humani nil a me alienum puto

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dimanche 16 novembre 2008

glace en cachemire

Eric Bompard est, de mémoire, l'une des très rare fortune française actuelle construite par le seul talent (je ne suis pas certain par exemple que Michel Adam ne bénéficiait pas d'une préfortune familiale, pour un parcours semblable) ; à la base, il faisait de l'importation de cachemire, de manière plus intelligente que les autres, et concentration verticale oblige, il finit par en faire lui-même des pulls et par les vendre ; il est à présent impressionnant de compter le nombre de boutiques ouvertes, dont celle des Champs -- qui a ma préférence, surtout que je n'ai qu'à traverser l'avenue pour y être, ne semaine --, avec ses rangées de pull multicolores bien classés.

Image que l'on retrouvait sur un large mur cartonné du tournois de cette année. C'est que le Bompard a un sens artistique hors du commun, pour quelqu'un qui a commencé par du commerce. Et donc ce n'est pas une surprise si cette saison il a emprunté la Cozette à l'Opéra, dont il décore à présent le dos des billets. Et le tournois qui fête ses 22 ans, nous apprend-on, porte le nom d'Eric Bompard comme sponsor unique depuis 2004, maintenant. Pour l'occasion, j'ai sorti mon plus beau pull, un 12 fils.

Qui d'ailleurs cette année a été surpassé par un autre, mais à 750€, j'attendrai les soldes  :). On le voit sur le dos d'un mannequin, car on commence à 14h00 par un défilé de mode de la marque, il n'a pas réussi pour rien, le Bompard, il est diaboliquement doué. Une demi heure de pub, d'ailleurs on a distribué les dépliants à la place de programme à l'entrée (de manière appréciable, les ouvreuses ne demandent pas la dîme, surtout que ça j'avais dû payer celle qui s'est occupé de moi, ça n'aurait pas été pour me placer...), que j'ai refusé puisque je l'ai déjà reçu (oui, luttons tous ensemble pour réduire l'utilisation inutile de papier -- bon, et sur le mien reçu par la poste, il y a aussi écrit "-20%", en plus  :p ). On a deux groupes de dix filles pour deux hommes, on se demande quelle est la cible marketting visée... Une idée encore intelligente : Brian Joubert en cachemire rouge fait une intervention en fin de défilé, de telle sorte qu'il passera rapidement à la télé, où conformément à la loi on mentionnera un "partenaire exclusif vendeur de cachemire", ou quelque chose du genre -- on coupe le discours juste après d'Eric Bompard lui-même, au bras d'une jolie jeune femme, mais rien de très intéressant n'est manqué pour la peine.

Car ça passait à la télé, il est donc inutile que je m'étende sur les performances des uns et des autres, on va plutôt faire dans le palpatinien, pour changer  :). Le public, contrairement à ce que l'on pourrait croire, n'est pas gay. Il ressemble à celui de Garnier un jour de Paquita, grosso modo. On croise de jeunes couples, des filles en bande, des vieux mais pas trop, et surtout des familles. J'ai trois filles de moins de 12 ans à ma gauche, deux de moins de quatorze à ma droite, ce sera consommable dans quinze ans, mais pour l'instant c'est pas l'idéal pour draguer, tout de même, le patinage. Y'a des gamins qui crient "alleeeez", ils n'ont pas encore compris que le patinage n'est pas un sport, ces jeunes, j'vous jure...

Non, le patinage ne se "mesure" pas à la qualité des sauts, c'est comme en danse, ça se mesure par le coefficient de foutabilité objective, que l'on appelle "aspect érotique" pour les politiquement corrects. Ceci à deux conséquences : les hommes m'intéressent toujours autant (c'est-à-dire peu ou pas du tout, il faut tout de même leur reconnaître du mérite), et si je n'ai pas pris comme l'année dernière le tournois féminin, c'est que le côté compétition ne m'avait point plu (en plus j'étais pris, hier soir, pour un super truc, hum...). Cette année, ce fut donc gala, en P 15 04, c'est-à-dire première catégorie plein centre des tribunes, ça fait du 57€ (ouais, j'ai eu une réduc' de 10%, c'est la fête), à ce prix ça a intérêt d'assurer !

La retransmission télé est pour sa part bien pensé : certes elle zappe un tout petit peu les premières minutes de patinage (c'est surprenant, y'avait un couple français tout mignon, avec un Medhi, en ces temps de discrimination-positivite, c'est étonnant), mais on coupe les pauses (comme la remise en état de la glace par un véhicule labellisé "rent-a-car", on rit d'un rien), et aussi l'entracte, d'ailleurs on voit bien le label "Bercy en direct" apparaître peu avant 16h00. Mais le feeling est différent, ça mérite d'être vu des deux façons, comme un ballet en somme.

On est plongé dans le noir (ce n'est pas le cas en compet'), la sono est très remarquable (cette salle est plutôt dégueulasse pour les concerts, à ce niveau, habituellement -- mais on y joua du Mahler, souvenons-nous), les lumières très travaillées. En revanche, on a toujours mal au cul, la bonne nouvelle c'est que le dénivelé permet de très bien y voir sans problème. Participent : les quatre premiers de chaque catégorie, et parfois en plus des Français (comme le couple Mélodie Chataigner / Medhi Bouzzine, bons derniers de la compet', et zappés par la téloche).

Notons donc les filles qui font frissonner : toujours en premier Mao Asada, mais ce n'est pas une surprise ici, ça fait trois ans que je la suit, 18 ans maintenant, hhmmm... Bref, petite nouvelle qui a 15 ans (pas encore consommable, donc, dommage elle est méga mignonne, américaine d'origine chinoise) et rappelle le sentiment que j'ai eu pour Mao à l'époque (et qui s'est franchement confirmé : il se murmure qu'elle serait la meilleure patineuse de tous les temps !), Caroline Zhang, qui est au-delà de l'impressionnant avec son special combo Biellmann pirouetté avec changement d'orientation, bref y'a des explications avec photos sur le wiki, c'est totalement ahurissant, et elle l'a bien fait deux ou trois fois super-facilement. Troisième position dans mes préférences, Candice Didier, 1m71 (je me disais bien aussi en la voyant qu'elle était grande) et une allure de danseuse, ce qui est rare parmi les européennes, et à cette hauteur il n'y a pas grand monde, elle est souple, elle a beaucoup de présence, et elle a 20 ans (doooonc...) ; on peut la croiser à Bercy (où j'avais prévu de prendre des cours, et puis j'ai pas eu le temps, dire que j'ai acheté mes patins l'année dernière, et qu'ils n'ont toujours pas servi...). Enfin, la canadienne qui a eu la première marche du podium hier en détrônant Mao, Joannie Rochette, qui est impressionnante de technicité (et elle méritait clairement sa première place ; à noter qu'il y a deux ans, elle avait 20 ans et avait la quatrième place du trophée, à noter pour la pauvre Candice restée au pied), mais c'est p'têtre parce qu'elle est blonde, j'ai du mal à accrocher par rapport aux autres.

Côté couples, on est impressionné par le portée sur la tête et sans les mains du couple anglo-français Vanessa James / Yannick Bonheur (cette fille est d'une beauté renversante, d'ailleurs je n'arrête pas de penser, surtout dans le métro, que le premier argument pour l'immigration est la beauté des filles d'origine centrafricaine), ainsi que par ceux qui ont eu de bien meilleures places et dont on retrouvera la liste sur la page wikipedia déjà totalement à jour, c'est dire que le patinomane est au moins aussi atteint que le balletomane. Pour la danse (ne pas confondre : couples -- tout court -- c'est du rock acrobatique sur patins, danse -- en couple -- c'est le machin avant tout érotique, mais plus lent) on a du beau monde aussi, les Écossais Kerr sont très appréciés avec leurs kilts et leurs portés inversés, les premiers Isabelle Delobel / Olivier Schoenfelder viennent et reviennent pour clôturer.

À noter que le chauvinisme est certes un peu présent, mais des Écossais, des Japonais, des Canadiens ont aussi droit à des stading ovations spontanées, c'est donc fort juste pour tout le monde, il y a des fans des russes pas loin devant, des portraits de Mao Asada aussi, d'ailleurs. Et puis si Briaaaaan revient deux fois malgré sa quatrième place, on peut toujours prétexter qu'il est actuellement le plus titré au monde, et qu'il a bien le droit de se faire dépasser par des concurrents vraiment extraordinaires, notamment le Japonais Takahiko Kozuka, que j'ai préféré à Patrick Chan (le démonteur de décor, il s'est pris un pied dans le "Eric"), sachant que le Alban Préaubert a été très artisitque (oh, y'a un autre nouveau Français terminé dernier, Yoann Deslot, qui s'est pris pour un tableau de Watteau, ça m'a touché).

La retransmission télévisée coupe aussi la fin, avec le retour de chaque patineur ou couple, présentant sa spécialité en costume (décidément, la ricaine déchire... Et puis Mao, l'instant de grâce... La Candice est souple, aussi, quel bonheur...), et puis farandole finale sous un lâcher de ballon. Ça explose de tous les côtés, et les gamines qui en agitent m'en file des coups : je décide devant ce carnage d'en sauver un, je l'attrape sous mon bras sans paraître au début pour un couillon, quand certains gosses en ont ramassé plus de six. C'est d'ailleurs un étude sociologique intéressante : on voit qui ose piquer un ballon ou pas parmi les plus de 12 ans, quels sont les gamins qui n'hésitent pas à faire des stocks géants, et puis ensuite avec ce marqueur on peut suivre dans le métro la répartition de la population en présence (sur un échantillon de 10.000 spectateurs, pas mal), en l'occurrence je me suis senti très seul avec mon ballon "Eric Bompard", y'a pas de fan de patinage dans ma banlieue proche. Mais s'il y en a parmi mes lectrices, j'aimerais bien tester mes patins un de ces week-ends...

samedi 17 novembre 2007

Mao est la meilleure !!!

Ooooh, qu'elle est belle, qu'elle est douée, qu'elle est formiable ! J'ai quelques (mauvaises) photos, mais mon appareil n'est pas bluetooth, j'uploaderai à mon retour (à pieds, je le sens >_< ). Là, c'est bientôt les couples... C'était en direct de Bercy et son wifi gratuit, j'espère que vous êtes devant votre TV ;)


Changement de plan : rien de vraiment exploitable sur les photos, j'édite donc ce billet à 2h' du mat'...

Le trophée Bompard, c'est la meilleure occasion de voir en France (enfin, à Paris, à Bercy quoi) les meilleurs patineurs mondiaux. Et moi ce qui m'intéresse plus que tout, ce sont les filles, et en second lieu, les couples. Comme hier j'avais du Brahms (et j'étais censé bosser l'aprem', sauf que j'ai finalement oublié de prendre un billet, et j'ai réservé Alcina), il me restait le samedi ; et samedi soir, libre dames et libre danse, moi je dis : parfait. Place en première catégorie, au sixième rang ; franchement, il vaut mieux avoir du premier rang, le dénivelé n'est pas top, on doit quand même se battre avec les têtes de devant dès que ça patine devant soi. J'étais donc à l'opposé de l'entrée des artistes sur la glace, face au jury et aux trois caméras derrière eux, avec un bras articulé en face.

Début à 20h00, le coup du direct à la télé, c'est un peu du n'importe quoi, déjà il n'y avait personne à l'intérieur entre 18h30 et 19h00, je vois mal comment France 3 pouvait diffuser, et ensuite Nelson et sa compagne habituelle pour le patinage ont commencé à commenter au coin diagonalement opposé dès 19h50... L'ordre d'entrée des patineuse est simple : de la dernière classée au programme court jusqu'à la première. La Française Goindoline était ainsi du premier lot de six filles, et si elle n'était pas mauvaise, son programme manquait d'ambition autant que de qualités techniques évoluées et parfaitement maîtrisées. L'Ukrainienne passée juste après, plus âgée (quel âge elle a, la Goindo ? Y'avait essentiellement des gamines, sur la piste...), était bien plus sensuelle, elle a de la bouteille quoi. Mais de toute façon, par rapport aux six autres filles qui ont suivi, il n'y avait pas de rapport...

Parce que celles-là, dès l'échauffement, on sent que ça va être autre chose... La bonne surprise en terme de remontée (de deux places, mais quand même) sera Mira Leung, la Canadienne qui a choisi du Grieg, si je me souviens bien, elle finira 5ème. Au dessus, Sarah Meier la suissesse, qui a malheureusement accumulé les fautes assez rapidement, mais a bénéficié de très bonnes notes de par son programme aux difficultés très élevées, et à la grâce toujours présente (147 vs 144 de Leung, elle a eu chaud et s'en sort grâce à la première partie, en échange elle aura la place de la médaille en chocolat que personne n'envie trop). Aucune suprise pour le haut du classement non plus, qui a gardé l'ordre du classement à l'issu du programme court : 10 points au dessus se trouvent Ashley Wagner (un nom prédestiné à la réussite) qui se fait devancer de 11 centièmes par sa compatriote ricaine (et championne du monde 2006) Kimmie Meissner, qui a accumulé pas mal de fautes, elle patinait plutôt sur les fesses à un moment (qu'elle a fort belles, par ailleurs). Il faudra garder un oeil sur la petite Wagner et son visage d'ange vainqueur, elle en a, la gamine, ça se sent, du genre fonceuse ; il faut voir aussi son entraîneuse, moments de rires intenses dans le public, elle n'a pas l'air facile (mais le plus drôle, c'est quand l'intéressée remarque que tout le monde rit de la voir d'apparence si sévère, et que tout à coup elle sourit ^^). Meissner, on ne la présente plus je crois ; ça fait plaisir de la voir en chair (et en os, mais surtout en chair, miam).

Mais surtout, donc, Mao Asada. Jugez du résultat : elle culmine à 179,80 points, plus de 20 points devant les deux ricaines, un massacre ! J'ai l'impression qu'elle a voulu commencer avec son fameux triple Axel, manqué (celui qu'elle ne loupe jamais ? Probable, ça lui coûtera un -1 de pénalité en tout cas :/ ), mais le reste fut absolument parfait (elle a cependant zappé un autre saut, manqué, pour un -2 de pénalité en tout, assez méchant ; il fallait bien compener les 63,94 de Technical Element Score et les 60,96 de Presentation Score, la seule à dépasser les 60 de notation à chaque fois  :p ). Quelle grâce, quelle élégance ! C'est là où l'on regrette que le patinage soit toujours dans cette ambiance sportive, où l'on est dans la lumière, avec des sièges de merde qui engourdissent (tiens, faut payer après être placé, quel racket, que fait l'URSSAF ?), cassage de fessier pour y voir pas super bien, alors que l'on un équivalent de Marie-Agnès Gillot là, sur la glace, avec ses patins qui la font glisser si vite, avec ses accrobaties périlleuses extraordinaires, le tout pour 17 ans. Que j'aime cette fille ! (ça date d'il y a un p'tit bout de temps, depuis je ne la lâche plus)

Je crois que je vais cependant avoir de la concurrence : outre les supporters nombreux (et le public entier déjà acquis), avec une mention spéciale pour les jap' derrière, chacun avec un hiragana imprimé, pour former un "がんばれ まお" ^^, le jeter de cadeau à la fin a rapidement tourné à un catalogue de tout ce que l'on peut bien trouver aux galleries Lafayette, et niveau fleurs, on aura pu dénombrer presque une dizaine de roses (souvent seules, en nombre impair en tout cas). Les p'tites filles du ramassage ont eu du boulot (je les ai pris en photo avec les bras chargé, c'est bien drôle :)  ). Notons que Rachmaninov pour la Wagner (concertos n° 2 et 3 -- qui a pris Albinoni déjà ?) ou le concerto n°2 pour piano de Liszt pour Mao (oh que j'aime cette fille décidément), tandis que les autres filles choisissaient des trucs plus musiques de film ou autres choses légères, rapportent plus.

Après que l'on lui a donné sa médaille, son bouquet (encore !) et son trophée à la miss (ma déesse personnelle :p ), et que l'on a fait un petite pause, à 22h20, l'on reprend pour les couples. Même système pour l'ordre de passage, même constatations qu'auparavant (en plus des chutes, les Français soutenus très -- beaucoup trop -- bruyamment ont fait un carnage... sur les fesses féminines >_< ).

Les Ukraniens, fort graves, nous ont fait quelque chose de très beau, 5ème et 152 points ; les américains étaient effectivement plus techniques, et leur présentation était vraiment très belle, 4ème à 169 points. Les Russes étaient un poil meilleurs, de 4 points au final, ça se joue dans un mouchoir de poche, limite on s'en fout, les deux (enfin, quatre) étaient tout à fait impressionnants, des portés et des jetés à couper le souffle, une synchronisation (ça se parle pas mal, en fait !) dans des mouvements complexes très bien étudiés, je dirais même qu'ils m'ont fait frissonner sans que la cause soit le froid (en fait, il ne fait pas froid du tout autour de la patinoire, et encore moins avec mon gros pull) ; ce qui n'arrive d'habitude qu'avec les filles (on ne va pas faire de dessin :D ). Mais tout cela n'était rien sans les Chinois. Dès l'entraînement, on sentait que ça allait être du lourd, et ça n'a pas manqué : 186,93 et 196,96, proprement ahurissant qu'ils sont !

On écorche leurs noms comme pas possible au micro, ce n'est pourtant pas compliqué "Qing" se prononce "Tchin", grosso modo (mais pas "Kinegue", quoi), "Zhang" c'est "Djan" (il faut fermer à la fin, d'où le 'g' ; mais c'est pas 'Z' de chez nous), et un truc comme "Xao" ça se prononce "Tchao" (grosso modo aussi, mais pas un 'X' de chez nous) ; c'est pervers comme notation -- il en existe d'autres, après tout ! --, mais là les patineurs ne comprenaient même pas que c'était d'eux que l'on parlait, je crois... Bref, premier couple, Pang/Tong, en costume bleu, les portés sont impressionnants, des accrobaties pleines de grâce (passage sous la/les jambes), elle vole littéralement cette fille ; faut dire que les Chinoises, c'est du genre fil de fer (aaahhh, j'adore, j'avoue :p ), c'est très aérodynamique ; et puis, ils ont inventé le Kung Fu, par là-bas ^^.

Le couple Zhang/Zhang était lui aussi ahurissant. J'aurais bien du mal à les départager avec leurs cocitoyens (vi vi, c'est une République itout là-bas >_<  ), c'est différent, un autre style, mais une maîtrise absolue tout à fait comparable, une expressivité travaillée à la perfection, ces gens ont un sens de la perfection qui est réellement impressionnant... Ils méritent amplement leurs médailles. Hymne Chinois après le podium, on repart vers 00h15, il aura fallu marcher malheureusement pour le retour...

dimanche 3 décembre 2006

cure de jouvence

J'vous ai déjà dit que j'adoooooore Mao ? (comment ça plein de fois ? :p )

bande-son: L'amour est enfant de bohême (そして マオ は かわいいいいいいい です !! ^^)
humeur du moment: ça commençait si bien, mais noooooon ^^

mardi 28 février 2006

patinage sportivo-comico-artistique

Et bien, plus de 3 heures de spectacle finalement, dont 2h40 de patinage pur, c'était bien bon, cette soirée. Pourtant, il y aurait à redire...

Bon, début avec un truc super neuneu, genre thématique JO avec 2 acteurs pourris qui se donnent trois répliques à la manque, ça fait peur. Il y a un gars qui fait l'animation, ça fait G.O., je veux voir de l'art, moi, que diable !

Arrivent les patineurs, un p'tit tour de chauffe rapide, ils ont l'air d'être en forme :). Rapidement, on commence les choses sérieuses avec Soraya Bonali, qui n'a pas pris une ride, et fait toujours des choses uniques, je veux évidemment parler de ses acrobaties roues et sauts périlleux arrière sur la glace...

Bon, je ne vais pas passer tout le programme en revue, d'autant qu'il n'y a aucune trace de l'évènement nulle part (et pour cause, nous verrons pourquoi plus tard...), ça va poser problème à ma mémoire >_<. Disons rapidement que les médaillés divers et variés méritaient amplement leur médaille, que nos ex-couples patineurs français ont encore plus la pêche, et qu'avoir droit aux accessoires, à faire des portés de plus de 6 secondes (certains ont dû durer une bonne quinzaine de secondes), et la pression de la compet' en moins (la fatigue aussi), permettent de voir un patinage exempt de fautes, très propre, et vraiment beau. En revanche, pas de suspense intense, et pas de prise de risque non plus, on ne peut pas tout avoir ^^.

Il y a des patineurs qui sont de véritables rock stars, et les 3 messieurs présents, à savoir Johnny Weir, magnifique mais toujours en manque de technique, Brian Joubert qui a fait une superbe prestation sur du Daft Punk mais devrait améliorer le côté artistique pur, et Plushenko, divinité réincarnée (c'est bon, il a déjà sa médaille pour les campionnats du monde, il est tellement au dessus des autres, mais rien à voir quoi...), se sont fait littéralement acclamer par le public, les cris des filles, et les "je t'aaiiiimeeee" (qu'est-ce qu'on s'ennuierait sans la gent féminine... :D). Oui, parce que bon, le public acclame tout le temps, c'est un des aspects du problème (et le pire, c'est qu'on se sent obligé d'y participer :/) ; faudrait interdire les appareils photos (y compris téléphones) aussi, hereusement l'autonomie limitée a eu raison de la gêne intense occasionnée (faudrait faire comme à l'opéra aussi : ne pas admettre les retardataire ; le quart de la salle, avec plus de 25 minutes !).

Parce qu'au final, bah j'ai plus l'impression d'avoir vu du sport (artistique) que de l'art (sportif) ; bon, passons sur les professionnels qui faisaient des acrobaties comiques époustoufflantes, ou sur la patineuse russe qui fait du hula hoop enflammé sur du DJ Tiësto ("Traffic" :) ) ; désolé, pas de nom, y'a pas moyen d'avoir ça, et ils ont des noms russes à coucher dehors... Bref, nos patineurs se sont donnés du mal, c'est certain, c'était fort beau, mais si Slutzkaya, Weir et Plushenko étaient émouvants au possible, bah, les autres, c'est plus "punchy" qu'autre chose (avec certains degrés, évidemment), dommage... Le public récclamait du spectacle, il a été servi, c'est grand public :/.

Mais le grand regret, c'est avant tout l'absence des deux filles qui m'avaient poussé à dépenser 40€ à la dernière minute, après qu'elles avaient confirmé sur l'antenne de France2 qu'elles se rendaient directement à Paris après les jeux (et après avoir vérifier sur le site de Bercy qu'elles seraient bien là), je veux bien entendu parler de Shizuka Arakawa, et de Sasha Cohen, toutes deux première et seconde respectivement aux JO. Et aucune explication sur cette absence :(.

Mais juste pour les 2 passages de Plushenko, de Joubert, et des "retraités" du patinage amateur (comprendre : professionnels ^^), ça valait quand même vraiment le coup. Au prochain Bompart, il y aura Sasha, Shizuka, et surtout Maooooooo, alors forcément, je me rattraperai ^^.

 
bande-son: y'a l'embarras du choix, mais je connais pas ts les titres (et évidemment, pas de programme... :/)
humeur du moment: oh ! un quadruple ! :)  (y'a du y en avoir 6 au moins... :p )

jeudi 23 février 2006

すごいい です,シズカーち

Ah la la, ce soir, Arakawa était génialissime ! :) Dommage que Sasha Cohen, ma deuxième patineuse favorite après Mao Asada (qui n'a pas pu venir parce qu'elle a que 15 ans et demi et que c'est trop pas juste parce que c'est laaargement la meilleure :'( ), se soit loupée deux fois, parce que c'est réellement la grâce réincarnée (dommage aussi, elle n'a pas fait le grand écart en l'air, si époustoufflant ! :p). Enfin, regrets pour la vétérante russe de 29 ans, Schlutzkaya (c'est bon l'orthographe ^^), qui ne finit que 3ème. C'est donc le programme sur la musique de Turandot qui remporte la première place, les Japonaises déchirent tout, décidément :).

 
Tiens, puisque je suis dans la section "art", notons que le gouvernenement a lancé son site de propagande pro-DADVSI hier, et qu'apparemment, les commentaires auraient plutôt tendance à les enfoncer :). Notons aussi que c'est propulsé par Dotclear (ça c'est drôle ; il l'ont pas mentionné tout de suite, d'ailleurs, on voit rapidement le genre de personnage que c'est), et que ça a coûté 180.000€, filés à Publicis (ça c'est moins drôle). Une p'tite revue de lien ? Allez, go ! ^^ la Lène, toujours aussi bonne et percutante ; Versac, qui était à la soirée de lancement (au frais du contribuable, donc), et qui explique comment ça marche (et évolue) la culture aux neuneus qui nous gouvernent ; kwyxz est toujours aussi incisif et n'a décidément pas la langue dans sa poche ; Tristan au même titre que Versac et la Lène hallucine à la fois sur l'utilisation de dotclear en sous-main, et sur le fait que les artistes doivent payer la SACEM pour pouvoir diffuser leurs oeuvres dont ils possèdent tous les droits (ou pas, apparemment, alors, ça fait quoi de se faire entuber ? Finalement, ne sont pas voleurs qui le paraissaient, hein ?) ; Laurent Jouanneau nous parle des déboires dans les comentaires que subit déjà le site (muhahaha) ; Frédéric Couchet revient sur le déroulement de la soirée (et ne semble pas reconnaître Laurent sur les photos dénudés spécial firefox passées par Eolas, Versac ou Tristan, voire les trois, affaire à élucider ^^), et l'on apprend que le site sera payé moitié-moitié entre le ministère de la culture et celui de l'économie, ce qui semble logique, et de droite bien comme il faut ; laissons le mot de la fin au fort sympathique Olivier Meunier , concepteur et principal développeur (financé par Gandi à présent, le rêve de tout libriste :) ) de dotclear, qui à présent bien ironiquement, "fait tourner le blog le plus cher du monde". J'ai dû en oublier d'autres, aussi (Padawan , en dernière minute, apr exemple).

 

    Au final, du côté des politiques, le néant est atteint depuis longtemps, reste à savoir jusqu'où ils vont repousser les limites de la connerie humaine. Bref, moi je dis que ce soir, il y avait de l'art à la télé, merci aux jeunes damoizelles d'être si passionnées et grâcieuses. Vraiment, c'est certain, la patineuse est l'avenir de l'homme :).

jeudi 16 février 2006

la bonne idée de la soirée

Si ce n'est déjà fait, zappez vite sur le patinage artistique, ça se gave sévère. Et pourtant, ce ne sont que les hommes, même pas les filles :p (de plus de 15 ans, Maooooo, snif ! :'( )...

Allez, le meilleur arrive, je me préempte ^^.

 
bande-son : c'est pas une variation enigma au programme de Brian ? Je sais plus...
humeur du moment : Briiiiaaaaaannnnn !!!! (on s'en serait douté, évidemment ; mais ne vous méprenez pas, je préfère Mao :D )

 

edit: Bon, bah, on devrait donner la médaille à Plushenko avant, c'est pas humain :p. Trop dommage pour Brian, snif ! C'était Lord of the Dance, d'ailleurs, Enigma ça devait être pour Bompard alors, et c'était meilleur, évidement :/. Et enfin, scandale pour Weir, qui était franchement magnifique, sérieux, il avait droit à une médaille ! :(

Rendez-vous pour les filles à présent, et faute d'y avoir Mao Asada :/, il y aura toujours Sasha Cohen... :)

samedi 19 novembre 2005

Mao Asada

Je revenais de mon deuxième visionnage de "Manderlay" (il faut bien ça ^^ ; plus sérieusement, c'était les 25 ans de mon ciné fétiche, j'avais 2 places gratuites, et la p'tite fête à la sortie, avec gateau, super chorale, ambiance fort sympathique, et diffusion improvisée du film des travaux :) ), je lance pour la première fois la télé sous ma nouvelle Mandriva (qu'il va falloir que je martyrise un peu, voir ce qu'elle a dans le ventre :p), je m'aperçois au passage que badblocks m'a craché un nombre ahurissant de secteurs morts sur le disque dur de mon portable (d'ailleurs, fsck.reiserfs me l'a déclaré cliniquement mort juste après :'(  ), et là, sur Paris Première, la grâce.

Mao Asada, à Bercy, jeune patineuse japonaise de 15 ans, impressionnante. Magnifique, sensationnelle. À cet âge, c'est pas permis des choses pareille... Je ne savais pas que c'était elle la championne du monde junior, mais j'ai vite vu pourquoi... Allez, zou, un lien pour son parcours, avec quelques photos. Et puis, le site officiel, bien évidemment, qu'elle partage avec sa soeur, Mai (je sais pas si Mae et Mau font partie de la famille aussi :p), moins bonne paraît-il (4ème aux championats, c'est pas la cata absolue non plus ^^). Bon, la prochaine fois qu'elle passe à Bercy, c'est clair, je fais le déplacement ^^. en attendant, je vais installer Klear, histoire d'enregistrer la redif' de sa prestation, demain à 15h00 (calcul à la louche ; sinon, dimanche sur France3, avant 17h). Vivement les Jeux Olympiques de Turin, ça va être du régal :) (edit: zut, elle sera trop jeune pour y participer :'( ).

Une p'tite photo, pour finir, matez-moi la souplesse sur la glace, pfiou, c'est pas humain :p