humani nil a me alienum puto

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mardi 11 avril 2017

récital Yo-Yo

Les moments musicaux à la Philharmonie se succèdent mais ne se ressemblent pas. C’était le grand retour de Yo-Yo Ma — avec sa pianiste fétiche, pour ne pas dire complice, Kathryn Stott. Il était assez complexe de se replacer : pourtant la salle avait été remplie avec des tarifs assez prohibitifs — 110, 90 et enfin 75€ pour la 3e catégorie… Heureusement, il y a des désistements parfaits, en l’occurrence parterre couloir central pair, pas loin devant la place de la veille, mais encore mieux positionné pour apprécier le violoncelle de Yo Yo dont je me souvenais bien qu’il portait assez peu — et je me demande ce que le public de l’arrière-scène, de côté et d’en haut a pu entendre… (D’ailleurs à l’entracte ma nouvelle voisine faisait du ninja par désespoir auditif)

J’ai été confusionné par le programme, et par l’enchaînement des premières pièces, qui avait deux Ave Maria de bout en bout, de telle sorte qu’arrivé à la fin, j’ai cru qu’on était à peine au début… En démêlant l’écoute, il y avait donc pour constituer cette "Arc of Life" Suite : l’Ave Maria de Bach arrangée par Charles Gounod, le « Was it a dream ? » (op. 37, n° 4) de Jean Sibelius que je n’ai pas vu passer, avant le Tango Jalousie de Jacob Gade que j’ai repéré, suivi du Claude Debussy, « Beau Soir », tout aussi court et qui m’a échappé avant le finale Ave Maria, mais cette fois-ci de Schubert (D. 839). Et c’était d’autant plus déséquilibré que j’ai cru à une sorte de pot pourri avant d’attaquer, après applaudissements, le vrai programme dans l’ordre, qui était en fait la Sonate pour violoncelle et piano op. 40 de Dmitri Chostakovitch, aussi longue si ce n’est plus que toutes les pièces précédentes ensembles. Paumé, vous dis-je, paumé…

Après l’entracte et le miracle de conservation de la place, c’était de nouveau une pièce courte très originale, suivie d’une longue grand classique du genre (quoique) : Giovanni Sollima, « Il bell'Antonio » (oui oui, d’après le film !) ; puis César Franck, Sonate pour violon et piano en La Majeur (transcription pour violoncelle et piano de Jules Delsart). Un grand plaisir, continué de trois rappels, parce que « il n’y a pas de Brexit » : Salut d’amour d’Elgar (très beau !), Cristal de Yo Yo Ma himself (ça explique l’originalité) et un magnifique cygne de St Saëns.

dimanche 19 février 2017

le chant de Goerne

Il est manifestement de coutume de donner trois pièces pour piano de Schubert avant d’attaquer le plus court et composite Schwanengesang.

Cette fois, on a gagné au change avec le très remarquable Leif Ove Andsnes, dont la qualité de jeu a été extraordinaire toute la semaine. Au programme, la D. 946. Et puis la fin de cette semaine exceptionnelle de triplet Matthias Goerne/Schubert, qui de nouveau était peu courue, en tout cas a permis de se replacer facilement. Pourtant, dans mes mémoires, je ne vois sinon qu’en 2010 une interprétation par Dietrich Henschel. Bref, c’est pas tous les jours !

Et là, je retrouve le morceau qui me court dans la tête depuis des jours, la fin où l’on frissonne de partout, toute la qualité de l’alliance de deux superbes interprètes, Matthias Goerne, ahurissant, et Leif Ove Andsnes, magnifique pianiste. Ça aurait valu de leur déclarer notre amour en face, mais pour la première fois, pas de séance dédicace : on a trop repoussé en croyant avoir le temps. Le drame de nos vies.

Goerne hivernal

Hinata-chan a une mémoire remarquable. Ou alors, faite de traumatisme. Elle se souvenait n’avoir pu assister à aucune Schöne Mullerin. C’était fin 2011… Et puis que l’ancien partenaire de Matthias n’était pas optimal, non plus. Et enfin que l’an dernier, il avait encore chanté le Winterreise différemment. Épatante.

Beaucoup de monde, sur cette deuxième session de la trilogie, le TCE était même totalement plein. Difficile de fait de voir la scène, on se contente des surtitres en se tortillant un peu (mais mon binôme connaît tout par coeur, pour la peine). Matthias Goerne et Leif Ove Andsnes sont bouleversants de bout en bout.

lundi 13 février 2017

philharmonie orgasnique

Olivier Latry est manifestement une superstar. Avec des billets pas cher, en plus, on pouvait en ce dimanche après-midi post-messe se positionner au second balcon de face de la Philhamonie pour 10€. En face de l’orgue, donc, mais moyennant un gros réflecteur au milieu. Pas sûr que c’était idéal, au final. Ça gênait un peu la vue, en tout cas. Mais la seule console blanche sur scène (vive la fibre optique !), laissait entrevoir le jeu de l’organiste, et ça, c’était génial. Mais le pékin moyen plutôt très âgé et tuberculeux, ça, c’était pénible. On ne peut pas tout avoir.

Ces « Cathédrales sonores » ressemblaient à un pot pourri, mais c’est un peu le jeu de l’orgue, avec les impros que l’on n’a malheureusement pas eu. Claude Debussy, La Cathédrale engloutie (tr. Léon Roques), plaisant. Gabriel Fauré, Sicilienne (tr. Louis Robilliard), belle retranscription qu’on garde en tête. Louis Vierne que j’adore, Symphonie n°4 (Finale). Charles-Marie Widor, Symphonie gothique (Andante sostenuto), quelque chose (de pas gothique) ! Richard Wagner, Prélude et Mort d'Isolde (tr. Edwin Lemare), pour frissonner, même si je me dis que ça marche mieux quand on l’a déjà en tête avec un vrai orchestre (ça devient compliqué, à un moment, de faire toutes les voix).

Entracte, on retrouvera Serendipity plus tard parce que la salle est anti-sociale (sauf quand on est au même étage, et encore !).

Franz Liszt, Fantaisie et Fugue sur "Ad nos, ad salutarem undam », une assez longue oeuvre que l’on sent bien écrite pour l’orgue ! Quand on commence à tripoter les différents sons loufoques de cet instruments, c’est que ça devient sérieux. Ai-je déjà dit à quel point j’adore l’orgue, pour moi le meilleur instrument de tous ?

Et puis du rappel ! Nikolaï Rimski-Korsakov, Le vol du bourdon (évidemment). Johann Sebastian Bach, enfin, Sinfonia de la Cantate BWV 29 (il faudra penser à nous faire un full-Bach, vraiment. VRAIMENT. Y’a pas tout le temps ma tante à l’église pour m’en régaler — heu, c’était quand la dernière fois, il y a 10 ans ? Plus ?). Et reprenant un titre du disque gravé selon le concert que j’avais raté l’an passé (un mélange d’agenda, alors que j’avais une place…), La danse du sabre d’Aram Khatchatourian en retranscription des plus ludiques.

Une signature sur mon programme (plus aucun disque, totalement écoulé malgré son prix prohibitif), et on se dit à l’an prochain ?

meunier vert

La salle du TCE était peu pleine pour cette première session de Dieu Matthias de la semaine. Die schöne mullerin, premier du cycle Schubert sur des textes tourmentés de Wilhelm Müller, raconte l’épopée amoureuse malheureuse d’un jeune voyageur et de sa meunière verte le long d’un ruisseau. Forcément, c’est cyclothymique. Matthias Goerne et Leif Ove Andsnes rendent merveilleusement tout cela. On arrête parfois de respirer, tant la passion débordante transparaît. On est hyper fan. Matthias, c’est le meilleur.

mardi 7 février 2017

Liederkreis

À la suite d’une aventure des plus désagréable — et en tout cas ruineuse — qui fera le billet de la semaine, c’était là l’une des représentations les plus chères de la saison : la Cité de la Musique (de nouveau renommée ainsi après une expérience des plus hasardeuses) est en effet réservée à une certaine catégorie bobo-sociale ; mais même le ninja met 25€ pour Christian Gerhaher.

Mon binôme de barytonage était un peu plus remise, et quoique non encore totalement fréquentable, elle a recouvré son humeur très variable (mais cette fois plutôt positive). Laissons-lui donc cette remarque tout à fait pertinente que j’aurais certainement présenté ainsi : Gerhaher est certes fort précis en diction, mais il perd en émotion ce qu’il gagne en horlogerie. C’est beau mais prévisible. Ça manque probablement de la passion qui nous anime, avec Matthias Goerne — bientôt des plans à trois, pour sa semaine, d’ailleurs ! Mais ne boudons pas notre plaisir : il demeure clairement l’un des meilleurs interprètes vocaux du moment.

Très beau programme cependant, tout de Robert Schumann : Drei Gesänge (op. 83), Fünf Lieder und Gesänge (op. 127), Sechs Gedichte und Requiem (op. 90), Romanzen und Balladen (op. 49), Liederkreis (op. 24, Heinrich Heine), Vier Gesänge (op. 142). Et deux rappels, avec son Gerold Huber au piano : Warnung (op 119 n2) et Mein Schöner Stern! (op 101 n4). Que de Schumannitude ! Très belle soirée.

dimanche 23 octobre 2016

Argerich & B#4

Argerich & friends avait de quoi attirer B#4 que je n’avais revue depuis des siècles, si ce n’est des millénaires — heureusement, le temps n’a pas de prise sur elle. Elle découvrait d’ailleurs la salle, et avec son flegme légendaire, lui trouva immédiatement des airs d’aéroport. Le programme concocté par la pianiste faisait donc intervenir potes et potesses. Le format était clairement pensé pour se faire plaisir, dans un grand show nécessitant tellement de réaménagement de la scène qu’il y a eu autant d’attente que de musique — et de fait, pour quelques pièces, ça a terminé peu avant 23h30 sans aucun rappel, et j’ai dû m’enfuir lors des saluts pour espérer rentrer chez moi en un temps décent.

La première oeuvre se jouait à deux pianos côte à côte : Prélude à l'après-midi d'un faune de Claude Debussy, avec Martha Argerich et Stephen Kovacevich (derrière). Très joli, assez court, on entend moins le râle caractéristique du brave Stephen (qui a fini par me traumatiser) que pour la seconde pièce, la Mazurka op. 17 n° 4 la mineur de Chopin, introduite par une récitante, Annie Dutoit, qui a lu une lettre de George Sand (certes).

La suite est plus originale : après un retour de la longiligne doctoresse récitante (again ??) pour une en rapport avec Schumann (ça m’a peu marqué, mis à part que comme l’ami berlinois j’ai eu l’impression de retourner à l’école), les 6 études en forme de canon de Robert Schumann et Claude Debussy devaient être jouées par deux pianos face à face — Akane Sakai et Lilya Zilberstein.

Mais clairement, le coeur de cette première partie était le Trio pour piano et cordes n°2 de Dmitri Chostakovitch. Quel morceau de bravoure ! Assez époustouflant. Martha Argerich, Renaud Capuçon au violon et le jeune Edgar Moreau au violoncelle — l’occasion de découvrir ce jeune talent chevelu.

Après l’entracte et un déménagement un rang derrière (toujours en premières lignes du parterre, faut pas pousser), j’étais en bonne position pour admirer une Valse de Ravel pour deux pianos. Car quoi de mieux que deux soeurs en symétrie ? Non, pas les horribles, là. Les Buniatishvili : Khatia côté jardin, Gvantsa côté cour. Khatia est définitivement plus bonnasse que sa grande soeur — aussi en mode sirène voluptueuse, mais avec bide. Étant aligné vis-à-vis de la seconde, j’étais donc côté mèche (et B#4 côté dos nu). Si on doute que le piano est affaire sensuelle, voilà la caricature idéale.

Nous remettant à peine de ces émotions hétérosexuelles, Annie Dutoit est de nouveau intervenue pour nous raconter l’histoire de Szymon Laks en camp de concentration (il a survécu en devenant chef d’orchestre d’Auschwitz, et l’a raconté dans ses mémoires). Un peu conférence pas hyper excitante. En plus la pièce présentée datait de bien avant : ça ne nous éclairait donc pas forcément des masses. Sa Sonate pour violoncelle et piano (3ème mouvement seulement, snif !) est de toute beauté. C’est assez fou ce nombre de compositeurs du XXème (souvent juifs !) qui ont fait des trucs extraordinaires mais qui ne sont jamais programmés nulle part ! Duo entre Akane Sakai et Edgar Moreau (décidément un pipou très prometteur).

Et enfin, de quoi expliquer tout le fatras d’instruments à percussion que l’on voyait derrière les pianos : Béla Bartók, Sonate pour deux pianos et percussions Sz 110. Forcément, pour conclure la soirée, il fallait Martha Argerich au piano. Aux percussions, Jean-Claude Gengembre, Camille Baslé. Et au second piano, Nicholas Angelich. La partition n’était clairement pas facile à dompter : la tourneuse de pages a eu le plus grand pour être synchro, et a finalement adopté la technique de son collègue, fonctionner par signes (attestant de la bonne bufferisation). Il faut dire aussi que la partition de Martha avait vécu la guerre.

Belle soirée, un peu étrange sur la forme, mais on s’y attendait. Elle a été très enregistrée, on pourra donc la trouver en director’s cut sans les temps morts.

lundi 11 juillet 2016

Philiiiiiiiippe à Venise

D’abord, c’est Philippe Jaroussky qui a déclaré forfait — méchante bronchite. Alors le récital a été décalé d’une bonne semaine, et passé d’un samedi à un lundi. Et c’est Hinata-chan qui a dernier moment a déclaré forfait. Rater volontairement le pèlerinage annuel au TCE. Hérétisme !

Le tout Paris et le tout ninja était pourtant au rendez-vous pour un programme vénitien affichant de la rareté ancienne — avec tambour, donc. Ensemble Artaserse pour des musiciens en majorité jeunes et enthousiastes.

Cesti - Sinfonia et air « festeggia mio core »  extrait de Le disgrazie d’amore

Cavalli - Recitatif  et aria d’Endimione  « lucidissima face » extraits de La Calisto

Rossi - Lamento d’Orfeo « lasciate averno» extait de L’Orfeo

Meali - Sonate pour violino « la cesta » 

Cavalli - Aria di  «all’armi mio core»  extrait de Statira, principessa di Persia

Marco Uccellini - Sinfonia quinta a cinque stromenti 

Legrenzi - Grande scène de Giustino: « O del ciel ingiusta legge! » extrait de Giustino

Marini - Passacaille

Rossi - Air « M’uccidete begl’occhi » 

Steffani - Air « Sorge Anteo »  extrait d’Alarico

Uccellini -  Sinfonia sesta a cinque stromenti op. 7 

Monteverdi - « Adagiati, Poppea » (Incoronazione di Poppea)

Cavalli - Airs « Delizie contente » extrait de Giasone  et  « Che città» extrait de Ormindo

Steffani - Marco Aurelio, ouverture - Récitatif et air d’Anfione « dal mio petto», extrait de Niobe - Regina di Tebe

Legrenzi - Sonata a due « La Spilimberga »

Cesti - Lamento de Polemone  « Berenice » extrait de Il Tito

Steffani - Aria ciaccona « Gelosia, lasciami in pace » extrait de Alarico

Originalité et excellence au rendez-vous. C’est rythmé, c’est emballant, le public assez nombreux — on pouvait se replacer, mais pas si facilement que ça non plus (j’ai dû fuir un chinois renifleur, ça faisait longtemps…) — en a redemandé.

Alors Philippe nous parla, nous fit un peu rire, et annonça le-plus-grand-génie-du-baroque, Monteverdi, avant d’entamer un très beau “Si dolce”. Alors le public applaudit de plus belle, et il annonça un autre Monteverdi, cette fois de l’Orfeo, “pas pour contre-ténor mais je m’en fiche !”. Public forcément emballé, on termina avec un rappel de la chaconne finale. Belle soirée.

lundi 4 avril 2016

voyage d’hiver de printemps

Au rayon des pèlerinages religieux, après avoir entendu parler de Jésus encore et toujours, il était temps d’aller voir Dieu en personne. Matthias Goerne était à la “Philharmonie 2” aka la Cité de la Musique, où les places à 10€ n’existent pas. Mais pour une Winterreise par Goerne, Hinata et moi (tiens, on se retrouve enfin !), on est prêts à mettre du pognon. N’empêche, on se retrouve quand même tout en haut, derrière le plexi, mais de face : j’ai eu peur, mais finalement on y entend fort bien. On a juste un peu de mal à comprendre pourquoi Matthias arrête le récital et son pianiste Markus Hinterhauser après quelques mesures et somme un spectateur de cesser ses activités (photographiques ?), celui-ci décidant de se repentir à l’extérieur de la salle (il ne me semble pourtant pas que Dieu l’ait explicitement banni — car Dieu est miséricordieux, n’oublions pas).

Et pourtant, des précautions avaient été prises : les ouvreuses répétaient encore et toujours de ne pas prendre de photo ou de vidéo, et même un gus étaient venu faire une annonce avant (ça devient une habitude…) pour notamment nous demander d’attendre avant d’applaudir. À quoi en est-on réduit ces temps-ci pour éduquer un public décidément épouvantable — et d’ailleurs n’a pas attendu plus de trois secondes.

C’était aussi une production par le Festival d’Aix en Provence, avec comme particularité diffuser en arrière-plan, sur un mur décoré, des extraits d’animations (“création visuelle”) de William Kentridge, qui n’avaient aucun rapport avec le texte (c’est voulu, nous dit-on conceptuellement), si ce n’est une certaine atmosphère. L’idée est louable, mais ça distrait et on se demande si on n’est pas déconcentré de l’essentiel, qui reste l’une des meilleures interprétations du Winterreise de Schubert de tous les temps. Hinata, les yeux fermés, murmure en un silencieux karaoke les Lieder qui se succèdent, transportée. Et alors, dispersant le doute qui s’était un peu installé en elle, fit pénitence et déclara que Dieu Matthias est bien Dieu, qu’il est le plus grand, jusqu'au siècle des siècles. Amen.

mardi 29 mars 2016

l’homme parfait

“Cet homme parfait a même fait une thèse de littérature”, me souffle Hinata qui est toute chose. La souris a déserté pour une place plus proche — elle a un bavoir pour ne pas déranger l’idole des jeunes. Ian Bostridge met tout le monde d’accord. Surtout les filles. Je ne peux pas lui en vouloir : il est extrêmement bien habillé. Certes, il toise Christophe Rousset alors que celui-ci est sur l’estrade : à cette taille, avec cette maigreur, on est obligé de passer par le sur-mesure, ce qui est chose plus aisée en Angleterre. Mais voilà : l’homme a la classe. Et les demoiselles quelques goûts communs prononcés.

Le ténor était donc accompagné des Talens Lyriques pour une soirée baroque de charme. “One charming night”. Si si.

Lully  Ouverture, « Bois épais, redouble ton ombre », Chaconne, extraits d’Amadis 

« Plus j’observe ces lieux et plus je les admire », air extrait d’Armide

Purcell Ouverture, « Come away, fellow sailors », The Triumphing dance, extraits de Dido and Aeneas

« One charming night », « See, see my many colour’d fields », Dance for Chinese men and women, extraits de The Fairy Queen

Rameau  Ouverture, « Fatal amour, cruel vainqueur », Ballet, « Règne, Amour, fais briller tes flammes », extraits de Pygmalion

Haendel  Ouverture, «Hide thou thy hated beams », « Waft her, angels, through the skies », extraits de Jephtha

Ouverture, Gavotte, «I must with speed amuse her », extraits de Semele

Il brille clairement plus dans l’anglais que dans le français, où l’on peine à le comprendre, et puis Lully est quand même moins fun. Mais il pense à nous faire plaisir — même en bis. Les scolaires (collège Balzac : aucun blanc) massés en fond de second balcon furent même charmés. C’est dire. L'homme parfait existe-t-il ? Les demoiselles n'ont pas voulu briser leur fantasme à la séance de dédicace (où il attendait le public avant même que celui-ci sorte de la salle !).

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