150€, 110€, 60€, 10€ et enfin 5€ pour rien-voir-rien-entendre. Sans mise en scène. Même à l’opéra de Paris on n’ose pas ça. Et pourtant, salle comble. Bon, au moins, tout le monde connaissait son texte par coeur, à ce prix. Ce qui est appréciable, même si je suspecte que la coprod Bayerische Staatsoper justifiait un investissement au-delà de cette seule représentation. Comme on suspecte que ce n’est ni Omer Meir Wellber à la direction, ni vraiment le Bayerisches Staatsorchester (et pas forcément le Chor der Bayerischen Staatsoper non plus, même si ça commence à faire cher en transport) qui ont mangé le ticket, on se penche plutôt sur les cachets des chanteurs.

Quelle distribution, faut-il avouer !

Jonas Kaufmann - Andrea Chénier

Anja Harteros - Madeleine de Coigny

Luca Salsi - Carlo Gérard

J’nai Bridges - Bersi

Doris Soffel - La Comtesse de Coigny

Elena Zilio - Madelon

Andrea Borghini - Roucher

Nathaniel Webster - Pietro Fléville

Christian Rieger - Fouquier Tinville

Tim Kuypers - Mathieu

Kevin Conners - L’incroyable

Ulrich Reß - L’abbé

Anatoli Sivko - Schmidt / Il Maestro di casa

Kristof Klorek - Dumas

Han, Kaufmann, haaaan Anja Harteros ! Surtout la deuxième, honnêtement. M’enfin, le premier n’est plus malade, c’est déjà ça — c’est un habitué salué du rôle, par ailleurs. La mamma morta par Harteros était sublime, couronné de plusieurs minutes d’applaudissements — et révélant enfin pourquoi mon binôme baroque verse tout à coup dans le vérisme, tu parles d’une soudaine envie de variété dans la programmation !

Que dire de ce mal aimé, ou peut-être simplement oublié au fond d’un tiroir (mis à part un air, grâce à la Callas, et un autre du héros pas si présent sur scène), opéra d’Umberto Giordano de 1896, à propos du poète révolutionnaire qui n’en survivra pas entier ? Hé bien… Sans rien révolutionner, on entend du Puccini et même parfois un zeste de pré-Wagner qui ne fait pas de mal aux oreilles, mais il manque quelque chose pour passer un certain cap. Ça souffre des mêmes problèmes que du Auber ou l’un des autres compositeurs du quartier d’opéra qui ont bien compris et synthétisé la musique de leur temps, mais n’ont pas apporté grand chose — mis à part des noms de rues et quelques bustes bien incongrus. Le livret est très romancée (alors que la vraie de Coigny avait l’air franchement géniale IRL), comme toujours. On y parle révolution, liberté et patates. Ça se passe très bien, au final.

mardi 28 mars 2017

enfers philharmoniques

La Philharmonie nous avait réservé une belle surprise avec la mise en espace d’Appolon (??), qui avec les costumes d’Alain Blanchot et les décors de Christophe Naillet donnait une allure très Astrée et Céladon  de Rohmer. Y’avait du pastore sur scène. Cette Favola in musica de Claudio Monteverdi, ça faisait longtemps qu’on attendait son retour. Les Arts Florissants, direction Paul Agnew (planqué sur le côté en toge ?), très bien. Même déguisés, au moins ça a le mérite de l’originalité — et du kitsch assumé.

Au début, j’ai cru qu’il y aurait beaucoup de places libres, mais en réalité pas tant que ça : le Crédit Agricole était en force. Bref, de face, vers le milieu du parterre, côté couloir, je me suis dit que si l’Orfeo de Cyril Auvity devait passer avec un peu de peine, ça n’était pas forcément la même chose pour les autres bergers très directionnels (Carlo Vistoli, Sean Clayton, Zachary Wilder). Pluton (Antonio Abete) ou Charon (Cyril Costanzo) devaient être meilleurs avec l’acoustique compliquée du lieu (idem pour Miriam Allan en Proserpine et Lea Desandre en Messagère). Je ne parle même pas de l’arrière-scène, qui bénéficie à présent (enfin !) du surtitrage, mais qui avec les rochers sur scène devait autant entendre que voir…

Il n’est donc pas très étonnant que parti chercher mon Eurydice aux enfers du second balcon de côté (accompagné du Charon Agricole dans l’ascenseur), je la trouvai fort marrie. En tout cas pour le moins déçue. De face, c’était mieux, mais je concède que ce n’était pas le meilleur des Orfeo : a minima, il manquait quelque chose de l’ordre de la passion et de la vibration de l’anima. Et puis les cuivres était souvent assez compliqués, dira-t-on.

Ce qu’on retiendra surtout, c’est la superbe Musica/Euridice d’Hannah Morrison, et la superbe Hannah Morrison elle-même. Un brin de fille blonde qui m’a enchantée de bout en bout avec une voix claire et puissante. Et quel regard visuel, en plus… Clairement, pour elle, on est prêt à habiter aux enfers (pas loin de Porte de Pantin, là où les escalators en panne aléatoire sont pratiques pour pousser les vieux sous-réactifs de vie à trépas).

lundi 27 mars 2017

Tchaïko d’Arc

Qui savait que Tchaïkovski avait écrit la musique et le livret d’un opéra sur Jeanne d’Arc, d’après du Friedrich von Schiller, mais bien en russe ? Sur notre sol national, il aura fallu attendre 1976 pour la première ! Et à la Philharmonie, la salle était assez bien remplie sans l’être tout à fait : c’était facile de se replacer en 4A, premier rang (sur invitation d’une ouvreuse stressée au parterre, qui trouvait la salle très pleine — il n’y avait que plusieurs rangées libres en plein milieu, c’est vrai que ça allait être très très compliqué, au moins…).

Là, on apprécie la saturation sonore par l’Orchestre et Chœur du Théâtre Bolchoï de Russie, dirigé par notre adoré Tugan Sokhiev. Mais aussi le volume sonore impressionnant d’Anna Smirnova en Jeanne d'Arc — qui n’a pas la tête de l’emploi, mais un coffre ahurissant. J’ai plusieurs fois vu la souris se boucher un peu les oreilles pour atténuer le son. Le reste de l’équipe était aussi de fort bon niveau : Oleg Dolgov en Roi Charles VII ; Bogdan Volkov en Raymond ; Anna Nechaeva pour Agnes Sorel ; Andrey Gonyukov en Dunois ; et Stanislav Trofimov pour L'Archevêque (quelques autres encore, plus mineurs).

La première partie de 1h35 était assez fascinante, mais j’ai eu plus de mal avec la deuxième de pourtant seulement 1h05. Il faut dire que des retardataires (la chose commençant à 19h00…) avaient récupéré leurs places, nous repoussant en fond de premier balcon, plus de face, mais aussi plus loin, avec un son atténué, quoique mieux positionné pour apprécier l’orgue (parce qu’il y a un orgue, en plus !!). Bref, cumulé avec l’oreille droite bouchée (perte de pression suite à injection de fièvre jaune & hépatite A dans l’après-midi ? Ça a duré jusqu’au dimanche…), c’était plus compliqué.

Il n’empêche que notre flamme a brûlé pour cette russe Jeanne !

mardi 14 mars 2017

à la recherche de Pénélope

« Il Ritorno d'Ulisse in patria », ça donne toujours l’occasion d’un petit pèlerinage Monteverdi. Avec peu de replacement, mais assez pour apprécier la mise en scène Mariame Clément, totalement délirante, qui m’aura fait bien rire. Si rien ne va trop avec rien, c’est assumé et certaines trouvailles font oublier le côté un peu cheap.

Ulisse doit retrouver Penelope, et ça se comprend, parce que loin d’être fictive, c’est Magdalena Kožená. Ulisse en a bavé, et on comprend que Rolando Villazón ait parfois un peu du mal, surtout vers la fin. Outre Emmanuelle Haïm à la baguette (avec son son concert d'Astrée), le reste de la compagnie était de fort bon niveau — Katherine Watson (Giunone), Kresimir Spicer (Eumete), Anne-Catherine Gillet (Amore/Minerva), Isabelle Druet (La Fortuna/Melanto), Maarten Engeltjes (L’Humana Fragilità/Pisandro), on va arrêter là le name dropping parce que la distribution est une véritable armée.

Une armée de prétendants, d’ailleurs. Mais au final, le meilleur des prétendants est celui qui bande le plus. Ulisse massacre (un moment BD-Lichtenstein très bien trouvé), on sort à pas d’heure, mais heureux.

lundi 13 février 2017

Lohengrin vanupied

Cela faisait bien longtemps qu’il n’y avait eu un Lohengrin à Bastille, et celui avait bonne presse. Face A, Jonas Kaufmann ; face B, Stuart Skelton. Et plein d’autres combinatoires encore : à peu près personne n’a pu écouter deux fois la même distribution — un anti-mauvaises-critiques-potentielles ? Martina Serafin en Elsa, Tomasz Konieczny pour Telramund et Michaela Schuster en Ortrud, en comptant bien. Philippe Jordan dans la fosse.

Ce n’était donc pas une distribution à faire venir les foules pour la somme modique de 210€. L’occasion de se retrouver, pour 35€, au rang des stars, avec une souris éduquée (enfin !) au Wagner. Il y avait la belle mise en scène dépouillée de feu Nikolaus Lehnhoff, il y aura la mise en scène très oubliable Claus Guth. Je ne vois pas à quoi ça sert de refaire les choses en moins bien. Rien à fiche de la modernité de l’ancien ou je ne sais quoi : c’est très bof, et même ça vire rapidement au carrément pauvre, notamment avec l’absurde arrivée et départ de Lohengrin en position couchée, faute de pouvoir nous sortir au moins un schwann à roulettes. Bordel, ça parle de cygnes et le mieux qu’on a, c’est une marre au canard où Telramund va finir par se faire assommer à coup de buche par notre Lohengrin bidonnant pied nus dans l’eau. Flop flop. On voit pas trop ce qui est compliqué dans l’affaire. Ils feraient mieux de m’embaucher, à l’opéra de Paris ; je suis sûr d’être moins cher, en plus.

Notre brave ténor, un peu faible à la fin, était très convenable dans l’ensemble et a bien assuré le rôle, comme ses collègues. Il n’avait cependant pas la tête de l’emploi, et c’est sûr que comparé à Kaufmann, quitte à claquer deux journées de salaire d’ingénieur, on comprend que le public air préféré ce dernier. Mais Lohengrin, c’est bien et bon.

mardi 7 février 2017

Barbe-Bleue à l’orgue

La philharmonie, on a de cesse de le dire, est une déception architecturale de premier plan. C’est ainsi qu’on a à présent quelques agents (type pompiers) qui font la circulation devant les escalators, à cause du tournant de la mort, où les personnes s’entassent mollement et finissent par se chevaucher violemment. Il faut dire aussi que l’intelligence aurait commandé de mettre les deux petits escalators post-tournant en mode ascensionnel, afin d’écluser le petit vieux mou au plus vite. Mais rien d’intelligent ne peut être aperçu Porte de Pantin (ni vraiment ailleurs, quand on y pense…).

Première mission : se repositionner de face. Cette fois, et pour une représentation ex-cep-tion-nel-le, avec la souris. L’ami berlinois a eu peine à masquer sa surprise — nous croyait-il donc divorcés ? C’est que le programme, voyez-vous, attirait tous les désespérés du classicisme, et en ce samedi soir, la salle était étonnamment remplie, surtout au parterre (où quiconque a déjà testé l’acoustique auparavant sait qu’il valait mieux acheter).

Ligeti, Kurtag, Bartok. Avec les accents : György Ligeti, György Kurtág, Béla Bartók. Full hongrois par les as. Jusqu’au clap de fin, Ligeti nous promène à San Francisco (Polyphony) et son vallonnement. On voit du paysage. Kurtag opte dans Stele (ΣΤΉΛΗ) pour les vagues sonores qui nous emportent, toujours avec le gros orchestre d’un ensemble intercontemporain boosté aux petits jeunots du conservatoire — dirigé par Matthias Pintscher, qui malheureusement a placé les contrebasse côté cour et fusionné les premiers et seconds violons, mauvaise habitude qui avaient tendance à disparaître ces derniers temps. Et puis le Chateau de Barbe bleue…

Tiens, une console d’orgue ! Il y a un orgue ? Les machins sur haut parleur, ça ne laissait pas beaucoup de souvenir. Mais là, Michelle de Young, John Relyea (quelle grosse voix !), l’orchestre vrombrissant et l’orgue de la Philharmonie qui souffle — ou l’inverse, ou les deux —, on a les cheveux en arrière et les oreilles débouchées pour longtemps. On n’entend pas cela tous les jours — faut dire que sinon, bonjour les acouphènes, peut-être. Ouch. Une sacrée expérience…

mardi 31 janvier 2017

Haendel en trois actes incompréhensibles

Rodelinda est un opéra en trois actes aussi long qu’incompréhensible de Haendel. Parfois on se dit qu’il faut être un p’tit vieux surentraîné à Santa Barbara pour pouvoir suivre du baroque, avec ses intrigues hyper compliquées à tiroirs, avec des personnages aux noms alambiqués, et l’absence de mise en scène aide autant que le fait d’être placé de côté (donc on ne sait pas trop qui chante, parfois). Si les microbes n’avaient eu raison d’Hinata, partie se réfugier dès la première quinte de toux non maîtrisable, je pense qu’elle aurait achevé une boîte d’aspirine. J’ai pris le pari de suivre à moitié, de me replacer de face pour la seconde moitié, de tenter de raccrocher les wagons, et finalement, ça se termine de manière assez compréhensible — et seul un mécréant est occis, sinon ça aurait été compliqué pour le choeur final. On remarque que David DQ Lee (Unulfo) a une super jolie veste sur mesure très asymétrique, et ventilée sur les manches. C’est probablement ce qui marquera le plus de la soirée, même si la direction de Maxim Emelyanychev depuis son clavecin d’Il Pomo d’Oro, et les prestations des chanteurs (Karina Gauvin en Rodelinda, son mari Bertarido par Marie-Nicole Lemieux, Romina Basso pour Eduige, Konstantin Wolf en Garibaldo à ne pas confondre avec Grimoaldo par Juan Sancho) étaient aussi au niveau.

Un jour il faudra que je fasse un bingo-Haendel pour voir si je les ai bien tous cochés…

mardi 13 décembre 2016

tournez-DG

Cette mise en scène de Stéphane Braunschweig a frappé dès le début mon binôme. Alors que moi, j’ai mis plus de temps pour m’en souvenir. Effet classique de l’un biais cognitif : le passé médiocre est inconsciemment occulté. Don Giovanni tournez-manège. Une nouveauté : Claire Tran dans les demoiselles de petite vertu (oh oui !) ; mais je l’ai su trop tard, et elle était tout le temps masquée… Chez les chanteurs, seul Robert Gleadow, en Leporello, a été recyclé. Cette fois, c’était Jean-Sébastien Bou en Don Giovanni, Myrtò Papatanasiu en Donna Anna, Julie Boulianne (Donna Elvira), Julien Behr (Don Ottavio), Anna Grevelius (Zerlina), Marc Scoffoni (Masetto) et Steven Humes (Le Commandeur). Les femmes étaient le meilleur de cette distribution. Et comme la fois précédente, Jérémie Rhorer et son Cercle de l’Harmonie (avec le choeur de Radio France en renfort). Ça fit le job.

Et puis, une remarque de mon binôme m’a laissé pensif. Et je me suis dit que c’est comme la mise en scène : c’est pas faux, mais ça me semble à côté. Rater l’essentiel. Et du coup, je me suis dit qu’il était p’têtre temps de relire Ariana (remember…). Alors je suis allé sur web-archive, fouiller le passé (12 février 2007…). Et j’ai retrouvé, les deux billets sur Haneke. Et là, lumière ! Comme quoi, tout est une question de timing.

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