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Tag - république des blogs

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dimanche 15 janvier 2012

406ème semaine

Me voilà encore très en retard dans la rédaction de ce billet, retardé par ceux qui poussaient derrière, en fait. Alors comme j'ai un peu trop de retard, autant fusionner le rapport de la République du Web de ce mercredi : après avoir rencontré Maître Mô et avoir papoté un bout de temps avec Eolas, qui ne nous a finalement pas rejoint au Quigley's point, la migration avec Authueil nous a amené au bar irlandais où une bonne population de blogueurs & twittos politiques étaient déjà bien engagés dans quelques conversations. Manifestement, l'information a dû circuler (l'avais-je ici annoncée ?) autrement que par réseaux sociaux, puisque Dirty Denys était présent aussi, à une grande tablée où l'on pouvait revoir Verel, Jules, Raveline & bienaimée, Aymeric et un que je n'avais croisé IRL, le super-twittos Ls01, qui s'avère aussi être informaticien ! Hugues aussi est présent, mais ne s'attarde pas trop : alors qu'il est bien 22h, un taxi passe le prendre, direction i>télé, où il intervient en direct ; le star system...

Versac est derrière, dans un petit groupe de discussion : force est de constater que lorsque c'est lui qui fait l'annonce, on est plus que deux... (ce qui était le cas les deux ou trois dernières fois, avant mort cliniques de plusieurs mois) Il fait froid dehors, et même les fumeurs doivent abdiquer à partir de 23h : on recrée une mini-tablée, mais on ne sert plus à manger. Horreur ! Provincialisme ! Déjà, la plupart des participants s'en vont, retrouver chaumières, femmes, enfants : ça vieillit, ces braves gens. En sortant, on croire des libéraux que l'on pourrait bien soupçonner de libertarisme — Jules nous avait prévenu, ce sont des complotistes victimes de complot. Un bon coup de caricature, tout de même... (parfois — tout le temps, en fait, c'est rhétorique —, quelques économistes ne feraient pas de mal pour reparler de l'implacable vérité des chiffres)

Et puis c'est fini. Une prochaine ?

jeudi 31 mars 2011

Troïka du web

Ce n'est plus une République, c'est une Troïka ! Trois, nous étions trois ! Heureusement que Dirty Denys est arrivé à 19h45 : je me sentais très seul, arrivé depuis peu, en regardant du côté de FB et Twitter ce qui se passait. Bordel, on était censés se retrouver pour lancer à fond l'évènement, mettre en place une vraie infra et tout le tintouin ! (j'ai même revendu ma place pour Siegfried à Bastille...) Bein non. Tous seuls ; finalement, François de pearltrees arrive, on finit par dîner, et on termine la soirée mystérieusement vers 22h45. François twitte ce qui reste de notre réunion de webeux...

(ce soir, le lait fraise était offert par Denys et le schweppes par François : c'est bien ces gens qui n'ont pas de petite monnaie !)

(quant je pense que j'ai insisté lourdement auprès de demoiselles pour qu'elles participent : heureusement que ça a foiré !...)

jeudi 27 janvier 2011

pré-république du web

Heureusement que la séance de travail à Garnier a terminé assez tôt : à 22h30, je n'aurais trouvé personne, sinon. La petite tablée pèse à peine six personnes (Versac, Celui, Denys, Jules et deux blogueurs dont je ne connais pas le pseudo). Et à vrai dire, le lancement de la République du Web, héritière de la République des Blogs, un an avant les présidentielles, alors qu'en cinq ans l'événement s'est dépeuplé et les blogs ont fait place aux twitter et autre FB, se fera en petit comité, et selon un mode qui se voudra plus rigoureux. Jules à la parole, et à l'écriture. Plus à suivre, plus tard, d'ici deux mois. Échéance sous trois mois. Nous verrons ; mais j'en suis !

jeudi 25 novembre 2010

RdB de gauchistes (et un peu de centristes)

J'arrive après HP à la RdB, et je me demande si en fait, tout le monde n'y est pas allé aussi. Pas d'Eolas, pas de Jules, pas d'Authueil, pas de Versac, personne mis à part des gauchistes, des centristes (apparemment y'avait aussi un libéral... en électron libre), et Valério. Arg. Avec une tablée de neuf personnes, où l'on s'entend assez mal avant 23h00, ça tourne donc vite à de la course hippique, puis à "ooooon refait le match !". Mouais. Certes. J'apprends des trucs, quand même, notre centriste préféré a une excellente mémoire politique.

Phrase de Dagrouik à propos des Africains (de l'Est, je pense) : "sans les OGM, ils meurent à 40 ans, avec à 60 ans d'un cancer". En tout cas, si je suis bien d'accord avec une chose, à propos de l'économie, c'est qu'on se fait inonder de merdes à courte vue ; c'est bien pour ça que je donne dans le luxe, de fabrication européenne. Je donne dans le développement humain durable ; pas le temps et la force d'argumenter.

En partant à 23h30, j'espérais attraper un RER, mais non, encore supprimé le soir, je dois glander 15 minutes dans le froid pour attendre un bus qui arrivera chez moi à 00h20. Nous prennent vraiment pour des cons ; c'est ça, que d'habiter chez les pauvres.

Allez donc voir sur valeurs actuelles si j'y suis (sinon, j'ai une sauvegarde de ma réponse, en modération pour le moment).

jeudi 28 octobre 2010

républicains de la table ronde

"C'est la République de la bouffe !", s'est exclamé Jules. Il faut dire qu'arrivés à 21h15, avec la souris (qui m'a attendu patiemment alors même que sa politisation est fort limitée), nous étions aussi pour un passage rapide à table. Rondes, en l'occurrence : accolées l'une à l'autre, nous avions d'un côté Versac/Meilcour, Jules Authueil et plus tard Emmanuel, tandis que de l'autre était rassemblés Valerio, moi-même, Denys, Celui et Mimy, OlivierJ ayant renforcé nos effectifs plus tard dans la soirée. Peu de monde (deux ou trois autres au dehors, guère plus), pour cette session d'habitués.

Ça parle de fait plus politique et juridique à un bout de table qu'à l'autre, et la sonorisation du lieu a du mal à faire passer les idées d'un bout à l'autre. Dommage. J'apprends qu'Emmanuel n'est pas le seul (quasi-ex-)blogueur à avoir atteint la sommitude de l'État, et les fait d'armes de MleMaudit sont effectivement épatants. Puisque ce beau monde est sur twitter, et comme j'ai signifié à Emmanuel que son compte était l'une des principales raisons qui me pousserait à en ouvrir un pour mieux le suivre, j'ai passé le pas aujourd'hui. Ça a l'air d'un beau bordel, je crois qu'il va me falloir un bout de temps pour m'y habituer...

Départ groupé à 23h30.

jeudi 26 août 2010

RdB d'été

Il ne faut pas s'étonner de la petite RdB de ce mois d'août : s'il manquait du ténor avec les vacances de Jules, Eolas ou Denys, il n'en restait pas moins Authueil, Versac en seconde partie de soirée, et un retour des States de Celui. Ça fait déjà beaucoup : certaines RdB ont dû être annulées durant cette période, faute de combattants. D'ailleurs, la tablée de gauchistes, où l'on pouvait même trouver du centriste si j'ai bien compris, ne faisait pas pâle figure. Mais il est vrai que la discussion sur le déclin de l'événement devient récurrent : il est loin le temps où l'on ne pouvait pas même avancer à travers la foule dense ; il faut dire que beaucoup de monde n'avait en réalité pas grand chose à dire, et que les nouveaux moyens facebookeux et surtout twitteriens leur conviennent parfaitement. Cependant, cette population ne se sent pas ou plus l'âme à s'intégrer parmi nous (et d'ailleurs, tentant de faire venir une facebookeuse ex-blogueuse qui certes ne devise jamais politique mais possède le bon profil, je me suis vu répondre négativement cela).

À la tablée que je rejoins vers 20h passées, il y a Celui, Authueil, et un plus ou moins habitué dont je ne connais ni le nom ni le pseudo. Mais il en a au moins un bien bonne à propos du ministère des affaires étrangères d'Israël, qui se fait allumer par leur syndicat en rouge sur leur site web (du ministère !) :

Foreign Ministry sanctions

As part of the sanctions announced by the Israel Foreign Ministry workers' union, the Consular Department will not provide services to the public and telephone calls will not be answered. In urgent cases, a fax should be sent to 02-5303294. 

In addition, as of August 17, the Foreign Ministry website will not be publishing communiques or statements issued by the Prime Minister's Office or the Finance Ministry.

Il est clair que l'on rêve. Cela en marge d'une longue discussion sur les religions, qui elle-même succédait au cas Rom.

Plus tard dans la soirée arrivent coup sur coup Valerio et Versac. La discussion terminera ainsi sur les efforts de communication (professionnellement parlant ; Versac compte à présent 14 employés non-exploités), et plus particulièrement de ceux des hypothétiques candidats en 2012. L'occasion d'analyser la situation actuelle, les efforts d'enfumage dont devra faire preuve Sarkozy (aucune naïveté optimiste : il est donné gagnant a priori), la (vaine ?) ambition d'Eva Joly, et pour la gauche, l'envie à trouver de devenir réellement Président, ce que ni DSK (qui est unanimement vu comme celui qui pourrait le plus "facilement" battre NS), ni Martine Aubry (qui pourrait, peut-être, l'emporter, si elle s'y donnait à fond en y croyant) ne semblent aujourd'hui avoir. En tout cas, loin du niveau de Sarko : il est vrai que la mégalomanie a toujours été, dans la Vème République, le meilleur moyen (pour ne pas dire le seul) d'arriver au pouvoir...

jeudi 29 juillet 2010

républog sans engagement

Mon arrivée a une fois de plus été tardive : 22h15, pour cause de réunion d'information über-importante à propos de mon plan quinquennal évasion sociale (et ça m'a gravement remonté le moral, parce qu'une fenêtre, certes déjà identifiée, vient de se révéler carrément possible et envisageable). Je repère d'entrée, sur la première table de dehors à droite, OlivierJ, ainsi que Denys, Aymeric, Jules et Authueil. Quitterie, accompagnée de deux non-blogueurs, se décale : oh, mais ça faisait longtemps qu'on ne l'avait plus vue ! De fait, la discussion s'engage sur l'engagement politique : comme on sait, elle a largement donné, à la mesure de sa déception. Je lui explique que c'est la raison pour laquelle je m'affilie à aucun parti, anti-moutonnisme oblige. Et puis je ne suis pas crédule au point de penser qu'un programme où l'on supprimerait l'héritage et où l'on prônerait la polygamie ait la moindre chance de passer. Plus sérieusement, nous avons le même ressenti, à cette terrasse : autour d'une simple table, tous les courants (modérés) sont représentés, et même si Authueil s'étranglera "je ne suis pas UMP !", peu après avoir étonné des mauvais-lecteurs (car il le répète assez souvent) sur son obédience noniste, il y a peu de sujets sur lesquels tout le monde serait d'accord ; pourtant, si la République des blogs existait belle et bien, il est à peu près certain qu'elle fonctionnerait tout à fait comme il le faut. C'est-à-dire que tous nos vieux politiques accrochés à leurs sièges depuis quelques dizaines d'années ont perdu le sens commun, et qu'à l'image de Quitterie, j'attends que la nature fasse son travail de débroussaillage avant d'entreprendre quoi que ce soit d'actif dans le domaine.

En attendant, on donne dans le social avec OlivierJ (bref, on parle filles : au moins, sur ce sujet, on est totalement d'accord -- aux talons hauts près) ; la table adjacente de Quitterie est quelque peu surprise de la liberté de ton, mais se laissent rapidement séduire par la discussion. Pendant ce temps, Jules sur le départ évoque avec Authueil les diverses inflexions à donner à notre événement mensuel pour recruter du monde, et lui rendre la dynamique d'antan ; car la République des Blogs devrait agréger les facebookeux ou les twitterins, par exemple. Je crois entendre que "cyber-république" serait l'idée, mais que les difficultés à mettre sur pied la comm' menacent déjà le projet.

Alors qu'on a la panse bien remplie, il est presque minuit : il est temps pour tous de se rentrer.

jeudi 27 mai 2010

RdB de mai

J'y suis arrivé un peu tard, avant 23h tout de même, heureusement que je ne venais que de Garnier. Plus de Denys : apparemment il a été un peu saoûlé ; pas de Authueil ni de Jules, étrange. En fait, pas grand monde, une table de gauchistes, et à côté quelques plus habitués (un certain nombre de jeunes gens : je n'ai pas compris d'où ils sortaient réellement). Il y a Eolas et Versac, comme piliers. OlivierJ rend aussi une petite visite, mais accroché à son hochet, il filera en même temps que moi autour de 23h30. Passages express, donc.

Eolas parle d'une commission française de surveillance de la torture, qui n'a vécu seulement le temps de se mettre en conformité vis-à-vis des droits de l'homme européens (et dont je ne trouve nulle trace sur le net...). Mais rapidement, la discussion se geekise, avec l'évocation de la sortie de Starcraft 2 fin juillet (a priori Linux est exclu -- d'autant plus con que MacOS X est supporté via OpenGL : la pétition est par là). Eolas nous fait un beau dessin pour l'occasion, qui sortira certainement le temps voulu (zut, j'aurais dû lui demander comment il se sert d'Inkscape avec une tablette graphique).

Et en fait... c'est à peu près tout pour cette RdB. Peu de politique, au final. Remplissons donc les trous avec l'étude de l'OCDE (version Rue 89 et version Figaro : le second est encore plus marxiste que le premier !) : c'est officiel et statistiquement prouvé, aux USA comme en France, il vaut mieux naître riche pour le devenir ; sinon, tant pis, fallait naître au Danemark.

(je suis déçu que la présence féminine que j'avais conviée ne m'ait point répondu : la RdB est plus que jamais un rendez-vous de mâââles, on y trouvait en tout et pour tout, quoi, un être féminin impliqué ?)

jeudi 29 avril 2010

république en plein air

Je suis remonté vers République à pieds, depuis une réunion d'information pour mon évasion sociale (toujours, c'est la saison !) passée dans une salle aussi surchauffée que bruyante (du style le type est à 4 mètres, on l'entend à peine, très agréable...). Et donc, peu avant 20h, quasiment toutes les forces de la soirée sont déjà en présence. À l'entrée, Jules biodouille son iPad, à côté de Denys, Hugues (ça faisait longtemps !), Valerio et Celui. Ce dernier tient à préciser qu'il m'avait bien reconnu dans le métro, mais que je n'avais point réagi (manifestement, je n'avais tout simplement pas dû le voir, tout absorbé par les gambettes de ma souris que je devais être) ; bref, on ne sait pas communiquer sans signes, mais en tout cas, avec mes Lobb aux pieds (Denys, quel est ce blog de dandy déjà que tu me conseilles ?), et un vrai chapeau sur la tête, ça allait mieux.

Derrière, Authueil sirote déjà une bière, mais de la soirée je n'ai dû échanger qu'un au revoir ; la table encore derrière comportait quelques forces féminines plus ou moins habituelles, une autre plus loin n'avait que des gens qui m'étaient inconnus, et puis les lefts blogueurs étaient apparemment à l'intérieur. Pas de Versac, dommage, j'aurais bien voulu debriefer rapidement ma première partie de soirée. Eolas enfin est arrivé avec force retard après 22h, manifestement après avoir posé une libération à retardement pour un type pas très net.

Mais revenons-en à notre République des blogs : le wiki se meurt, et c'est mal. Jules est bien conscient de la nécessité de faire évoluer notre devanture pour appeler du sang neuf (à ce propos, j'ai une ouvreuse de Pleyel à recruter -- seconde année d'histoire politique, pour devenir journaliste). L'idée d'un CMS me paraît fort bonne ; je proposerais l'incontournable Drupal, simple et efficace (dès que la version 7 sera sortie ?). En attendant, le diagnostic est partagé : à moyen terme, si rien n'est fait, l'événement risque de disparaître.

On ne pourrait alors plus parler du torchage de postérieur avec le drapeau national ; Jules et Eolas ont d'ailleurs des interprétations opposées, une fois n'est pas coutume ; le premier se demande si le drapeau français n'est pas en fait strictement défini au niveau de ses dimensions, de telle sorte que tout autre ne serait pas concerné ; le second dit avoir vérifié, et la constitution reste la plus évasive possible à propos de ce à quoi ressemble notre fanion identitaire.

On ne pourrait plus évoquer les misères de la droite sur la rigueur intellectuelle (passe encore d'être opportuniste, mais à ce niveau, quand même...). Denys ne pourrais plus nous faire partager un brûlot de canard de motards contre les pratiques abusives de la police. D'ailleurs, il ne pourrait plus non plus nous révéler son enquête dans les milieux du velib', où l'un des référents parisiens pour le compte de la mairie s'avèrent être un motard bien connu (mais de qui est-il le sous-marin ?).

Au détour d'une discussion, on évoque aussi la progression à la fois du décile le plus pauvre de la population, et du centile le plus riche ; je le revoie vers le dernier billet de Verel qui traite justement du sujet, sur les données toutes fraiches de l'INSEE -- mais ce dernier n'est pas venu, pour une fois. On parle de tout et de rien, à la RdB. Après que l'on ait bidouillé de l'iPad dans tous les sens, j'évoque avec Hugues le livre électronique à la française (Bookeen) et le marché des smartphones (j'ai oublié de parler du détecteur de lumière qui adapte la luminosité de l'écran, et le détecteur de présence qui le verrouille quand le téléphone s'approche de l'oreille : en achetant mon HTC Desire tout à l'heure, le vendeur m'a dit que ça se vendait déjà comme des petits pains).

L'arrivée d'Eolas, alors que quelques uns commençaient à nous quitter, a évidemment recentré la discussion sur le droit, et particulièrement celui des étrangers ; et sur la garde à vue, naturellement. Mais alors que l'on commençe à dépasser allègrement minuit, il faut que je plie bagage -- ce que j'avais oublié, c'est que la grève SNCF m'a rendu orphelin et un peu con devant un panneau d'horaires vide, une fois en gare. Prochaine RdB le 26 mai : venons nombreux.

vendredi 2 avril 2010

blogueurs républicains

J'avais oublié de m'inscrire, mais je ne crois pas que le genre de population rare qui se trouvait à la République des Blogs de ce dernier mercredi soir du mois de mars s'était proprement annoncé. Car on y trouvait la soeur d'Aymeric, Raveline et sa mie : cela devait bien faire un an (pour la première c'est certain) qu'on ne les avait point vus. D'ailleurs, évoquant nos vieux souvenirs de discussions de fringues, je me souviens tout à coup que nous étions encore au pavillon Baltard, en faillite et fermé depuis bien longtemps...

Une autre demoiselle inconnue de moi (trois filles ! Ciel ! Moi qui m'en voulait de ne pas avoir pensé amener une étudiante en histoire politique croisée dans le métro, et de temps à autre ouvreuse à Pleyel, on avait en fait déjà explosé le quota !) fermait aussi le carré du fond avec Damien, qui ne doit plus guère avoir de blog. Dans la même tablée mais de l'autre côté, Aymeric, Denys, Celui, Authueil et Eolas manifestement arrivé peu avant moi. De fait, si les commandes ne devaient pas être bien anciennes, et profitant du sommeil à rattraper de notre globe-trotteur Celui, le bout de la table auquel je me suis agrégé a pu donner lieu à un second service décalé.

Politique, juridique, législatif, religion (bordel, deux protestants à moins de deux mètres, c'est juste pas possible) et... rugby. Étrangement, Raveline n'est pas pragmatique tandis que pour Eolas, peu importe les moyens, seule la victoire compte ; comme quoi, entre les religions et les professions, il ne faut jamais préjuger de rien. Mais repassons par le droit des étrangers, qui nous fait arracher quelques cheveux, alors qu'un projet de loi viserait à créer une zone temporaire et automatique d'attente autour de tout groupe d'étranger arrivés sur le sol français en dehors des clous (ie en dehors d'un aéroport où par une pirouette le centre d'attente est institutionnalisé) : pour Eolas, c'est tout simplement inconstitutionnel car cela viole l'intégrité du territoire (pour l'instant, personne n'avait encore osé) ; Authueil note, on risque de voir son député monter au créneau.

Ce dernier nous explique aussi la cuisine qui se passe autour des projets de loi : après un passage au parlement où les amendements ont été bien votés et discutés, le gouvernement rétablit la barre en sa faveur en donnant des gages au Sénat (selon la technique éprouvée du troc), et le texte passe à la faveur d'une commission mixte paritaire (puisque tout est déclaré urgent par défaut, de nos jours), les députés restant divisés, tandis que le clivage droite/gauche chez les sénateurs sait s'éclipser le temps d'une tambouille arrangée. Il semblerait que sur un prochain texte, le Parlement pourrait se venger de ces affronts répétés. Bienvenue dans la cour de récré.

Et puis l'on revient sur des cas de demandes d'asile (je ne recommande pas le Sud de la Russie où l'on gaze, apparemment ; ni le Kosovo pour les femmes), non sans avoir évoqué quelques affaires glauques vécues depuis les bancs du tribunal, et les mises en garde à vue contraire au bon sens de l'Esprit des Lois (bientôt fini le Montesquieu, c'est fou ce que l'on avance vite quand on multiplie son temps de transport...).

À minuit passé, il faut bien se quitter, avant que le RER ne devienne citrouille. Au regret de ces dames, qui auraient bien voulu une discussion d'antan, culture et fashion ; d'un autre côté, j'ai un blog et une adresse mail, alors il ne faut pas trop se plaindre, hein. Dernier point : il y avait à la table de derrière un groupe de cinq filles et un homme, ce dernier cheveux longs look BCBG dynamique, celles-là toutes droit sorties de Suicide Girls -- notamment une rousse en corset et mini-jupe à tomber raide, manifestement slave. Mystère quant à savoir ce que cela pouvait bien être (j'ai pensé un temps à une virée de recrues temporaires du Pink Paradise, mais finalement je ne crois plus) ; on croise de ces choses, à Paris... (on aurait pu les questionner sur la rouverture des maisons closes, d'autant que Authueil a déclaré que Chantal Brunel était comme Lefèvre, mis à part que celui-ci est dangereux, alors que celle-là est folle : pour une fois que quelque chose d'intelligent était dit à l'UMP, il fallait un peu s'en douter...)

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