humani nil a me alienum puto

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lundi 11 décembre 2017

maison des remorts

Parfois, il faut persévérer. Je le sentais bien : on ne peut être déçu par un Janacek. Mini-Brunnhilde, qui en est à sa 5ème de la même production à Bastille, le confirme : au début, elle n’avait pas accroché. Mais en y retournant, miracle ! Et depuis, c’est à chaque fois l’occasion de comprendre quelque chose de plus dans cette oeuvre touffue qu’est la maison des morts. C’est sûr que lorsqu’on est un peu préparé, qu’on a aucune idée de ce que l’on va voir, une succession de scènes de Dostoïevski certes avec un suivi des personnages et un ordre chronologique, mais pas d’intrigue, plutôt une illustration par touches de la misère humaine, ça aide. La dernière était bien plus rempli que les autres, c’était presque compliqué de se replacer au premier balcon — il faut dire aussi que le samedi joue certainement. Hinata-chan choisit de faire sécession au parterre — et n’en a été que plus ravie, alors tant mieux. Je pense qu’il ne faut pas se priver de la vue sur Salonen, l’orchestre (qui l’acclame aux saluts !) et notamment cet instrument unique, de grosses chaînes — si seulement Chéreau avait pu éviter les « chaînes » en plastique qui font un bruit épouvantable et perturbateur (car très artificiel !) au début puis à quelques moments de l’opéra…

Bref, j’ai beaucoup plus aimé. Pas transporté non plus (pas de frisson), mais j’y vois plus clair. La troisième fois sera-t-elle la bonne ? (Avec une mise en scène qui bouffe moins l’attention en mettant trop de choses partout, jusqu’à des levrettes entre prisonniers lors de la pièce de théâtre — l’alpha et l’oméga du scandale à pas cher, en attendant qu’un jour on donne dans l’éjac faciale)

samedi 2 décembre 2017

Janacek mortel

Il était prévu d’aller voir « De la maison des morts » (Z mrtvého domu) le mardi. Mais nous avions sous-estimé que les tarifs prohibitifs, à peine compensés par une baisse sur les premières catégories, déporterait le monde sur les places à 5€ : malgré un horaire de 20h, il fallait arriver tôt pour espérer avoir un ticket. Le vendredi suivant, donc, ce fut juste, mais c’est passé ; une fois à l’intérieur, évidemment, beaucoup de vide, et donc replacement avec la souris au premier balcon, centré, deuxième rang. Royal. Parfait aussi pour bien profiter des surtitres, aussi intelligemment projetés en fond de décors, ce qui facilite la lecture.

Il valait mieux, parce que si l’oeuvre ne dure que 1h40, elle n’était clairement pas aisée à découvrir. J’étais déjà tombé une fois dessus, sur Arte, mais je n’aime pas trop l’opéra à la télé, et encore moins pour une première fois. Donc, j’avais attendu. Mais j’avais déjà noté que ça avait l’air un poil hermétique. En fait, Wozzeck, à côté, c’est limpide. Peut-être était-ce dû à la mise en scène de Chéreau (réchauffée puisque post-mortem) : ceux qui connaissaient étaient soit épatés (de retrouver l'original, comme David et mini-Brunnhilde qui en étaient à leur troisième, en une semaine), soit très déçus (de voir l’ancien mal restitué et passer à côté). Je ne sais pas. Peut-être même que revoir l’oeuvre dans les mêmes circonstances pourrait aider, à présent que je sais qu’il s’agit effectivement de scènes d’un Dostoïevski éponyme coupées-collées à escient.

Parce que outre Salonen à la baguette (exceptionnel !), on avait des chanteurs tout ce qu’il y a de fort bon : Willard White (Goriantchikov), Eric Stoklossa (Alieïa), Štefan Margita (Filka Morosov), Peter Straka (Le grand prisonnier), VladimÍr Chmelo (Le petit prisonnier), JiřÍ Sulženko (Le commandant), Graham Clark (Le vieux prisonnier), Ladislav Elgr (Skuratov), Ján Galla (Tchekounov). Bref, normalement, on avait tout, et pourtant, je ne sais pas, ça n’a pas pris. Étrange.

mardi 24 octobre 2017

veuve tinder

« Die lustige Witwe » (la veuve joyeuse) est un opéra franchement méconnu de Franz Lehár sur un livret de Victor Léon et Leo Stein d’après Henri Meilhac (« L’Attaché d’ambassade »). L’opéra Bastille nous gratifie d’original mais sur une double direction : j’ai eu Marius Stieghorst. Et d’un très joli casting avec dans les rôles principaux Franck Leguérinel (Graf Mirko Zeta), Valentina Naforniţa (Valencienne), Thomas Hampson (Graf Danilo Danilowitsch), Véronique Gens (Hanna Glawari) et Stephen Costello (Camille de Rosillon). Et enfin d’une très sympathique mise en scène efficace (avec un très joli parquet rosace) par Jorge Lavelli. La musique est certes un peu pompier, mais vraiment agréable, et comme c’est un opéra comique, c’est très divertissant et intelligent. Il y a même un peu de chorégraphie et notamment du cancan. Bref, tout était aligné pour que ce soit passablement vide : pour 5€, on se retrouve au 3ème rang à côté d’un vieux qui parle tout le seul et fait grincer ses chaussures (PITIÉ !! Vive l’entracte très tardive pour s’en séparer pour la dernière demi-heure). Le meilleur rapport qualité-prix qui soit.

lundi 25 septembre 2017

le couronnement d’Hana Blažíková

Dans les chaises musicales des rôles, seuls changements lors de cette trilogie monterverdienne de Sir John Eliot Gardiner rendant hommage au shakespearien Peter Hall avec le Monteverdi Choir et l’English Baroque Soloists, on s’est retrouvé avec le contre-ténor Kangmin Justin Kim dans le rôle de Néron, ce qui était mieux que son petit rôle dans l’Orfeo pour juger de sa réputation. Mais de fait, ses attributs physiques, dans cette Incoronazione di Poppea, ont tôt fait souffler ma voisine (dont les velléités ninjas modérées nous ont poussé encore une fois à un second balcon relativement vide, certes moins que la veille, mais guère plus) : on dirait Kim Jong-un en Néron. Fou rire étouffé. C’est vrai que je me suis demandé s’il allait lancer un missile contre Sénèque. C’est mal.

N’empêche que outre ce réalisme inattendu, être follement amoureux de Hana Blažíková, en Poppée (et Fortuna parfois, pour pousser l’allégorie jusqu’au bout), est tout à fait crédible, même si c’est un personnage épouvatable. Moi aussi, je donnerais mon royaume à Hana. Moi aussi je virerais cette Ottavia qui a mal tourné (Marianna Pizzolato, mezzo-soprano). Bon, je liquiderais quand même pas le pauvre Seneca (Gianluca Buratto, basse, qui nous a manqué après l’entracte). Et puis ce pauvre Ottone délaissé (Carlo Vistoli, contre-ténor aussi, excellent)… Et cette pauvre cruche de Drusilla (Anna Denis, qui fait aussi Virtù, parce que cruche jusqu’au bout, mais bonne quand même).

Une excellente oeuvre qui pallie les déficit d’Ulisse, tout en restant certes un poil trop longue, maladie baroque qui durera longtemps. Dans tous les c’était une très bonne idée d’enfiler les trois oeuvres (même si commercialement, ça n’a pas forcément aussi bien marché que prévu) : on peut ainsi mieux mettre en perspective et voir l’évolution du paléopéra baroque. Cette oeuvre plus mâture, pose réellement toutes les bases du baroque à venir : l’intrigue, le déroulement, l’alternance des oratorios, etc.

Et puis c’est la dernière fois qu’on peut rendre hommage à une mise en espace sympathique et intelligente, toujours d’Elsa Rooke, avec de très beaux costumes (encore Isabella Gardiner et Patricia Hofstede ?) : finalement, c’est bien meilleur ainsi que lorsqu’on est souvent affligé d’une mise en scène. Quel plaisir ! Quelle Hana Blažíková !

mortel Ulisse

La séance du 2e épisode de la trilogie Monteverdi commence encore par une dédicace à Peter Hall, homme de théâtre disparu en début de semaine, dont le travail sur Shakespeare a été particulièrement salué dans le discours lu par un intervenant de la Philharmonie, certainement traduit à partir de notes de Gardiner. Mais cette fois-ci, la salle est bien vide. Très facilement, avec ma voisine baroqueuse usuelle retrouvée, nous nous plaçons plein centre du 2nd balcon, sans personne autour. Le son monte bien, à présent, mais c’est mon héroïne Hana Blažíková qui (en tout cas au début) passe le plus mal.

Il ritorno d’Ulisse in patria est toujours très beau, mais ça se traine autant au début (longues allégories) qu’à la fin (quand c’est fini, ça continue…). De 19h30 à 23h00 passé, modulo un entracte, se met en place un modèle de l’opéra baroque qui va durer un bon bout de temps. Sur scène, outre toujours le Monteverdi Choir en mode stéréo, on retrouve peu ou prou la même distribution que la veille.

Furio Zanasi, baryton, Ulisse
Lucile Richardot, mezzo-soprano, Penelope
Krystian Adam, ténor, Telemaco
Hana Blažíková, soprano, Minerva / Fortuna
Gianluca Buratto, basse, Tempo / Nettuno / Antinoo
Michal Czerniawski, contre-ténor, Pisandro
Gareth Treseder, ténor, Anfinomo
Zachary Wilder, ténor, Eurimaco
Anna Dennis, soprano, Melanto
John Taylor Ward, baryton, Giove
Francesca Boncompagni, soprano, Giunone
Robert Burt, ténor, Iro
Francisco Fernández-Rueda, ténor, Eumete
Carlo Vistoli, contre-ténor, Umana Fragilità
Silvia Frigato, soprano, Amore
Francesca Biliotti, contralto, Ericlea

Hana Blažíková est encore une allégorie, mais on la voit finalement trop peu ; en Fortuna, elle est crédible ; en Minerva, elle est aussi INFJ que mon binôme (mais c’est quoi cette manie de vouloir exterminer tout le monde pour aider, à la fin ?). C’est Furio Zanasi (arrivée tardive, et pas forcément le meilleur fit pour le rôle), Lucile Richardot (une Penelope qui se transforme aussi en arc dans l’intelligente mise en espace d’Elsa Rooke) et Krystian Adam que l’on voit le plus souvent occuper l’opéra. Et puis il y a Robert Burt, en Iro, seul survivant des prétendants massacrés, qui planqué en organiste lors de l’exécution sommaire, nous sert un brillant numéro où il interagit avec l’orchestre. Clairement excellent dans l’ensemble.

descente aux enfers

La trilogie de Monteverdi en trois jours : quelle excellente idée de la Philharmonie de Paris et de Gardiner ! Tout comme l’accueil en musique dans le hall, avec trompettes et tambourins. Coup de malchance : je n’avais pas pris de place à cette première session à cause d’une mauvaise interprétation de mon agenda. Coup de chance : l’ami berlinois se trouve une invitation, revend sa place, et finalement me trouve aussi une autre invitation ; me voilà au premier balcon, premiers rangs, bien centré. Coup de malchance : ma voisine débarque claudiquante (aussi une invitée), trébuche et tombe dans l’espace entre le siège de devant et le maigre espace pour circuler, s’écroule sur moi, et il faut bien du temps pour arriver à la décoincer (sans aucune aide d’un quelconque responsable de la salle, le dirlo ne comprenant pas mon appel, les ouvreurs étant d’une inefficacité remarquable). Coup de grâce : la voisine en question commence par respirer de plus en difficilement, faisant sentir quelques relents alcoolisés, puis tousse, s’étouffe, renifle, etc. Descente aux enfers bien synchrone avec celle d’Orphée.

L’Orfeo est fort prisé : salle blindée. Sans entracte mais avec un petit précipité trop imprévisible pour tenter un replacement, commençant à 19h30 comme les autres épisodes beaucoup plus long, le début de l’interprétation par l’orchestre du Monteverdi Choir (avec son English Baroque Soloists) était certes un peu long et surchargé, mais bien valorisé par la mise en espace. Et notamment par Hana Blažíková, qui dans le rôle de Musica, pour la première fois que je vois cela, jouait réellement de la lyre en chantant. Cette soprano, beauté préraphaëlite de 36 ans (3 ans et un jour de plus que moi), était une vraie révélation. On descendrait aux Enfers pour elle, c’est très crédible. Formidable.

Le flower power sur scène faisant son effet, la chose s’installe bien et notre Orphée Krystian Adam va jusqu’au magnifique sur la fin. On retient aussi l’impressionnant Charron de Gianluca Buratto. Au final un bien belle prestation, surtout gâché par ma voisine d’infortune : qu’il est dur de perdre son Euridice !

dimanche 21 mai 2017

Wozzeck plastique

Avec cette 19ème rediffusion de la même mise en scène que les deux (ou trois ?) fois précédentes, celle de Marthaler aux chaises en plastique, Wozzeck était de retour à Bastille, et ça ne se refuse jamais. Une seule date m’était possible, le vendredi. 150€ la première catégorie, les autres à l’avenant : bizarrement, la salle n’était remplie qu’au fond, les touristes étaient légion, et un bon nombre a découvert Berg dans la souffrance, partant au milieu de la représentation. Et donc, pour 5€, achetant une place au seul guichet automatique prenant la carte bleue (faisant passer les détenteurs de pièces en premier, malgré le numerus clausus et la longue attente au dehors, car la soirée commençait en fait à 20h30, après quelques averses…), j’ai pu me mettre au premier balcon, deuxième rang, bien de face (en premier tiers de cour), avec place libre à côté et escaliers de l’autre. Parce que la salle démocratique était évidemment bien vide (remplissage d’un tiers, je dirais : pire que d’habitude !). Quand on voit les personnages de Wozzeck, d’une grande bêtise ordinaire, on se dit qu’il n’y a pas que la populasse qui soit touché par la pandémie.

Bref, c’était fort réussi, même si Johannes Martin Kränzle est trop vieux pour le rôle, et que Gun-Brit Barkmin nous a fait peur au début en projetant assez mal (idem pour notre héros ; c’est assez habituel dans cette salle fort grande, avec l’orchestre qui couvre trop). En bonus, on aperçoit dans un rôle secondaire le jeune Russe sympathique de l’atelier lyrique qui était le fil rouge du documentaire L’Opéra, Mikhail Timoshenko — qui a très bien assuré sa partition. Michael Schønwandt gère fort bien la partition, dans la fosse.

Un très bon Wozzeck, qui restera encore plus confidentiel que d’habitude et n’effacera pas celui de Londres (ni Keenlyside dans mon coeur) — je vois que c’est mon 6ème Wozzeck depuis mars 2008 ! Mais bon, moi j’aime bien avoir les salles d’opéra que pour moi, ou presque.

Bou et Petibon

Au TCE, Mélisande était de retour, et toujours aussi paumée. Patricia Petibon sait fort bien interpréter les filles éthérées à chevelure. En face d’elle, le rude Kyle Ketelsen en Golaud et le jeunot Jean-Sébastien Bou en Pelléas. Louis Langrée à la baguette avec le National de France au bout, pour faire de jolies choses de la partition de Debussy. Eric Ruf pour une nouvelle mise en scène sobre et marécageuse (mode modernisé post-apocalyptique des années 40) de ce « Pelléas et Mélisande », avec des costumes simples de Christian Lacroix, qui a surtout réussi celui de Mélisande. Un reste de distribution vocale tout à fait au niveau : Jean Teitgen (Arkel), Sylvie Brunet-Grupposo (Geneviève), Jennifer Courcier (Yniold) et Arnaud Richard (Le médecin, le berger). Tout cela pour passer une agréable et dramatique soirée, malgré l’assise précaire de la salle.

lundi 24 avril 2017

encore l’opéra

Voilà un documentaire diversement apprécié : les uns adorent, les autres détestent. C’est amusant à quel point on peut cliver selon les types psychologiques : les psychorigides, surtout portés sur l’herméneutique à outrance, seront fort déçus ; tandis que les sensibles au picorage de moments savoureux et saugrenus se régaleront. « L’Opéra » de Jean-Stéphane Bron (« L’expérience Blocher » et « les grandes ondes » !) commence avec briefing de communiqué de presse, à l’administration, à propos de « la meilleure compagnie de danse du monde » : « ça on ne dit plus ». Les scènes croquignolesques se suivent ainsi. Le taureau, casté puis shooté au Schönberg, notamment. Et on suit plus précisément un jeune chanteur russe prometteur qui est un excellent client, et que je regrette de ne point avoir vu encore puisque je ne suis plus à l’Arop.

Et puis il y a toute l’administration et le processus de création, qui rappelle un peu plus du Wiseman. Le management du paquebot entre les grèves, les choeurs qui décident que oui mais non ils en ont assez de répéter, et les allers-retours et jeux entre metteur en scène, chef, chanteurs (dont un qui annule à l’arrache parce que voilà-quoi-hein), le choeur, etc. Il y a cette réunion lunaire de la haute administration sur les tarifs, où le directeur Stéphane Lissner et Jean-Pierre Thiellay demandent à Jean-Yves Kaced de combien les tarifs ont augmenté — 90% en 10 ans —, avant que tout le monde ne s’accorde sur le fait que c’est du délire, que ça donne une mauvaise image, coupe la population du lieu (dans la salle de ciné, on approuve tous), mais encore une fois, on se dit que cette bureaucratie se laisse un peu vivre. Qui contrôle, à la fin ? Les évènements naturels comme la hausse annuelle des tarifs ?

Pourtant, l’épisode Millepied (de l’autre côté du téléphone, car il y a toujours un téléphone quand il y a du Millepied) montre un moment de management finalement assez bien géré — « Évidemment que j’ai déjà un remplaçant ! », lui dit Lissner au téléphone, coupant assez court aux atternoiements. À part cela, le documentaire se concentre plus sur le lyrique que sur la danse, pour une fois (et donc beaucoup plus Bastille que Garnier). Regard pétillant, humour, mais aussi émotion, finalement, avec une 7ème de Beethov un peu massacrée par des pioupious-de-banlieues (des minis, même), après un travail formidable de transmission et de dévouement. Un documentaire sans queue ni tête autour de l’opéra de Paris en tranches, juste pour le plaisir.

mardi 11 avril 2017

binôme enchantée

Qu’attendre d’une flûte enchantée par Christophe Rousset, ses Talens Lyriques et une troupe d’illustre inconnus soutenus par le choeur de l'Opéra de Dijon ? Pas forcément grand chose : on ne peut donc qu’être ravi quand ça fonctionne. Certes le trombone vintage sonne moins que d’époque pour du Mozart, et les Knaben nous ont fait un peu beaucoup tressaillir. On a eu peur au début pour Jodie Devos en Reine de la Nuit (MILF), mais finalement elle nous a réussi son air-clé. Et la Pamina de Siobhan Stagg, comme le Tamino de Julian Prégardien et le truculent beau gosse Klemens Sander en Papageno, bientôt rejoint par la délurée Camille Poul pour Papagena, fonctionnaient très bien. Les apparitions des trois Dames, Sophie Junker, Emilie Renard et Eva Zaïcik étaient de vraies gourmandises. Le Sarastro de Dashon Burton et le Monostatos de Mark Omvlee parfaitement parfaits. Alors avec tout ça, bien replacés de face dans les premiers rangs (et côté couloir, l’idéal de l’idéal) du parterre de la Philharmonie, de prime abord sceptiques, on n’a pu en ressortir qu’enchantés !

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